blog de pierre

Ôpinions sur rue
et
autres textes

 

       Ô P I N I O N S 

             S U R   R U E

           

                      2ème époque

 

                                          ou

 

              Brouillon d’auteur

                                  et

                          brins de phrases  in-utiles

 

                                                                     Paroles de  Pierre

                                                                                         Dépôt SACD

 

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      Mon âme élevée vers des pensées profondes… et on se demande les raisons de mon déséquilibre quand je lis de vrais écrits où l’inspiration alimenta l’intelligence.

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    A suivre ce fourre-tout probable, si Dieu persiste à me prêter vie et toujours à un taux de souffrance acceptable en :
               2011, 12, 13, 14, 15 …

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                2 0 1 0

     

      * Où sommes-nous dans notre bel Univers, par rapport à quoi ?

      * Si vous voulez qu’ils comptent pour articuler votre opinion, il vous faut bien torturer les chiffres, les faire avouer. Pour les manipuler efficacement, tordez-les, amputez-les de paramètres gênants ou déplaisants, décomptez soustrayez additionnez, supputez vers le résultat, mettez en quatre la règle de trois, pétez énergiquement le boulier sur le premier crâne contradicteur, combinez-vous les résultats voulus et enfin, ainsi re-conditionnés, les chiffres complaisants ou affolés vous donneront raison et nous diront tout ce que vous voulez qu’ils nous disent justement.

      * Je suis le centre de mon univers présent dans le vôtre présent dans le sien présent dans les leurs… mais nous tous ensembles, dans quel Univers qui enfle et croît vers où ?

      * D’où nous vient le temps depuis sa nuit, où nous mène-t-il ? Nous vient-il dessus depuis un avenir à présent déjà passé où vont se ranger nos espérances devenues nos souvenirs ou nos regrets ?

      Mais, est-ce le temps qui passe où nous qui passons le long du temps en longeant sa permanence immobile ? Faut-il le remonter pour aller voir l’histoire parfois oubliée du monde, là où sont stockés les passés de tous nos ancêtres depuis notre bien incroyable aïeule la paramécie ?

      Le temps ne serait rien s’il ne faisait que passer, mais il dure, joue la montre et nous décompte la vie. Et moi, je passe mon temps tel une grande aiguille d’horloge qui se rue vers sa petite collègue, la dépasse pour aussitôt se la re-courser cette implacable de l’heure, et puis la passe et la repasse encore dans cette course éternelle, le mouvement perpétuel d’un Sisyphe qui se roulerait son gros caillou pour le hisser vers son avenir.

      Pour me battre contre le temps qui m’use, me ride comme le vent trouble le miroir de l’eau, il me faut soit le supprimer, soit le remonter pour retrouver le bon temps d’avant. J’ai guetté qu’il passe pour l’attraper, le tenir, l’arrêter, provoquer sa panne : planter un clou à XII pour bloquer les heures ; faucher la petite aiguille, la supprimer pour ne laisser que la trotteuse faire des ronds de cadran ; j’ai piqué la pile, noué les chaînes des contre-poids ou attaché le balancier de la vieille comtoise, muselé l’horloge parlante, assommé le réveil matin, vidé le sablier au profit stupide de Paris-plage, rien de rien n’y fit. Pas moyen de le dérégler ni même de le ralentir. Il s’en fout et se passe et passe encore inexorablement.

      Alors je fais mon Ariane et m’accroche au fil du temps pour aller mourir un jour, là-bas dans un lointain futur, qui sait ? J’ai peut-être le temps.

 

     * L’ange gardien te vient, il s’impose à ton esprit et pour t’alerter le neurone lui tire sur la synapse.

      * Il faut que je travaille la rhétorique pour apprendre à sculpter la langue de bois.

      * Quelle meilleure excuse qu’une bonne vieille gastro-entérite diplomatique pour se défausser d’un rendez-vous ennuyeux ? Et si de plus, vous avez la chance d’arriver de la lointaine Germanie, à la seule réputation d’un excellent virus teutonique de grande qualité, comme tout ce qui se fabrique et se contracte outre-rhin, vous vous finalisez l’échappatoire et vous prévalez d’avoir une vraie tête d’incubé. Car, il est notoire que cette microscopique bestiole à l’accent guttural te vous projette aux toilettes dans un tel état que seul le papier kraft peut convenir.

      En comparaison, la grippe A/H1N1 n’a qu’à bien se tenir, sécrétée qu’elle est par un pauvre misérable porcelet Sud-Ricain.

   

 

      * Flattez-moi plus haut ! dis la belle qui se voulait un cerveau.

      * Les poèmes nous disent un sentiment articulé par le rythme et la rime.

      * C’est dans l’observation attentive des hommes que j’ai pu comprendre le modèle d’organisation sociale des fourmis.

      * Si on appliquait vraiment le principe de précaution, on s’interdirait la mise-à-vie, puisque la mort est au bout, inévitablement.

     * Rengaines éculées des bonnes âmes vertes de la bile qu’elles se font de l’argent des autres, celui-là même qui fait parti de ces privilèges insupportables sur les comptes de l’autrui accusé de richesse.

      Incroyable chant vertueux des néo-Martin, pas plus saints pour ça ! Ils ne veulent couper en deux que votre manteau, une part pour eux l’autre en promesse à leurs manipules armés, pauvre légion bien étrangère, piétaille combattante de leur idéologie.

      Les belles consciences médiatisées appellent à glaner seulement dans votre blé, se proposent d’y puiser à pleines mains – en ce qui me concerne, ils n’y trouveront qu’une pincée… petite - de le moudre pour le saupoudrer sur tous, vous compris, puisque toute votre récolte vous sera fauchée.

 

      * L’esprit est-il plus fort que le lait ? Concentrez-vous bien sur le moment où le lait va bouillir. Pourriez-vous vous faire déborder ? Non ! La force est avec vous. Fixez-le droit dans les bulles. Pour maintenir le liquide à l’intérieur: visualisez fort ! Rien ne se passera. Mais attention, le ‘Lâcher-prise’ de la queue de la casserole, la perdre de vue un seul instant, et là : flaoup ! le lait explose et vous n’avez plus qu’à manger votre riz-olé! à la petite cuillère, mais parterre.

      * J’ai déjà plus avant dans les trop excellents conseils de Pierre, et pour prévenir toutes représailles, suggéré d’éviter de se mettre son sac à dos avant de le vider.

      Je veux compléter cette subtile remarque en déconseillant de la même façon de ficher son sac dans la gueule des autres. Combien de boy-scouts attardés dans les lieux de forte affluence se retournent brusquement et, selon leur taille grossière de grands ou de petits cons inaptes à envisager leur encombrement, vous le collent en plein dans le nez ou l’estomac et vous lancent un regard réprobateur quand vous tirez sur les sangles de leur harnais de bourricot.

 

      * La science fiction est l’histoire d’un monde où je ne serai plus, mais alors plus du tout… sauf peut-être un os ou deux, tout au plus ?

      * Le bœuf-mode ne fait plus recette, pas branché à 'l’international’. A force de vouloir faire exotiquo-moderne en se mixant avec des tambouilles d’ailleurs, on finit par faire une cuisine de nulle part.

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      A l'attention de Monsieur Maurice BEAUDOIN

      Lettre Recommandable ( A.R. j’espère)

      Objet : La Tour encensée !

      Cher Monsieur Beaudoin,

('Cher' malgré que seule votre chronique hebdomadaire fasse de vous un familier)

      A la suite de la lecture attentive de votre dernière critique (?) gastronomique de l’année enfin passée, il me semble que deux possibilités s’offrent à vous en cette période de bonnes résolutions : Utiliser un espion gourmet – ou espionne gourmette - anonyme amoureux de la cuisine et de rares vrais bistrots, ou mieux, affublez-vous d'une jolie casquette, coiffez-vous d'une perruque brun-frisée, arborez une belle moustache guidonnée et allez vous-même tout incognito que vous serez devenu à la Tour de Montlhéry quand vous aurez finit par obtenir une table (n’avouez pas être seul) et ce avec un superbe accent provençal, bourguignon ou celui d'une mule charentaise, l'accent le plus confortable.

      Gare au bouillon amer, l’inconnu ! Les privilèges d'un notable, d'une célébrité ou d'un prince de la presse doublé d’un spécialiste es-gastronomie, ne vont jamais au service de palais anonyme.

      Evaporé l’accueil chaleureux, souriant, attentionné, la familiarité respectueuse, le temps accordé à la fête. Pour la petite toque qui se redresse aux trompettes de la renommée, mal vous recevoir serait plus qu'une erreur mais une faute. Vous leur mitonnez une réputation, ils nous salent l’addition !

      Pour une humble fourchette, pas de rab :

- Combien serez-vous?

- 20h précise!

- C'est noté… et raccroché sans formule inutile pouvant affadir la reconnaissance qu'on leur a.

      Il est 2mn après l'heure accordée :

      Oeil sévère, en bonne manière de politesse : ‘On allait donner votre table’… et, nous remercions.

      Un diable goguenard mijote un retard de convives.

      Il est 5mn après l'heure accordée :

      Vous souhaitiez composer le menu en pré-salivant gaiement ensembles. Ultime manœuvre de retardement ! Sous le regard glacial du serveur à qui on ne la fait pas, vous vous imposez un triste apéritif.

      Il est 10mn après l'heure accordée :

      Poussé par la direction dans la nôtre, le tablier implacable : ‘vous devez passer commande !’

      Il est 12mn après l'heure accordée :

      Arrivée navrée des retardataires. Commandes vite complétées avant de se mettre à l'aise et en rires.

      Il est 15mn après l'heure accordée :

      On doit attraper l’heure de libérer la table ! Dans un silence admiratif, on ne goûte que l’attraction : un prestidigitateur invisible fait disparaître les assiettes à peine la dernière bouchée piquée sur la fourchette.

      Chronométrage garanti ! Le temps ‘imparti’ étant terminé, nos places chaudes doivent se revendre… Café express, le bien nommé.

      Qu’une folle ‘Cocotte-minute’ veuille se goinfrer d’additions et sa vraie bonne cuisine s’in-digère dès la date de péremption du 2ème service. Le plaisir se carbonise et le soufflet joyeux retombe tristement au glas du tiroir-caisse.

      Comment dire notre satisfaction polie à notre invitant et ajouter ainsi à sa gêne ? Lui, il nous voulait une fête dans ce lieu où depuis longtemps vous la promettiez à nos papilles.

      Ca c'est passé ainsi, et pas qu’ici... Parole de Pierre.

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      * Monsieur X, voulez-vous prendre comme forfait renouvelable par tacite reconduction, Mademoiselle Y, lui téléphoner gratuitement à partir de 20h, lui faire 6 SMS par jour et lui offrir vos points de renouvellement pour son nouveau portable ?

      Moment d’intimité dans un monde technologique basé sur la communication de couple : Ils s’attendaient tendrement en téléphonant devant l’entrée ; ensemble, ils pénètrent sans préséance dans le restaurant, accrochés à leurs conversations séparées et s’assoient inutilement face à face en faisant table commune portables à part ; du doigt, sans un regard, chacun montre au serveur le plat qu’il a choisi ; ils payent séparément en ticket-restaurant, se lèvent, s’embrassent furtivement, sans un mot et reprennent la direction de leurs vies professionnelles. Peut-être ce soir, feront-ils l’amour sans correspondant, juste pour se dire 'je t’aime' et reconnaître le son de leur voix en direct ?… pardon : 'En live !'

      Marre des conversations à courts épisodes entre de longues réponses aux habituels ‘ça-va-t’es-où ?’ qui nous en font estimer l’inanité ; sentiment d’indiscrétion à l’écoute d’une conversation privé dont on se fout totalement.

      Au bout de l’ennui, je décanille au mitan d’un important déjeuner en laissant au ‘désinvolte’ l’addition et un mot griffonné sur un bout déchiré de nappe en papier dans un style téléphonique : ‘A plus, on s’appelle ! Nous serons plus tranquilles en tête à tête au téléphone !’.

      Il était une autre fois : Son téléphone ‘sur table’, objet naturel du couvert, sonne pour l’énième fois :

- Excusez-moi ! se précipite-t-elle, belle et chiante.

      Elle décroche.

- C’est vous ? et me regarde d’un air effaré.

- Ne raccrochez-pas ! Dis-je en souriant, très content de moi. Là, je peux enfin vous inviter à dîner sans être interrompu, mais seulement si vous me promettez de venir seule… sans votre portable.

      Même la simple drague devient incommunicable :

Servile bien dressé

Accro indéconnectable

Décroche à toutes çonneries

Du néo savoir-vivre mal.

 

 

 

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      * Je persiste et signe contre tous les avis médicaux et autres physiologistes pas tentés par cette constatation : il existe bel et bien une emprise directe de la vessie en bas sur le cerveau là-haut

      Tentez le parcours à sec d’une envie terrible impossible à satisfaire en public. L’esprit se bloque au plus élémentaire des concepts philosophiques jusqu’à ce que, braguette ouverte, verge libérée et reconnaissante à la cuvette propice où à la discrétion d’un arbre, sitôt la miction fût de bière faîte, la pensée se rouvrira au plaisir et à l’intelligence.

      Chers médicastres, si vous vous croyez aptes à pratiquer votre art en toute maîtrise et sans pisser prostatiquement quand l’envie vous prend là, alors chapeau et urinoir !

 

      * Attention ! 2010 nous arrive en plein dans le siècle avec sa peur millénariste annuelle !?!? Il serait temps de remettre de l’ordre dans le sens des mots.

      Condamnons tous ces pré-diseurs maudits de peurs annualistes et pré-voyons pour une fois un vrai millésime de bonheur. Aucun devin n’étant fiable, au moins la deuxième vision forcera peut-être le destin : ‘Au gui l’an neuf’ !

 

      * Comme chaque année, pour répondre aux traditions, faisons un seul unique mais grand vœu : Devenons des provocateurs ! ‘VIVE LA PROVOC’, la vraie, pas celle qui se croit et n’est qu’immaturité.

      Soyons vigilant contre le laisser aller, la laideur et la vulgarité ; Urbain contre l’impolitesse ; attentif contre l’indifférence ; courtois contre la violence jusqu’au combat bien argumenté et claqué sur les pifs récalcitrants et agressifs.

      Soyons des résistants anti-conventionnels : Raffinons notre langage contre le sabir et la grossièreté ; cultivons la faculté d’admiration ; affichons le respect de nous-même par le respect des autres… Soyons les partisans intraitables de l’élégance en toute chose.

 

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2 0 0 9

  

      * N’ayant toujours pas été exhaussé par ce cher bon Monsieur Noël, je réitère ma ‘Lettre Recommandée A.R.’ au sus-dit, courrier qu’il doit retrouver ici-même sur ce beau blog au terme de l’année dernière.

      S’il veut vraiment que je croie en lui, qu’il se secoue un peu ‘les rênes’ (ou ‘les rennes’ : mammifère ongulé de grande taille au museau velu, espèce de caribou canadien qui n’a rien à voir avec ‘la Reine’ mammifère anglais, old Queen au joli museau royal imberbe).

 

      * Souffle d’hiver ! D’une bise glacée nous enrhume Paris ; même le bateau mouche.

      * Joyeux Noël à notre belle France ! Pour l’Etat aussi ça sent le sapin.

      Et si nous lui faisions ‘Tous ensembles ! – Tous ensembles !’ un joli cadeau collectif. Petite conspiration entre amis !

      Je pense avoir trouvé ce qui lui ferait vraiment le plus de bien : les nôtres ! Un petit effort fiscal emballé dans un joli papier bleu à déposer dans les godillots de cette administration si cher-ie à nos portefeuilles que nous l’entretenons depuis notre plus tendre enfance (Cf la TVA sur les sucettes).

      L’élégance, la discrétion, toute la délicatesse bien française : éviter aux miséreux de tendre la sébile pour attendre l’obole de notre affliction.

      Ne jamais débiner qui est dans la débine, à plus forte raison l’état d’un Etat fier que personne jamais n’a entendu se plaindre, jamais ne réclame et n’a nul besoin d’un Etathon pour aider la recherche des équilibres financiers.

      Alors, un peu de civisme : NE PAYEZ PAS VOS IMPÔTS !

      Enfin, je veux dire: pas tout de suite, pas en date et en heure. Attendez les 10% de pénalité, voir plus selon vos moyens.

      Oubliez discrètement de déduire de vos revenus toutes sommes défalcables et renvoyez à la niche vos financements déductibles et les aides à votre belle-mère.

      Dénoncez-vous vous-même, par lettre anonyme bien sûr (être toujours modeste et discret dans la générosité) si vous possédez à l’étranger.

      Garez vos voitures n’importe où, de préférence de façon dangereuse et gênant fortement la circulation. Si malgré tout vous trouvez une place, alimentez les horodateurs mais en disposant les tickets à l’envers pour permettre aux préposés verbalisateurs de vous offrir un bon de participation que vous ne réglerez qu’après que l’huissier du Trésor Public en aura fait exploser le montant.

      N’envoyez plus vos feuilles de remboursements à la Sécurité Sociale et n’utilisez plus votre carte, c’est Vital pour combler le trou.

      Voilà mon idée et je me plais à croire qu’elle ralliera tous vos suffrages. Bien sûr ce n’est pas exhaustif, mais je sais que chacun de nous trouvera le moyen de sa participation.

      Si vous avez besoin de nouvelles idées, vous pouvez toujours m’écrire à :

      PIERRE -  Chambre 66 – Hôpital psy de Montperrin - Aix-en-P -   Les pieds bien au chaud dans les babouches du Rhône en plein dans le 13.

 

      * Justifier une vérité vraie par un mensonge est souvent plus crédible.

      * Arracher les pétales des fleurs pour leur faire avouer l’amour que l’on porte aux marguerites.

      * L’Humain m’a dit : ‘Prend de la vie à tout va ! De toute façon, ça finira mal, alors !’.

      De ce coup au moral, je m’offre un futur regret éternel : à la fin, je serai tellement mort que je ne pourrai même pas condoléancer à mon propre enterrement. Je suis si susceptible que je pourrai bien m’en vouloir.

 

      * Imagine un matin où tu te réveilles seul. Tu n’as plus mal. Autour de toi, plus rien. Pas le désert mais le vide. Le silence envahit un espace qui n’existe plus. Tu ne reposes sur rien, tu es nulle part, ta pensée est immobile. Je me demande si ce ne serait pas le moment de jeter un petit coup d’œil en bas voir si la Terre ne s’éloigne pas trop ???

      * On assiste encore et toujours à l’expression du fondamentalisme Socialiste qui lance une nouvelle inquisition contre les défroqués hérétiques, surtout s’ils réussissent.

      * Je dénie à quelque étranger que ce soit de venir fiche la pagaille chez nous armé, au mieux, d’un passeport non-RF. Pas plus un belge qu’un papou, un lapon qu’un indien à plume, un martien ou un vieil inca précolombien. En revanche: Bien venu ! dans notre joli pays de nos droits, de notre histoire et de nos coutumes à tous ceux qui veulent les adopter, les poursuivre et les embellir. Soit vraiment le bien venu toi qui viens en paix t’y glisser.

      Et si tu es un ami arabe comme nous les aimons, la main sur le cœur, je me permets de d’autoriser à réciter nos poèmes en souriant, par exemple :

France mère des arts des armes et des lois

Tu m’as nourri longtemps du lait de ta chamelle...

     

      * Le plus de la haine de soi ? le franco-masochisme le dispute au néo-comité de salut public, la Convention Nationale des ironistes médiatiques. Le François trop moyen s’auto-flagelle d’une main (de trop !) et de l’autre cloue au pilori la réussite. Et on se repaît encore et toujours de la décollation cathartique à jamais inachevée des citoyens Louis Capet et madame, dit le 16ème, chiffre parisien trop bourgeois pour être apprécié par un peuple de tricoteuses qui en coupant une tête se croit de relever la sienne. Triomphe apaisant de la vindicte populaire, soulagement d’un besoin naturel aux toilettes tout en rêvant benoîtement de princes et champions étrangers.

      Aujourd’hui encore la dictature jacobine règne (tiens donc !) sur la pensée convenue. Qu’un champion de la seule petite Reine acceptable soit couronné : il est dopé, forcément ! Qu’un élu gouverne : de quel droit ? Qu’une entreprise réussisse : elle doit le payer cher ! Qu’un entraîneur décide, il sera honni par des millions d’autres micro-sélectionneurs de bistros !

      Seule la Royale peut trouver grâce aux yeux des sans-culottes, tant qu’elle garde la sienne, ne se sort pas de l’urne en ‘vainqueuse’ et surtout s’excuse, honteuse qu'elle est de notre belle histoire de France.

 

      * J’aime à monter une grosse américaine… une moto bien sûr, pour une belle balade.

      * Considérer l’échec de notre France comme la seule planche d’élan de sa réussite et prier à deux genoux tous les démons de la Terre pour aider les élus à se planter… et nous avec, bulletins de vote à la main jetés dans une urne chaude où bouillent tous les mécontentements.

      * Associons-nous mes biens chers frères à tous ceux frappés de compassion pour les délinquants sexuels. Pensons aussi à leur réinsertion. Et, sûr de leurs rédemptions, ces bonnes âmes se doivent de se les employer dans le jardin d’enfants où matutinalement ils plantent leurs propres mioches, en toute sécurité, prêts à être cueillis.

      * Dans un journal en papier d’arbre, un bel articulet écol'eau conseille de ‘pisser’ en prenant sa douche pour économiser une pleine cuve d’eau de toilettes. Pour le reste, je propose de s’accroupir sur l’évier pendant une vaisselle si ce dernier est bien muni d’un broyeur.

      * Et si monsieur Seguin, le jeune, à l’instar de son bel aïeul élevait une chèvre. La bête serait à droite à la suite de son chevrier aux joues hirsutes.

      Or donc, la dite chèvre de Monsieur Seguin se fait à nouveau becqueter par le loup. Les grands yeux ourlés de longs cils de la jolie biquette s’éteignent dans le sang. Pourtant, c’est bien lui le vieil Ysengrin, la brute aux crocs rouges, qui trouvera aide assistance et compréhension auprès de ceux extrêmement contre tout à ‘l’internationale’, angélisme manipulateur indifférent à la souffrance caprine.

      Intégré au mitan de sa zone, pratiquant la prévention à la tête de sa meute, le fauve restera maître de son quartier par la force de sa mâchoire et l’absence en l’état de la loi de perdreaux-chasseurs protégeant la chèvre d’autrui.

      A-moralité : un loup égorgeant gauchement une chèvre adroite ne peut être complètement sauvage.

 

       * Les tribunaux inaptes à garder la justice, ils la rendent.

      * L’Humain m’a dit doucement à l’oreille : ‘Fais-toi du bien ! Pendant tout un jour ne dis du mal de rien ni de personne… et le jour suivant, dis du bien.’

      * Nuit terrible d’insomnie ! Lecture du livre parfait d’un intello aussi lisse que primé : je me le sous-titre ‘Les contes des mille et un ennuis’.

      * J’ai fait un test ADN pour vérifier si je suis bien moi : JE SUIS ! Résultants rassurants malgré que souvent j’en doute si on me contrarie et me met hors de moi.

      * Qu’y-a-t-il de plus frustrant pour les ‘héros professionnels’ auto-proclamés que des gens ordinaires faisant naturellement des choses extraordinaires ?

      * On devrait toujours faire confiance au bon sens de la nature.

      * Pourquoi dis-je souvent ‘bonjour’ en quittant un quelqu’un quelconque à ma vie, plutôt que lancer un bel ‘au revoir’ ?  Ce n’est pas par une manière un peu ancienne de consommer de la politesse ayant dépassé la date de péremption. Ce n’est pas forcément une provocation au manque de courtoisie trop actuel. Attaché à la justesse de mes rapports et de mes propos envers un autrui qui n’est pas de mes proches et n’ayant pas plus d’animosité que de tendresse pour le sus-dit quidam(e), je lui souhaite volontiers et sans réserve un bon jour, mais je n’éprouve aucune envie d’un au revoir.

      * Ah, la vache ! Cet ex-merveilleux animal fait flipper la planète entière. Non seulement depuis son ouverture arrière, elle tire à tout vent trouant ainsi la bonne couche d’ozone sous laquelle ses lascives génisses se vautrent à plein champ, mais elle n’est pas plus capable de fermer les quatre robinets ruineux de sa jolie voie lactée que de retenir le risque cholestérique de ses épaisses entrecôtes.

      Le bovin n’est plus ce qu’il était, croit le bobo vain-écolo qui se récrit : ‘J’ai peur des vaches’.

      Meuh ! lui répond-elle. Ca part d’un bon sentiment bien sûr, mais on lui en veut d’autant plus qu’on l’a trop aimé.

      Le chevalier servant de cette plantureuse bestiole, le célèbre cow-boy, n’a qu’à bien la tenir pour éviter la manifestation policière de cet ultime cri vengeur : ‘Mort aux vaches !’

     

      * Le contraire de la vérité ? Peut être une autre vérité… ou son contraire, en vérité m’assure l’Humain.

  

Crois-moi !

Ca, on s’en souviendra

Du début à la fin

De ce passage en vie

Sur cette putain de Terre.

 

      * Embouteillé au mitan d’un carrefour par le bruit de la techno-parade qui se croit de la musique.

      SVP : repassez-moi l’adagio de Samuel Barber pour me laver l’oreille.

     

      * La musique est l’espéranto de l’émotion.

      * Quand ce n’est pas ma belle amie, c’est mon trésor public. En Septembre, tout le monde me fait les poches.

      * Les épines de rose pleurent le sang du coquelicot où un vent soudain lui avait cloué les pétales.

      La vie injuste promet à la rose de nous embellir un instant quand le coquelicot, lui, se meurt sitôt cueilli.

      Où est la liberté des fleurs ? Pour un temps de vase ou dans le souffle du vent ? Je ne sais plus, dit le rouge des champs.

     

      * La simple beauté des mots en amour ? De la pure poésie  administrative ou moderne : 'ma partenaire', quand l’amour n’est sans doute plus qu’un échauffement sportif ; 'ma concubine' pour le plaisir de l’oreille et sûrement 'ma pacsée' pour faire moderne. J’oubliais le con-joint d’une belle conne pour faire un joli couple !

      * Le réveil des fées ? Je n’ai qu’une seule formule magique à vous dire : Abracadabra nous-même ! Ré-enchantons nos vies : Mélusine, Morgane même Clochette ou Mary Popin’s s’il le faut, toutes nos fées d’enfance réveillez-vous bordel ! Secouez-moi tous ces enchanteurs, magiciens, lutins, djinns, elfes, farfadets de tout poil qui ne foutent plus rien ; Faites-moi marcher à votre baguette cet enfoiré de Merlin, ce camelot de Camelot, totalement désenchanté, qui se coule le parfait amour avec sa belle Viviane depuis leur sinécure merveilleuse et nous ont laissé tomber ; trouvez donc aussi d’autres journées possibles au vieux Père Noël pour des distributions plus fréquentes de petits bonheurs ; les Jimmy Cricket, Peter Pan et autres vrais personnages surnaturels, au boulot !

… et si jamais en cette saison méditerranéenne je sacrifie à la belle noyade d’août, les sirènes, remuez-vous un peu la palme pour me sortir de là !

     

      * L’Humain m’a bien dit : Apprends que tu sais peu de chose. Ce n’est pas parce tu ne sais ni ne vois, n’entends ne crois ou n’imagines que ça n’existe pas.

 

 

 

       * Aux Amériques du sud, deux hommes et une dispute Terre à terre : l’un est Inca, l’autre est un con.

      * Faire l’amour en milieu hostile : il faut être furtif, rapide et précis.

      * Souvenir sauvage :

Les parfums excitaient les fleurs

Le soleil se gavait de lumière

La nuit éblouissait la Lune

Ton corps embrasait ma bouche.

 

      * Comme tout un chacun assujetti, je prends de temps en temps un numéro d’attente à la Poste, la SNCF ou toute autre administration ayant besoin de moi, moi qui n’ai jamais eu de chance au tirage. Et là, miracle de nos institutions ! A tous les coups, à un moment et surtout à un autre, mon numéro sort: ‘C’est moi, j’ai gagné !’ enthousiasme sincère pour flatter le hasard, lui démontrer ma bonne volonté, et être enfin dans ses bonnes grâces.

      * La vie ? assurément une maladie mortelle : moins on vieillit plus vite, plus on va moins bien… et moi itou ! plus je vais, moins je vas.

      En revanche, plus le temps passe, moins je risque de mourir jeune.

 

      * Et c’est reparti mes gens ! à me faire bisser partout ma réflexion de l’an dernier:

      Nouvelle exposition publique d’une poignée de bobos de l’année en petites culottes, imposée par le grand circus municipal, animateur des jardins d’adultes.

      Gloriole des idées imbéciles qui ne meurent jamais et se croient une tradition. Ces opportunistes nous sucrent les artères, thrombus d’automobiles au joli coeur de Paris gazé à l’oxyde de carbone.

      ‘Paris plage - Paris Solidaire’ ! Formule magique à nous faire avaler la pilule, ou le suppositoire, d’un coût aussi dispendieux qu’inutile et mettre pour un seul mois la capitale sur le sable.

      Et l’embouteillage est tel qu’il se prolonge depuis les quais de Seine et descend par l’A7 jusqu'au Cours Mirabeau impraticable en été. Et ne croyez surtout pas que je galèje ! L’exagération est marseillaise, moi je suis aixois.

 

      * Je suis la seule preuve vivante de l’existence de tous mes ancêtres.

      * Le mort avait disparu laissant son squelette sur place.

 

                                                                                    Ma maison d’aventure

Aux murs de vent

Au toit d’étoiles

Aux couloirs du temps

Et fermé aux quatre coins

De son jardin le monde.

 

      * Théorème politique : L’intérêt commun n’est jamais la somme des intérêts individuels.

      * Juillet autour de la France ; on parle encore d’Armstrong ! N’est-ce pas le gars qui faisait du vélo sur la Lune en jouant de la trompette ?

      * Faire ‘Front républicain’ n’est certainement pas s’opposer à un extrême par une alliance temporaire avec l’autre extrême.

      Marre ! Sérieusement marre que l’anathème purificateur de ‘fascisme’ lancé par le ‘communisme et ses révolutionnaires sympathisants’, soit récupéré et relayé par tous les faux amnésiques de l’histoire du monde à la posture bien pensante pour un pauvre gain électoral.

      Le simple électeur de base à la sensibilité libérale, humaine et plus sociale que la plupart de ces donneurs de leçons, n’apprécie pas du tout de voir culpabiliser ceux qui prétendent le représenter et s’allier contre l’extrême droite au profit de ceux qui eux s’allient à l’extrême gauche sans jamais seulement s’en étonner.

      Tout électeur est respectable et a le droit d’être représenté ; en revanche, tout parti se prévalant réellement d’une idéologie qui fût mortifère, doit-il être présenté ?

      Il faut savoir ce que l’on veut et se rappeler que jamais aucune dictature ‘gauche-droite !’ ‘gauche-droite !’ ‘gauche-droite !’… n’a défendu la Liberté d’un seul individu.

 

      * Constat de lenteur dans l’évolution de notre espèce : la plupart des êtres, dit l’Humain, ne respectent que ceux qu’ils craignent ou dont ils attendent des avantages ; encore et toujours ceux qui tyrannisent les faibles mais restent bien serviles sous les forts.

      * A-t-on encore le droit de dire ‘faire un tabac’ dans un lieu public ou doit-on le temps de la phrase passer la tête à la fenêtre ?

      * Elle vécut si prude-ment qu’elle attrapa la bégueule de bois dans son cercueil.

      * Je croirais volontiers à la sincérité des écologistes lorsque leurs sympathisants laisseront les lieux du rassemblement aussi propre qui l’ont trouvé avant de venir y faire leurs besoins de défense de l’environnement.... et combien pèse par jour en (bon?) CO2 un petit homme vert qui se prend l’avion pour aller engueuler à vélo ceux qui prennent l’avion?

      * Les modes affirment leurs vertus souvent de façon contradictoire selon l’époque. Vérité de ce jour d’hui, erreur du passé ! Ces certitudes du moment, souvent assénées, ont rarement de base scientifique mais sont affirmées par conviction péremptoire et ‘relais d’opinions’ en une règle provisoirement définitive.

      Si au 19ème siècle, la chaleur est considérée comme dangereuse, dès le 20ème, les maillots de bains commencent à réduire la toile jusqu'à devenir symboliques; le bain de mer se veut bénéfique à iode et le soleil brûlera les graisses, fondra le bon gros, dorera la belle sur tranche pour lui tendre aujourd'hui un guet-apens cancérigène faiseur de mélanomes.

      Etre à poils fut longtemps péché occidental ; s’habiller l’été est aujourd’hui ridicule.

      La plage étonne ! Voir des gens prêts à tout pour se mettre sur le sable. Quand le parapluie isola, le parasol agglutine des inconnus ensembles, séparément côte à côte. Promiscuité souvent agressive en quasi nudité ; quand la belle cherche votre regard pour vous le reprocher, le prude se tortille pour éviter un navrant strip-tease.

 

      * Le présent se détache du passé vers un avenir incertain.

      * On passe sous le regard froid des statues à l’oeil blanc, dispersées sous les voûtes fraîches et les arches de pierre où les prières ânonnées se répandent comme une conversation de monologues. Le bruit lent de nos pas s’attarde dans l’écho où le chant porté par l’orgue improvise un canon en rebondissant et se répondant de nefs en travées jusqu’à nos coeurs de l’autel.

      * Quand les sorcières chevauchées par le diable chevauchaient un balai…

      * S’inspirer chaque instant le livre de sa vie, sans correction. On ne répète pas en improvisation continue.

      Puis, on peut réécrire la phrase passée pour se justifier, s’expliquer…

 

      * Dès l’aube, les toiles d’araignées piègent les gouttelettes de rosée. Et soudain, le premier rayon de soleil fait surgir au cou de la belle épeire une parure royale de fils de soie, de diamants bleus, d’or et d’éclat de lumière frissonnante et vibrante au souffle du nouveau matin d’un pur univers.

      * Cet été, j’irai bien en Afrique faire un come-black.

      * La solitude, ce chemin isolé dans les foules.

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      * Préparation mentale juillaoûtienne :

Nous allons ‘travailler’ le farnientage.

     Prendre son temps pour mieux le perdre, le regarder passer, supprimer l’urgence, le siphonner en douce dans un agenda saturé - debooker son book surbooké - s’interdire surtout du ‘désolé pas le temps !’, l’arracher aux obligations, l’archi-découper d’une journée ‘charrette’ ; en un mot, s’offrir de ne rien faire, mais le faire bien avec passion, s’absorber dans la vacuité mentale, se soustraire aux devoirs, être léger, insouciant, superficiel pas concerné, frivole, futile, voir écervelé, espiègle et farfelu et… etc etc en Provence!

      Se lever tard pour se coucher tôt après la sieste. La nuit se doit aussi d’être horizontale sous-cieux de se mirer dans les étoiles ; comme l’amour, l’observation se pratique souvent mieux sur le dos.

     * C’est aussi l’été en Provence, et ici peut-être plus qu’ailleurs.

      Et si dans ces ailleurs on se couche, chez nous on ‘fait’ la sieste.

      On perçoit clairement que déjà le verbe ‘faire’ sous-tend une action, la volonté affichée que la sieste est tout le contraire d’une attitude passive : elle se travaille. Elle est un prélude, une préparation, en un mot la source même d’où jaillira de la position du penseur provençal toute la force, la passion, la concentration nécessaire à la maîtrise de cette discipline exceptionnelle quand le fer se lance et se met en boule pour un affrontement sans merci ; la tournée au vaincu, ou dans le pire des cas, une marque vierge baise Fanny (?).

      Alors, c’est le cri du métal qui s’entrechoque et se percute ; c’est le suspens terrible de la boule ralentissant sa course pour aller téter le bouchon, enquiller une copine ou la chasser pour prendre sa place, se faire boulet de canon et fracasser sa rivale dans un incroyable carreau sur place ou aller à la mer.

      Un seul mot pour cet affrontement homérique aux lices du cabanon, ces batailles singulières du midi à virer fada au mail : la ‘pétanque’ !

      Aux visages tendus et burinés, le doux pastis, le rosé bien frai hydrateront la gorge asséchée par ce soleil qui fera vivre la poussière soulevée par l’impact sur le sol, suivra de ses reflets cinglants le métal brillant traversant l’air trop chaud.

      Le silence des oiseaux! Du bec ils retiennent leur souffle. Les regards attentifs fixent le joueur, accompagnent son geste pour sitôt le quitter et suivre ce projectile parfait, symbole de la rotondité de l’univers et, soudain, jaillit admiration ou déception, les mots rares de l’immédiat ‘Oh, putain !’ ‘Fatche de con !’ ‘Vé, y m’a pité le point !’ etc… et les cigales accompagnent fièrement de leur chant félibrigéen l’insupportable suspens du résultat ‘Ô gonze, ça se mesure ça !’

      

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       * Sans tricher, Descartes joue au poker avec Diogène assis sur son tonneau à la recherche d’un carré d’hommes.

      Deux couples d’échangistes qui firent la bonne réputation des balcons, se coursent entre les groupes. Une Juliette sensuelle saute sur une table et commence une danse du ventre torride devant un Cyrano fier de sa réputation d’épée exceptionnelle. Une Roxane lascive en profite pour se lover contre Roméo sous le regard indifférent de Paul et Virgin, les inséparables frères siamois handicapés d’un sexe et d’un coeur unique ne se partageant pas ; aussi impossible à offrir car, épouser des frères siamois, serait-ce à coup sûr de la polyandrie ?

      Napoléon s’accroche encore avec ce bon Vercingétorix. Ce dernier soutient que si lui aussi était un guerrier, un farouche combattant, c’était uniquement pour défendre son pays des mauvaises habitudes hégémoniques du monde romain, avec ce penchant antique particulier pour l’invasion et la soumission des peuples. Staline rétorque que c’est seulement au nom de l’internationalisme socialiste, démocratique et… et tout ça quoi ! pour défendre la liberté des peuples à disposer librement du communisme contre le joug capitaliste que s’explique la création de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques et que si on n’est pas content, il demandera à René Char une invasion printanière et poétique ; il est aussitôt approuvé par Tito qui pour une fois s’aligne.

- Et toc ! dit Lénine ne voulant pas être en reste, les morts d’hier sont le terreau du bonheur de bientôt.

- Petit joueur ! dit le gros Néron, brûlant d’intervenir dans la conversation. N’essayez pas de justifier ce que doit être l’attitude et les actes des grands de ce monde à travers les âges. L’action se devait d’être notre seule façon de répondre aux nécessités de nos très grandes destinées quoi qu’en furent les résultats sur la cité ; et venait alors la poésie comme un onguent adoucir le feu de notre esprit face aux supplices que l’histoire infligeait aux peuples dont nous avions hérités.

- Et le prosélytisme Chrétien ! dit Mahomet. Que faîtes-vous du prosélytisme chrétien ? Lui aussi a essayé de nous envahir et nous a souvent cassé les os.

      Jésus lui tape amicalement sur l’épaule et lui dit que l’actualité n’est pas en sa faveur :

- Que tu dis, rétorque-t-il en rejetant le pan de son chèche sur son épaule au risque de faire fuir la colombe dont-il nous assure de sa présence ; tu crois que d’avoir inspiré l’inquisition te permet ce persiflage ?

- Comme tu as raison ! Et dire qu’on a cru surtout prêcher l’amour…

- Je te crois !

- Ah, voilà enfin Bouddha qui est éveillé ! Viens, on va tous les trois prier… pour voir.

     Indifférent à ces querelles, Louis XIV joue aux échecs avec Robespierre, sacrifie son fou pour lui prendre sa Reine et le mettre échec au Roi.

      Sur sa chaise haute d’enfant dont il a arraché les accoudoirs pour asseoir sa grande carcasse, Charlemagne, la casquette sur l’oeil, jette un regard de pion protecteur et majestueux sur tous ces petits jeunes qui, comme dans une cour d’école, se croient d’avoir fait une suite à son histoire.

      Charlotte de Corday d’Armont, prise d’une envie soudaine, tambourine comme une folle à la porte de la salle de bains que Marat refuse absolument de lui ouvrir :

- Pas deux fois ! crie-t-il.

     Gabriel, tout de blanc vêtu met fin à la dispute en tendant son aile vers la porte lumineuse :

- Allez, allez ! c’est l’heure des soins.

      Puis il s’approche d’Hitler renfrogné dans son fauteuil à l’écart et qui tapote machinalement la tête de Dracula assis à ses pieds, jouant à lui mordiller les mollets :

- Alors Adolphe, on boude toujours Einstein, Marx et Freud ?

- et ce Jésus là aussi !

- Le Docteur Gézu ? mais il est auvergnat !

      Et c’est ainsi tous les jours au CPTHM, le Centre Psychologique des Thérapies de l’Histoire du Monde, où de nouveaux arrivants investis par les mannes illustres s’expliquent encore.

     J'allais oublier : Dans un coin sombre, loin de trop gênants regards féminins, Petiot joue aux dames avec Landru sous l’arbitrage d'un Barbe-Bleue qui reproche à l’un ses amours en-fumée, à l’autre de n’aimer qu’en morceaux, tandis que lui, le seul vrai collectionneur, les stocke.

 

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      * Narcisse se quitte et casse son miroir d’alliance.

      * La Croisette meurtrière !?! Il est temps d’interdire encore :

      Un projet de loi doit être immédiatement déposé pour limiter la consommation in situ du festival de Cannes à tous ceux qui s’en servent pour marcher et sont ré-animés d’un pace-maker.

      On déplore encore de nombreuses explosions en chaîne de cette assistance cardiaque au passage de starlettes mi-dénudées. La vue du galbe d’une belle croupe, le moindre sein dévoilé côté face, la suggestion des travaux d’une bouche pulpeuse, tout accélère le rythme cardiaque côté pile et c’est l’explosion en chaîne, comme un tir en rafale sur des ballons rouge à coeur à un stand de défaite foraine.

 

     * Ah, m’inscrire à l’école des flemmes à l’Académie de Provence !

      * J’ai oublié de t’oublier, alors je pense à toi.

      * La bonne réputation de la vie est très surfaite, vraiment !

      * ‘Y-a-t-il un pianiste dans la salle ?’ Annonce faite au cours d’un concert où le musicien virtuose s’est foulé l’index en glissant sur un do dièse inattendu. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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       Oyez, oyez braves gens ! Oyez François, oyez Françoises ! A qui le tour ?

      Le 1er mai est terminé, mais il y a encore quelques possibilités de râler françois à pieds:

      Ce mercredi prochain de 9h10 à la demi, il reste une place de libre pour une bonne manifestation catégorielle sur le périphérique sud entre la porte d’Italie et celle de Choisy ; garantie de gêne importante. Le jeudi à 19h06, on pourra se défiler après le travail (désolé !) librement autour de la Bastille pour défendre une liberté au choix. Vendredi à 10h09 et jusqu’à 10h22, la place de la Concorde sera naturellement libre pour un assis (ou siting européen) de paix en France (?).

      Samedi et Dimanche, quartier libre des revendications : la grève n’étant pas possible les jours obligatoirement chaumés puisqu’ils ne pourront pas être payés en sus aux fonctionnaires. Mais dès lundi, on pourra engueuler les politiques en places de 11h10 à 13h33 dans une petite rue adjacente à Matignon. Mardi, rien n’est prévu à compter de 15h01 pour s’indigner de l’attitude de la France à……………… ou quand…………… (espace à remplir selon l’indignation proche de l’écoeurement convenue ce jour là). A nouveau, mercredi à 18h00 on pourra s’opposer individuellement à une bonne réforme nécessaire au nom d’un intérêt personnel, sans que le groupe concerné ne puisse être supérieur à 1 personne pour des problèmes de logique numérique et de sécurité intérieure ; marche en rond sur une seule file de la République à la République autour du monument.

      En ce qui concerne les étudiants en licence de grève, leur TP seront bientôt terminés ; ils devront dès alors passer à l’application politique.

    

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      * Vous prenez un éléphant quelconque et vous mettez un aveugle à chaque bout, un à la trompe l’autre à la queue ; chacun le parcourt à la main et le décrit jusqu’au mitan de l’animal.

      La même bestiole sera nécessairement différente comme chacun au courant de ce vieil exemple le sait, démontrant ainsi la fragilité de nos points de vue et de nos certitudes. Ca ne change nullement la nature de l’éléphant qui d’ailleurs s’en fout !

      La vérité est-elle alors dans la réunion des deux moitiés, mais dans quel sens ? Trompe contre queue ? Deux pattes en haut et deux en bas ? Là ça ne tient plus !

      Que penser alors de la cécité intolérante de nos civilisations adorant violemment le même Dieu tout entier qu’elles n’ont jamais vu et qu’elles tâtent  différemment ?

 

         * L’annonce faite à Marivaux ? Désolé, ça ne regarde que lui…

      * Einstein avait raison, mais il est mort trop tôt et trop actif à son age pour aller au bout de son principe. Son vieux paramètre relatif modifie le E=MC2 de la vie : à 60 ans plus qu’à 20 le temps accélère le temps, le kilo alourdit son poids tandis que le cerveau s’allège en neurones, le corps se ralentit le coeur et relativise l’amour.

 

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      * La litanie des repentances, pardons, excuses ou mea culpa profanes : pour les biens faits par la chrétienté pour sa propre sauvegarde ? pour sa politique par l’hégémonie géniale culturelle scientifique et technologique du monde occidental ? pour avoir écrit l’histoire des mondes ?

      La pénitente des gauches, Royale, la mal-nommée n’en a pas fini avec son chemin des croix.

      Toute chargée de nos pêchés blancs, allant pieds nus dans sa robe de sacrifice immaculée percée des cornes du taureau médiatique, la corde au cou doux, le front ceint du diadème d’épines d’or, génuflexions royales aux seuls genoux couronnés, brandissant fièrement l’humilité comme bannière, écrasée du poids d’être française la pauvrette, demandant aux peuples opprimés par l’histoire de pardonner à la France, ce méchant pays dont elle aimerait tant être fière, si la honte qu’il lui inspire ne la rougissait au front du sang versé : elle leur offre son corps en pardon expiatoire ; décidément rien ne leur aura été épargné.

      Pardon pour Clovis aux barbares Francs qui éclata l’un de leurs crânes, celui du briseur de vase et donc de son absence(symbole de la malchance), mais :

‘la Ségo recollera les morceaux’.

 

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       * Mystère et secret de conversation pour les femmes : les dessous du kilt d’un écossais. Aimeraient-elles à leur tour lui mettre la main au… glissée sous la jupette ?

      * L’homme aime-t-il vraiment ces femmes si amaigries à l’élégance pointue à vous crever l’oeil ?

      * Des pseudo-experts sociaux qui prennent leurs opinions en mouillant leur doigt pour savoir d’où souffle le vent de la discorde.

      * Avis de danger aux esprits perméables : La bêtise et la méchanceté tentent de prendre le pouvoir.

      * Une belle bagarre n’est qu’un échange de poing de vue.

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      ‘X/…%<><<><_***%\%/%°°°>><<¤¤¤ :.O/O\O\\\///XVXVXVXV-_-+^#¤¤¤III]]][’… (extrait du message reproduit ici pour info)

      Interception d’un communiqué d’entomologistes théosiens, habitants de la planète Théocratia de la constellation du Paradium, et émit depuis la Terre.

      Capté et traduit par le Colonel Auguste Champollion de la DGSE, ce document est codifié ‘Secret-Défense/Extra-frai’ (Le plus haut degré de confidentialité ; devant être absolument détruit avant toute lecture).

       En voici un résumé essentiel :

      ‘A l’attention du laboratoire de recherche sur les créations d’existences :

      L’expérience est toujours en cours. Mais arrivé à ce point, il est temps de se demander si ce projet dangereux doit se poursuivre.

      Après avoir insérer ces êtres modélisés dans différentes formes physiologiques absurdes à la suite de ce pari scientifique stupide sur les capacités de la nature et de l’univers à normaliser des espèces anachroniques créées en laboratoire et ensemencées dans divers biotopes, on se doit d’observer que leurs évolutions se pervertissent inévitablement.

      L’espèce la plus fréquente sur la Dingotte (nom de la Terre sur Théocratia) a évolué vers une forme bizarre, sorte de bipède énervé, souvent cruel et sans projet d’évolution défini. Autodestructeurs, les différents groupes qui composent cette population passent le plus clair de leur temps à se battre et à inventer des techniques plus meurtrières. Là, à ce moment de l’étude, nous tenons à préciser, c’est incroyable mais vrai, qu’ils travaillent fébrilement (impatiemment selon la traduction) à se faire tous exploser.

      Pour communiquer, soit ils émettent des sons ou font des gribouillis grotesques et se nomment entre eux, sans doute par antiphrase, ‘les zumains’.

      Un exemple d’écoeurement concernant cette espèce la plus développée des habitants de cette boule est qu’elle se nourrit aussi de quelques autres. Différentes bestioles se mangent également entre-elles ou mangent parterre. Elles sont souvent inoffensives pour les zumains qui les organisent régulièrement en voie de disparition.

      Malgré des progrès technologiques importants depuis nos premières observations il y a 20 000 000 de clics, ils se sont redressés, mais continuent à avoir une gestion physiologique directe, comme la procréation où de faibles pulsions de monogamie sont observables, mais aussi l’alimentation et la déjection. De ce point de vue, ils restent très attardés et sales.

      La femelle nourrit souvent ses petits qui lui sucent la poitrine. Le mâle aussi quelques fois, mais alors pourquoi, ça ?…

      Son cycle de reproduction est régulier et la gestation de cette bête est de 18 clics (NDLR : environ 9 mois).

      Contrairement aux espèces volantes et quelques rampantes, les femelles procréantes conservent leurs oeufs à l’intérieur. Chez les zumains par exemple, elles sont alors fécondées par le male qui introduit son onzième doigt ventral, un tuyau non ongulé, dans l’orifice idoine d’icelle en poussant de petits cris satisfaits, sans doute pour signaler sa présence.

      On doit ici reconnaître notre erreur et notre échec complet : malgré tous nos efforts pour leur inspirer des évolutions spirituelles, culturelles, sociales et morales, ces bestioles agressives, tout au long de notre expérience, n’ont pas réussi à évoluer mentalement. La cruauté, la jalousie, la violence, la rapacité, l’égoïsme en deux mots la bêtise et la méchanceté restent leurs caractéristiques essentielles.

      Doit-on mettre un terme à cette étude négative ? Sans aucun doute, oui !

      Nous suggérons de neutraliser définitivement cette expérience. Il faut que rien ne puisse en subsister, qu’aucun germe ne se propage et risque de contaminer notre bel espace-univers-temps. Au risque de nous répéter, il vous faut bien retenir que malgré toutes nos différentes tentatives de réorientation pacifique par télépathie vers certains d’entre eux, apparemment spirituellement ou moralement avancés, cette espèce  prolifique reste un potentiel de danger évident pour tout l’Univers s’ils étaient un jour capables de se répandre hors de leur boule.

      Ils sont d’ailleurs doués d’une résistance étonnante : la fois où, par trop de déceptions, on leur a balancé un gros caillou cataclysmique en plein dans la boule, beaucoup de grosses bêtes sont bien ‘mourues’ (?) ; mais les zumains, eux, ont tout de même fini par repousser des cendres.

      Etant capables de tout, il faut absolument que leur extermination soit radicale et totalement irréversible. Il en va de notre quiétude.

      Nous attendons vos directives avec impatience mais avant qu’il ne soit trop tard, s’il vous plait ! nous sommes peut-être déjà repérés.

 

                                               XXVVVXX  &   III///***

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       * Elle ne voulait pas. Je ne voulais pas non plus, tu penses ! Mais, nous fûmes victimes de la magnétique des corps, pôle sud - pôle sud, qui se percutèrent. Les atomes crochus s’accrochèrent et ce fut l’inévitable collision : nous nous violâmes mutuellement tous les jours.

 

      * POEMES IN-PERMANENTS

Secrets dits à Dieu

Prière au fil de l’eau

Taille un calame

Du plus joli roseau

En surface de l’eau

 Dessine ton poème

Signe le sur ce miroir

Et laisse vers l’océan

Couler ta prière profane

 

      * Je l’ai rencontré moi aussi, belle et conne ; une femme ravichiante.

      * Pauvre Adam vivant la genèse en rÊve sous un pommier.

      * Je reste toujours étonné de voir à quel point les salauds, les dictateurs et autres assassins industriels ou artisanaux ont fasciné nombre d’artistes ou écrivains à la seule condition qu’ils se soient affirmés de gauche politique de façon très… adroite.

      * La jeunesse arrachée de ses racines historiques, que l’on ne lui montre plus ou très mal, croit que son actualité est l’histoire de France alors qu’elle ne le deviendra que si elle se fait un avenir.

      * Est-ce ma France ça, celle que j’aime tant ? Ca ne peut pas être mon beau pays qui traite d’arrogant celui qui l’aime et le dit dans l’amour de sa langue. Ce n’est pas lui si prompt à s’auto-flageller, qui applaudit à tout rompre à la vulgarité, qui oublie son identité et ses origines, qui méprise son histoire, qui siffle son drapeau, qui renie ses oeuvres ?

      * Si tout amnésique se trompe d’avenir, le reniement le trahit.

      * A ma fenêtre, je me sens provençal au soleil, très français planté sur mes fortes racines, et européen lucide habitant le Monde.

      * La Lune claire s’est fâchée et quitte les étoiles. Un ciel noir s’est soudain pointillé.

      * Les cheveux en sang, le nez éclaté, plein de morceaux de verres plantés dans les joues et le front ; tout ça à cause de cette petite garce d’Alice.

      J’ai voulu moi aussi traverser le miroir : j’ai pris mon élan et, penché en avant, d’un seul coup de tête je l’ai bien passé pour me fracasser contre ce putain de béton où il était fixé. De l’autre côté de la glace, le crâne explosé dans l’armoire de toilette, il y avait plein d’étoiles, mais ni lapin blanc ni chapelier.

      Mais un jour, sans me carabosser, moi aussi je me retrouverai de l’autre côté du miroir.

      Avis à la population : ‘On recherche activement le fou du miroir. Cet homme d’esprit moyen recherche désespérément le miroir d’Alice. Il s’est mis en tête – que l’on reconnaîtra facilement à ses bandages sanglants – de le retrouver. Nous demandons à la population de nous signaler tout homme répondant à ce signalement et qui fonce crâne en avant sur tous les miroirs qu’ils découvrent.’

 

      * Ce matin encore, au ciel gris sale d’un triste février parisien, j’avais l’oreille prise dans une forte station de radio intelligente où un prévisionniste incroyable, docteur es-tout’économie sans doute, a pronostiqué avec une précision impeccable… le passé. Il y a décelé des risques financiers, en a parfaitement bien diagnostiqué les symptômes, dénoncé les agents pathogènes dégonflant les comptes, et surtout prescrit le remède qu’il eut fallu pour le traitement de cette affection chronique de l’activité mondiale prise à la gorge et aux bourses par cette crise testiculaire aiguë et pandémique.

      Il ne lui reste plus qu’à inventer la machine à remonter le temps pour nous gratifier de ses justes prédictions et du traitement idoine dès Janvier 2008, au plus tard.

 

      * L’émotion m’a encoloré.

      * Au jeu du ‘Si c’était ?’ : si les français étaient un arbre ?… Ils seraient un saule pleureur.

      * Il est bon de croire qu’un jour on aura la foi.

      * L’homme est à une distance infini du Dieu qui est en lui.

      * Une naissance, c’est un homme à la mère.

      * Une publicité satisfait toujours mon oeil par sa claire simplicité : la chèvre de Monsieur Bompard.

      Je ne sais pourquoi au-delà du plaisir visuel me vient à chaque fois à l’esprit la réplique : ‘emmène ta chèvre à la campagne’, suggérant qu’un des protagonistes du film éloigne sa maîtresse de son mari.

  

Fais-toi confiance à la vie

Aime-toi les autres

 

      * Pour cause d’amour charnel, mes parents m’ont condamné à ‘la peine de vie’ au mitan du siècle dernier, sans espoir d’être gracié avant ma mort.

      * Inculte, je suis un abrégé de philosophie.

      * C’est tout comme passer la date de péremption sur les produits alimentaires de consommation courante, à minuit pilette, après avoir pris 12 coups d’horloge dans le cerveau.

      Et si on ne le savait pas, si on ne recevait pas en gerbe de reliefs de réveillon tout des voeux convenus très sincères, qui donc s’apercevrait très objectivement du passage de l’ancienne à la très bonne nouvelle année que je nous souhaite ?

 

      * Résolution 2009 : pratiquer la joie de vivre comme la dernière des élégances face à un monde assourdissant de geignards stipendiés.

      Avec le petit père Platon, essayons cette année de faire l’unité du bien, du beau et du vrai. 

 

 

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 2 0 0 8

       * Minuit en Provence : ‘A l’an què ven, se sian pas mai, sièguer pas mens’.

      Traduction pour les autres régions, les pauvres d’eux : ‘A l’an qui vient, si l’on n’est pas plus, que l’on ne soit pas moins’.

 

      * Allez mes gens ! Encore un effort et on la boucle celle-là… Ouf !!!

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      *LETTRE AU PERE NOËL

 

          Recommandée A.R.

 

      Monsieur,

      Je dois tout d’abord vous avouer, mais vous le savez ne m’ayant lu, ne vous avoir jamais écrit. A l’heure de sortie des santons de Provence où pousse le sapin multicolore et lumineux, les enfants pauvres n’étaient jamais exhaussés ; peut-être ne pouvions-nous affranchir correctement ce courrier ? Par la suite, nous vous avons dénié toute possibilité d’être injuste par notre incapacité aux rêves mal-éveillés. Non pas que je me l’interdisais, dans le fond j’ai toujours espéré que vous existeriez, mais petit à petit puis adulte, je ne savais plus vous croire.

      N’ayant donc jamais abusé de vos prodigalités, je vous demande de répondre positivement à cette seule lettre.

      Je souhaite recevoir pour cette année une voiture de grand luxe, italienne, anglaise ou à la rigueur allemande ; comme vous le voyez, je ne suis pas exigeant et la couleur importe peu. Pour le petit yacht que j’espère d’au moins vingt mètres, une place au port sera nécessaire, mais je vous laisse le choix depuis Marseille jusqu’à la Riviera italienne ; tout de même, Cassis ou Antibes me conviendraient assez. Pour vivre près de ce port, là aussi voyez ce que vous pouvez faire depuis une belle propriété provençale jusqu’au vaste appartement avec terrasse et vues sur ma mer Méditerranée.

      Naturellement, je vous laisse le choix de la banque ou vous verserez suffisamment de provision pour me permettre de vivre agréablement jusqu’à au moins cent ans ; tous frais, taxes et impôts payés… Il serait inconvenant de lésiner tant de généreuses bontés.

      Dans l’attente de ce cher rendez-vous nocturne, je vous tends symboliquement mes souliers qui, pour ne plus être petits et pas encore sur-mesures, sont sans odeur et bien cirés.

      En conséquence, je vous assure, cher Monsieur Noël, de la certitude de votre existence.

      Votre très dévoué, très reconnaissant et très croyant

               Pierre

      N.B. : Fort de votre position élevée, vous avez sans doute des accointances avec le Très-Haut. Vous ne pourriez qu’être d’accord avec moi qu’il serait tout à fait dommage de subir la moindre altération de santé physique et mentale. S’il vous plait d’envisager ce que vous pouvez faire aussi de ce côté là afin que je ne meure que très âgé, sans souffrance aucune, dans un bon lit confortable, bien entouré(es) dans la chaleur de l’amour et de l’admiration des miens et de tous.

Je compte sur vous !

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      * Pour bien préparer les fêtes de fins damnés aux excès non spirituels, j’ai appliqué scrupuleusement le nouvel ukase nutri-sioniste. Je mange chaque jour exclusivement cinq fruits et légumes et ce depuis deux mois : une cerise dont je suce longtemps le noyau, un petit-pois, une fraise, un haricot-vert et une framboise que je mâche lentement. Ca marche mes gens ! Je suis alité, à bout de force, épuisé, c’est vrai ! mais j’ai bien perdu 6 kilo et grammes ainsi que, comme vous le constatez, la surcharge pondérale de mon cerveau, un bon surplus de matière grise.

      * Par le mythologique hindouisme, peut-on faire appel au dharmatologue quand leur dharma, la force qui nous maintient l’Univers, pousse notre pauvre véhicule terrestre en folie à perdre la boule et ses pauvres habitants à virer fadas ?

      * Il faut traquer le divin à la lecture de tous les textes sacrés, apprécier les folklores, écouter les légendes et s’interroger sur les mythes. Bien sûr, on peut suivre le chemin de croix, celui de Compostelle, et tous ceux qui mènent au ciel aux rythmes de nombreuses et diverses croyances.

      * Le chemin ? Là ou on chemine, ce verbe à la fois mouvement et réflexion ; tous les chemins mènent au Dieu si on fait route vers la vérité de l’Amour :

      Le beau, le bien, le Bon Dieu…

      * Pour les soutiens actifs de la Loi des brutes !

      Je tiens à féliciter lâchement tous les démagogues frustrés de pouvoir, tous les propagateurs de mièvreries politiques, les faux semblant humanitaires, les fauteurs de l’ordre public, les désorganisateurs virulents de l’état de droit : par la pagaille, le désordre et l’anarchie, ils font et préparent bien le lit d’un futur groupe autoritaire déterminée, avec chef décidé à leur tête et malheureusement soutenu par le peuple effrayé de violences civiles, urbaines et idéologiques.

      Ils remettront leur ordre et Hitlériseront, ou Staliniseront, à terme mon beau pays où il fait globalement si bon vivre et se disputer à l’apéritif ; mais toujours prêt à s’unir autour d’un bon gueuleton ou à se poster ‘aux-quatre-coins-de-l’hexagone’ pour défendre la liberté, l’égalité et la fraternité.

      Quand l’état est démissionné, le respect du plus fort s’y installe : la brute musculeuse, la richesse perverse, l’esprit fascinant et cruel, les abrutis envieux et violent de la réussite compétente.

      La pieuvre maffieuse glissera ses tentacules dans tous les rouages et imposera sa violence en soutien objectif.

      J’espère me foutre le doigt dans l’oeil m’interdisant ainsi de relire un bégaiement de l’histoire avant qu’on me désigne pour m’engoulaguer.

      * Les films seraient, dit-on, des révélateurs de société. Par exemple, aux Amériques, on se promène avec sa tasse de café en carton à la main. C’est tellement pratique que l’on commence à voir se répandre le café dans nos rues salopées par ces putains de gobelets.

      Après avoir fait l’amour, le ricain lui se lève en caleçon et sa camarade de jeu en sous-tifs ; ou bien encore, il (elle) tire les draps et joue les empereurs romains, sans d’ailleurs qu’apparemment il ne manque un seul drap au lit : dans le lointain ouest on roupille sans doute avec trois draps dont un pour descendre du lit ; ou bien encore, ‘elle’ à sa robe de nuit en satin bien rangée au pied du lit malgré l’instant précédent que l’on nous a suggéré torride.

      Le héros travaille au début de la séance, puis il ne fout plus rien pour pouvoir tenir le rythme effréné de l’intrigue ; tout aventurier devrait avoir un passeport US.

      Le maffieux de service reçoit presque toujours son interlocuteur en mangeant seul entouré de ses body-guards-à-vous, et s’empiffre plus ou moins proprement.

      Quelque soit son niveau social, on invite à déjeuner d’un pauvre hot-dog-moutarde-oignon à la baraque toujours située aux pieds de l’immeuble et des personnages, ou permettant à un flic camouflé de surveiller un(e) méchiant(e).

      * Marre ! de l’insolence vulgaire et grasse proférée par anus malveillant, bouche fétide de leur visage de cul à l’intelligence intestinale mal digérée.

      * Il fut un temps où j’ai plus cogné de nez qu’embrassé de filles. Pourtant, à ce souvenir, je regrette encore et surtout certains coups de poing que je n’ai finalement pas donnés.

      * Oh délicieuse succube, femelle démone, oh incube violeur, male démon, agitateurs de nuits endiablées, frénésie de sexes malins et tentateurs… mais comment profiter quand il faut aller travailler le matin si tôt, les yeux aussi battus ?

 

      *LA VACHE LE VEAU ET L’AMANT

Il allait paissant puissamment

Le mufle à l’herbe, cornu et couillu

Levant l’oeil noir sur sa belle mamelue

Apaisé de saillies spectaculaires

Maître preneur de toutes les génisses

Comblé de tant de descendances :

Tu seras un veau mon fils !

 

      * Le Chemin des Dames que chaque homme normalement voudrait parcourir s’il n’était une des histoires de l’horreur, paragraphe 14-18.

      * La droite libérée relance l’économie, la gauche dogmatique ligotée relance les sarcasmes, persifle, stigmatise, se carnavalise à la grosse tête du ‘peuple-asservi-saigné-par-le-patronat’, partageant seulement le manteau du pauvre Lazare, et pousse tout le monde dans le caniveau.

      * Ce petit con tout blond vient normalement du grand nord, là où nous poussent les beaux conifères.

 

Petite fille bleu marine

Elève du couvent

Faisait gonfler mon jean

te guettais sur mon vélo

Aujourd’hui libérée

C’est moi qui suis en curé

Ce jour où à moi tu t’es confessé

Sous le noir fané de ma soutane

Je sens un gonflement profane

Le curé s’en repent pas l’homme

Qui lui fera jamais d’enfant.

 

      * Ne faites jamais confiance à l’avenir logique. Malgré cette mathématique, l’addition du passé et du présent soustrait le futur à toute prévision.

      * Dans toute sa gravité, la question se pause au moment de sa préparation : doit-on disposer les cornichons, coupés en lamelles ou pas, sur ou sous la tranche de jambon ? ou alors à l’intérieur en rabattant les deux bords de la tranche pendante de part et d’autre le long de la baguette ?

      En préalable, soeurs et frères casse-croûteurs, s’il vous plait de bien choisir une vraie baguette croustillante qui fera un lit accueillant à la garniture. Bien la couper dans son long et étendre sur ces deux faces intérieures un excellent beurre, pas pelliculaire mais bien épais pour que la dent le traversant en apprécie la texture.

      Le jambon de belle charcuterie se doit de quitter son os au couteau et au plus près du moment d’étendre son épaisseur entre ses draps de pain-beurre avec tout son apparat de gras brillant pour offrir au palais ses saveurs infinies.

      Quant aux cornichons…

      N.B. : soyez vigilant ! Toute maladresse condamne le casse-croûte. La métaphysique de la tartine est une loi inflexible. Dans sa chute, elle tombe invariablement côté beurré face au sol, surtout quand on joue sur terre battue.

      * Mais par qui donc un diablotin possédé par un angelot peut-il se faire exorciser ?

      * Pseudonyme pour pseudo-vie ou le plaisir d’être tour à tour chacun des personnages comme un esprit possède un être, le chanelise, se pare de son corps virtuel, éprouve son caractère et sa mentalité, se plonge dans son existence et l’agit ; n’être que lui créé d’un coup de plume (informatique) homme, femme, bébé, adulte ou vieillard, puis dans l’instant, passer à la ligne et se transformer en son amour, son complice, son frère, sa mère ou en ennemi.

      Ecrire comme un enfant s’invente des vies, s’invente des ‘je’, comme pour du vrai.

      * Dans la corbeille d’amitié, on dépose en commun toute sa tendresse, son talent, ses connaissances et son pouvoir.

      Se jouer l’amitié au seul plaisir d’être ensemble, papoter sur le monde et s’y montrer, n’est que futilité ; se faire servir, manipuler, puiser dans la corbeille bien garnie sans jamais verser sa contribution, n’est qu’intérêt mal compté.

      * La peinture criarde, parfois me fatigue l’ouie.

 

Bébé bée le voyage commence

Entrouvre l’oeil sur la vie

S’émerveille du tout

Nouveau chaque instant

Du regard crée le monde

Chaque geste l’espace

Vie visitée en curiosité

Invente le futur d’après soi

Et l’enfant qui le perpétuera

Là, d’un coup d’amour papillon

Sera cyclone aux siècles demain ?

 

     * Il se tourna vers la fesse qui venait de s’exprimer d’un court pet :

      - vous dîtes ?

      Ne pouvant répéter, elle en rougit des deux joues sous culotte.

      * Me too ! Moi aussi mon toutou.

      * La sieste, c’est l’ennui qui se discipline et apporte par sa vacuité de la qualité à la méditation.

      * La paresse désoeuvrée est-elle un tâtonnement préventif à l’action ?

      * Elle ne se maquille pas, elle se tague.

      * Vu à la télé une réunion de nombril.

      * Comment vit-on à Villedieu-Les-Poêles ?

      * Corrida de m’as-tu-vu et lâcher de cornards qui, con-sentants donc pas cocus, se croient aujourd’hui libérés. Et ça se plantent à qui mieux mieux les cornes du dé-lit conjugal pour être de la liberté de moeurs comme on court une mode anodine siglée modern-style.

      Face à tant de bébêtes complaisamment chapeautées cornues, on se sent de déployer son écharpe rouge sang-de-boeuf, de se prostiputer dans des passes en véro-nique sous cape, de se bande-riller au déduit, jusqu’à l’estocade du grand matcho-ador qui vous plantera son aiguillon juste entre les deux cornes et mise à mort de l’inconscient atterré sous les ‘olé !’ publics qui lui accordent les 2 oreilles… et pour sûr la queue.

      * Les choses ne sont que ce qu’est la chose et pas autre chose ; c’est d’ailleurs tout l’intérêt de la chose.

      * Le menteur connaît la vérité ou il n’est qu’un pauvre homme dans l’erreur.

      * En ce temps là, le hérisson tout chargé de ses épines jouait de l’accordéon tout en fumant sa pipe.

      La girafe bariolée coiffée de son casque de chantier levait les matériels sur le haut du mur.

      * Je brille quelque fois la nuit, mais dans la journée la mégalo du soleil est bien plus lumineuse que moi.

      * Le silence n’existe-t-il que dans la surdité des hommes ?

      * Le piston : la fille du curé devient religieuse ; encore une fille à papa !

      * Oyez, oyez ! C’est la fin de tout…

      Et c’est reparti ! A l’heure froide d’hiver et des grandes crises automnales. C’est la tonitruante partouse masturbatoire des intello-médiatiques : et vas-y que je te décortique ce qui a été dit, que je te me scrute entre les lignes, que je t’interprète ce qui aurait dû être dit, que je te divulgue le non-dit évident, que je te traduise le sous-entendu flagrant, que j’entrouvre des placards au fantôme sans cadavre, que je te déterre des passés supposés et que j’accuse, comme n’importe quel Zola de pacotille au courage sans risque, la part de mensonges soupçonnés et de manipulations pas impossibles.

       Une fois les propos assassinés et autopsiés, on trouvera les coupables dans les bandes d’opposants systématiques, les irresponsables donneurs de leçons, les frustrés du pouvoir, les lanceurs d’anathèmes, forme chrétienne de la fatwa, les champions du décri, ceux qui savent toujours après ce qu’il fallait faire auparavant…

      Et que vive les économistes papelards aussi inaptes à alerter que cafouilleux à prédire !

      Les prévisionnistes stipendiés nous alertent quand la crise nous écrase déjà les arpions et proposent un futur entièrement noir comme l’oeuvre d’un de ces génies de l’art(?) moderne qui intitulerait son tableau unicolore ‘Avenir du monde’.

      Et comme disait l’Autre, la prédiction est un art difficile, surtout en ce qui concerne l’avenir.

 

      * Jeanne d’Arc jugée coupable, sort de son exécution en Sainte… A lire, c’est pas terrible, mais ça reste plus drôle à dire que sanctifiée, surtout pour une authentique pucelle garantie par l’histoire.

      * La Marseillaise fût exécutée un triste soir, chez elle au mur du Stade de France, par le tir de sifflets en rafale d’un peloton de connards irresponsables, de petits crânes creux où la bêtise crasse raisonne seule en écho.

      * 22 Octobre : D.S.K., pilote d’essai du S.M.I., expérimente pour nous son siège éjectable par une descente de lit publique sur un jeu de dames.

      Lui, nous faire une Clinton aux seins clairs…

      * Séduire une fée pour la baguer d’une alliance ! Doit-on être un fé pour enfin l’enchanter ?

      * C’est magnétique, les femmes m’attirent comme un amant.

      * Science friction : se chevaucher la Comète pour pénétrer l’Orion.

      * Payer sa tournée hic et nunc ? hic, c’est surtout après les tournées.

      * La Terre des âmes mortes ?

      * A quoi bon Être si le néant ne débouche que sur lui-même ? A quoi servirait ce passage à l’air libre ? A quoi bon fabriquer de la morosité d’ici à l’au-delà si après rien… Profitons plutôt maintenant que jamais !… et puis, pour le bon confort mental, gageons que l’on ne vient pas du néant pour y retourner si lui seul nous espère au fond de la tombe.

      * Iné-fable :

      LA BUSE ET LE CHAT NOIR

Quand la buse voletait légère de sa tête d’oiseau

Prédateur aérien qui volait les souris

Un mauvais chat noir chargé de durs présages

La miaule vertement lui prédisant l’orage

Si de bec et de serres elle lui souffle ses proies.

Que peut-il m’arriver dans cet air si léger ?

La tempête feule-t-il pourrait bien t’en rabattre

Te prouver qu’aussi haut que te portent tes ailes

Le vent mauvais que j’inspire te plaquera au sol

Sous ma griffe mortelle par mes crocs si tragiques

Tu seras pour ma gueule volaille farci de mulots.

MORALITE

Gare au chat si je m’a buse !

 

      * Autre fable !

      LE BALBUZARD ET LA GINETTE

Alors que la Ginette dégustait son hareng

Le mac-balbuzard lui comptait la recette

Et braguette fermée, l’empoche vivement

Prédateur violant se prenant pour un homme

Mains aux miches, pétrisseur de pain de fesses

Elle était Eve, il n’était que la dent

Incitant la belle d’arpenter longuement

Le travail qui dit-il est la force du maître

Te soutient si souvent et t’apprend à aimer

Que passe sur ton corps celui qui peut payer

Le travail sur le dos est chose si facile

Que femme suffit à financer la famille

MORALITE

Le barbeau vit au con d’Adèle !

 

      * En prenant du carat, la femme brille de la plus profonde eau, comme un diamant fragile et cassant.

      * Je l’ai regardé droit dans le coeur ; qu’est-ce qu’elle était jolie !

      * Pour ne pas croire, dire non ! Nier ça suffit quand on ne sait quoi dire.

      * Combien d’année un homme doit s’économiser pour s’offrir une belle mort.

      * Monsieur tambourin rencontre Mademoiselle Fifre et leur premier né, Fanfan rend dole heureux.

      * On s’emmerde tant à attendre un avion qu’il nous reste les passagers qui… passent :

      La Famille girafe : le père très grand, maigre, osseux, suitée colonne par un de ses trois fils en ordre d’age, et la maman ferme la marche. Tous, au long cou à 45°, s’avancent tirant leurs corps de leurs têtes jetées en cadence vers l’avant. Que les petits girafons aient la morphologie du père, bon ! Mais où a-t-il bien pu trouver son double morphologique féminin pour se reproduire et conserver l’espèce ?

      Le monsieur culbuto : une boule sous une petite boule à chapeau. Des jambes courtes comme un socle rond qui semble quelque soit l’inclinaison d’un bateau ramener pépère à la verticale.

      La femme carrée : étroite dans l’épaisseur, large et à angle droit de face et de buste au-dessus de sa jupe longue et verticale, semble une palissade aux mains de battoir.

      Monsieur sémaphore : droit comme un poteau près du groupe perdu, tournant sur lui-même pour se fixer face à la direction, ses grands bras se cassent en saccades, à angle droit ou tendus pour indiquer le chemin.

      Et puis moi ! Je viens de me croiser dans le miroir d’une vitrine du hall où je me demande ce que doit penser un autre malveillant d’ennui à mon pâle reflet.

 

      * Si souvent l’art fait réagir, agresse ou transporte d’allégresse, il est aussi fait d’oeuvres calmes, de peintures silencieuses, de sculptures apaisées, de douces musiques.

      * Il est des jours comme ça, où on a le sentiment que tout le monde vous aime, les commerçants, les voisins, la vie ont des gentillesses inhabituelles.

      Mon très souriant vieux vendeur de journaux que l’on appelle aujourd’hui des kiosquistes (ou quiers, je ne sais plus), m’a offert un livre… ma voisine du dessus a quitté ses talons pour na pas faire claquer son parquet, la contractuelle a loupé mon pare-brise, le parti communiste a perdu des adhérents…

 

      * A la Une triste d’un journal, je viens de relire un nom que j’avais agréablement oublié ‘André Laignel’ le grand démocrate qui proclama juste après le 10 Mai 1981 : ‘Vous avez juridiquement tort puisque vous êtes politiquement minoritaire’.

      * Avis de naissance d’une nouvelle catégorie sociale : le gobo. Les gobos sont les enfants de P.A.C.S. du bobo et du gogo qui se disent oui à tout ce que les grands officiants politiques prêchent en démagogie contre la réalité, offrent de bien-pensance contre du bon-sens, distribuent de slogan pour de l’intelligence, élèvent le perroquisme au rang de l’éloquence.

      N.B. réservé à mes frères provençaux : ne pas confondre le gobo avec le gôbi qui n’est qu’un petit poisson bien connu en Méditerranée pour ses gros yeux et qui définit si bien un ahuri ‘t’as vu ses yeux de gôbi ?’

 

      * J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle : la mauvaise ? je te quitte ; la bonne ? je pars avec.

      * Je viens de comprendre le sens du verbe clabauder : c’est la seule façon de s’exprimer quand on s’est fait coincer la pensée entre le nihilisme et le matérialisme.

      * La surface de la mer ? Comme le miroir d’Alice que l’on traverse vers un autre monde, un pays de merveilles.

      * Et ces machines à dépeupler nos océans communs. Une razzia industrielle sauvage qui coulerait l’entreprise dont elle se nourrit ; un génocide halieutique, une stérilisation de la mer nourricière.

      * Des aventuriers bien en rang au derrière de leur jolie guide remontent les pistes rudes du jardin des Tuileries, égyptologues en culottes courtes prêts à risquer la fouille de la pyramide de Pei dans la cour carrée du Louvre.

      * Je ne suis qu’un homme à peine humain.

      * Une dent de velours dans une mâchoire de fer.

      * Le futur est de rêves, le passé de souvenirs…

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      * Et c’est reparti mes gens ! Pour une poignée de connards en petite culotte qui se la jouent dans un bac à sable, le méMaire à bobos embouteille encore Paris, mais à plein gaz écologiste.

      Comment ça, on ne peut pas mettre Paris en bouteille ? lui, il la fait, parfumé à l’oxyde de carbone.

      On peut observer depuis les quais saturés de voitures, ces immatures sous les nuages parisiens. Notez les moeurs particulières de ces esti-veaux à trois balles, la peau même pas rougie de honte aux rayons infra-rose, frissonnante, et dents serrés pour résister au mauvais temps de cette côte d’usure mise en Seine, au grand air d’être dans le coup d’un pâle soleil politiquement incorrect.

      Pour la crème, la main au cuculte du bronzage, indice QI faible.

      Guinguette de rien pour bobos du Dimanche, pari(s) estival en trompe-l’oeil, éphémère comme l’art de paraître, quand l’automne, à la façon d’un bon bonze, souffle son mandala de sable et restitue le quai kidnappé.

      S’il n’est pas possible de créer de vrais lieux aquatiques et d’activités aux lacs de Vincennes et de Boulogne, et si les marchands d’illusions continuent leur commerce, je propose qu’en hivers, on neutralise les champs Elysée pour faire une piste rouge ou noire selon la tendance du géoMaire responsable(?). Des pistes d’envol, Capitale pour connards hivernaux à moufles. Neige artificielle pour tous crachée par canon à économie d’eau. Des portes ‘Ski-lib’ obligatoires devant les brasseries de renom, en haut des pistes de l’Etoile ou à la station d’altitude de la Concorde ; grog et vin chaud grand cru en terrasse pour se faire voir au travers de lunette de soleil antireflet et combinaison dernier cri : tiens, moi aussi j’ai envi d’un dernier cri en espérant un écho ; on est bien en montagne, non !

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      * A la flamme d’Avril, combien d’ex-maoïstes hurlent après la Chine au chant de ‘l’Internationale’ olympique : c’est la Chine finale, camarades à deux mains… tous prêts à souffler la flamme pour que se fasse un noir tibétain dans une Chine refermée.

      Mais lequel est allé se casser courageusement les anneaux sur la place Tienanmen ? Il vaut mieux être héroïque en démocratie, on peut le rester.

 

      * A mon age, j’ai juste un grand besoin de douceur, d’émotions et de sentiments agréables : un nocturne de Chopin, une phrase de Mozart, un combat de boxe poids lourd, la sereine contemplation d’un coucher de soleil là-bas qui allume ses feux au bout de la Terre, d’applaudir une victoire de l’équipe de France de rugby sur une nation tellement étrangère qu’elle pourrait être anglaise, faire d’un bas-armagnac le point d’orgue d’un grand cassoulet, m’éblouir devant une folle nature de Van Gogh, foutre ma main dans la gueule d’un con avant la fin de la journée pour participer au bien être du monde.

      * Féminisons, mes frères, féminisons et au terme de vos prières : ‘Ainsi soit-elle !’

      * Dans la pénombre agitée du feu de cheminée, il se souvenait de sa vie. Des reflets moirés voletaient sur son visage comme si son âme transparaissait à cette évocation.

      * Le Grand JE, le ‘Moi-Je’, celui qui justifie mieux que personne la définition paraphrasée : ‘Un égotiste est quelqu’un qui ne parle pas de moi’.

      On le reconnaît facile ceLUI là, qui ne parle que de LUI, même en parlant des autres :

      - J’aime beaucoup ce que JE te fais faire. JE fus ta chance malgré toi, JE t’ai fait et admire comment aujourd’hui JE nous admire.

      - Mais, ne parlons pas de Moi car Je suis un Homme Vrai, simple, exceptionnellement Humble, gêné même de tous les compliments que Je mérite.

      - Regarde mes beaux sentiments et comment Moi J’aime bien les autres. Mais Moi, il Me faut, J’ose le dire, un immense courage contre ceux qui ME jalousent, les médiocres, quoi ! on M’attend au tournant, car JE gêne… etc, etc, etc… MOI !

      - Oui, cet homme rare nous a quitté ! Et pourtant, oui, il M’a très bien connu et la dernière fois que JE l’ai reçu, il M’a tellement complimenter, en homme qui sait de QUI il parle, que J’en suis encore tout retourné vers MOI. Il a su ME montrer à quel point JE suis ce que trop modestement JE suis. Lui, il l’avait au moins compris ça, peut-être même avant Moi. C’est pour Moi une grande perte dont Je resterai Seul, mais inconsolable…

       Vous VOUS reconnaissez ?… S’il vous plaît, un peu de retenu ! Pour une fois, MOI je vous le dis, il n’est pas question de VOUS, mais de MOI, Narcisse en toute conscience.

 

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      * Je me suis longtemps demandé ce qui me gênait le plus dans un zoo. Je crois m’être enfin compris le jour où, faute d’envie, je longeais cages et enclos : les animaux s’emmerdaient à me regarder tristement m’ennuyer derrière nos barreaux.

      * Tout n’est toujours que commencement.

      * Si il n’y a vraiment rien après la vie, la perdre est véritablement mortel.

      * Pourquoi cette impression que certain mots, certain nom possède une force mystérieuse, mystique ou tragique, en tout cas une affaire d’initiés.

      * Le soir, le soleil s’enfonce sous terre sans doute pour éclairer nos morts.

      * Les feuilles nous murmurent le début de l’hiver, puis elles quittent élégantes leur branche d’un vol unique pour une douce approche du cimetière des fleurs où elles se mêleront de la terre pour la nourrir.

      * Comment être un grand poète douloureux quand on ne sait pas être bien malheureux ?

      * Joue-moi à la flûte ‘Démagogie mon amour’ et, manipulés au son du pipeau, suivent les peuples enchantés la gorge offerte et le pied dans le vide des libertés.

      * Les petits Marquis républicains sont de retour et nous régurgitent à qui mieux mieux, dans un halo de poudre à joue les discours convenus.

      Regardez-les tortiller du bulbe, comme ils sont bien tendances, concernés, publiquement généreux de leur exigence des autres, stériles quoi ! Ils sont beaux dans l’air du temps et se descendront, dès que la mode l’ordonnera, la plume de leur chapeau pour se la fiche dans le fion et glousseront en bon ordre et dans le bon ton.

      * C’est l’été… je me suis fait rattraper par un orage tellement violent que j’ai pris un bain de pluie.

      * Le chien est un être d’humain. On peut lui mettre la main à la papatte.

      * Le beau, c’est la Terre qui rêve.

      * Ne plus travailler pour gagner plus ! Voilà ma bonne idée pour moi, vieux PP (Paresseux-Provençal).

      * ‘Ô Niçois qui mal y pense !’ me dis-je en me baladant sur la Promenade des Anglais.

      * Les bobos du 21ème siècle sont-ils plus cool que leurs pépères, les babas des années 70?

      * Les poupées russes ? C’est tout un monde dans le monde, dans le monde, dans le monde, dans…

      * Pour le corps, seule la mort est éternelle.

      * Approcher l’avenir par une belle pensée, troquer inquiétude contre curiosité et découvrir dès demain si le pouvoir de son désir fut magique.

      * Pourquoi un rêve n’est-il jamais parfumé ?

      * Remonter sa vie contre le mistral…

      * Si les intellectuels sont contraints de s’écouter parler, c’est qu’ils se savent être les rares personnes à pouvoir se comprendre.

      * Toute sa vie il navigua pour découvrir la dernière Terra incognita : l’inaccessible horizon qui limite l’espace, vers quoi tout bateau aspire au large et que personne encore n’a jamais pu atteindre.

      * Il ne lui reste en souvenirs que les rêves inaccomplis de sa jeunesse.

      * Soyons rationnels en métaphysique.

      * ‘Heureux comme Dieu en France’ : ce n’est sûrement pas une pensée communiste.

      * Ma vie ricoche du temps en temps vers son plongeon final.

      * Pour observer le monde vaciller, l’oeil sortait de la tombe et regardait cahin-caha.

      * J’aime à entendre cette sagesse populaire qui nous rappelle que l’on peut toujours se prendre au sérieux mais que jamais, aussi hautaine que soit la tête, elle n’orgueilleusera à plus d’un mètre au-dessus de son ‘propre’ cul.

      * Mesdames, je fus testiculairement votre. Aujourd’hui, j’aime vos jolis yeux.

      * Depuis longtemps l’étoile a disparu dans le lointain galactique et seule sa lumière en souvenir se meurt vers nous. Ce fantôme lumineux est-il encore l’étoile ?

      De Gaulle en avait deux et on les aperçoit encore briller dans le ciel politique. Est-ce que… ?

      * ‘Une charade enveloppée dans un mystère à l’intérieur d’une énigme’ : sacré W. Churchill !

      * L’horizon se tord dans le feu de soleil, s’enflamme, se consume et nous disparaît dans le noir infini.

      * Peut-on guérir de soi-même ?

      * Parfois, j’ai mal au le QI.

      * Je ne me sens supérieur à personne mais différent de tous.

      * Les palmes académiques doivent être fabriquées à la pointure de chaque académicien pour qu’il puisse nager et plonger dans l’immortalité sans déchausser.

      * Il faut agir, trouver les bonnes solutions pour améliorer le monde : développer aux Açores la production des anti-cyclones, arrêter et condamner la bande de Gaza et retirer l’échelle de Richter pour faire tomber la violence des tremblements de Terre.

      * Accrochage verbal avec l’intelligence d’un agent qui me fait regretter de ne pas avoir cru en son temps au nécessaire lancer de pavé soixante-huitard.

      * Ils viennent de se faire ricaner par les éternels donneurs de leçons pour ‘association de bienfaiteurs’.

      * Noir cafard : l’état des pessimistes cafardeux qui ni ne s’amusent, ni ne s’allègent jamais l’esprit. Rien ne trouve grâce à leurs yeux vides qu’ils n’aiment de toute façon pas. Leur couleur de vie est une palette très étendue du gris triste au noir en passant par le gris sombre. Le blanc sale n’existant que pour certains ‘mi-sympa/mi-râleur’, des opti-pessi-mistes inconséquents.

      Le monde est lourd à porter sur leurs épaules voûtées et leurs réponses toujours très lucides, frappées méchamment au coin de leur triste bon sens :

      -         Il fait beau !

      -         Ca ne va pas durer.

      -         Oh, la jolie fleur !

      -         Elle va faner.

      -         Le bonheur ?

      -         N’est que l’annonce du malheur, le calme annonciateur de tempêtes.

      -         …… etc !

      L’instant n’existe qu’en prélude à un avenir aussi inévitable qu’inquiétant.

      Merci chers amis ainsi faits, de passer votre difficile chemin vers une croix qui n’ouvre pour vous aucun paradis et de m’oublier dans ma béate naïveté où parfois se laisse aller mon coeur à, je n’ose le dire, la joie de vivre.

      * Quand le mensonge est sûrement inefficace, il vaut mieux aménager une vérité.

      * Ses angélistes démagogues, ses rapaces déguisés en humanitaires, comme le loup en grand-mère pour mieux nous manger ‘laissez venir à lui les petits militants !’.

      * Je me suis fait une oraison sur notre amour mort.

      * Impression de contre-sens pour dire de ce qui ce voit : ‘ça crève les yeux !’.

      * Allons-nous vers l’europanacée ?

 

Quand j’aurai tiré sur moi mon drap de pierre

Quand je viendrai vous respirer la terre

Quand mon âme libérée dégringolera au ciel

Je serai enfin néant ou connaissance.

 

      * Faut comprendre nos braves socialistes qui savent le bien pour le peuple, qui sont tout prêt à détrôner notre trop bon vieux Dieu pour rectifier son univers obsolète.

      Ils détiennent la vérité depuis Marx leur prophète et… se plantent à tout bout de chant (l’Internationale)… Ce n’est pas facile le génie méconnu et contrarié par les lois mécanique du  Monde réel refusant de se plier aux ordonnances politiques.

 

      * Quand un journaliste demande à un socialiste la raison de sa défaite, ce dernier lui donne les bonnes raisons de son ‘non-succés’… Rien n’a changé, le poids des mots (maux), le choc des ego.

      * Au festival des cannes un bien-pensant d’avant qui se veut artiste humaniste ; un mec dépassé par la vie, par l’avis des autres, le genre qui devait se croire d’apprécier les films de Godard.

      * D’Eros à Thanatos tout un temps de vie qui passe à saute Dieu…

      * Le moment où le présent se transforme en souvenir…

      * Je n’aime pas être triste… ça gâche le plaisir.

      * En ce temps là, j’étais déjà célibataire…

      * Quel sociologue, tous les psy que vous voulez, les scientifiques de tout poil, qui va observer, étudier, expliquer, voir comprendre les effets du cercle qui rend le volant contagieux et provoque sur les esprits faibles, les imbéciles et les cons de toutes les couleurs des états de violence et d’agressivité, emprisonnés dans la cage de Faraday de la voiture automobile.

      * Comprendre la tentation de l’au-delà…

      * Avez-vous vu les habitants du trottoir ? Ils se reconnaissent, se rassemblent autour d’une cigarette, un groupe fumant dans le froid, sous la pluie dans le vent : rien n’éteint la flamme qui les habite devant leur bureau.

      * Le Moi de Mai c’est l’ego.

      * La sensualité disparaît, baisée par la pornographie : le Manneken-Pis finira par se branler en public ; on suggère que la Joconde ait visiblement fumé un joint assise sur un objet de plaisir, que la pucelle Jeanne d’Arc a eu le feu au cul avec son Cauchon et même un con qui se croit artiste a enfilé un préservatif sur l’obélisque…

      Et moi, j’ai vu voler des sorcières avec un balai dans le…

      Il est des crimes contre le sexe qui ne se pardonnent pas.

 

      * Saint Frusquin (Et tout le…) : Monsieur Frusquin, était-il le patron des ensembles ?

      Saint Glin-glin (à la…) : Monsieur Glinglin était-il le patron de l’éternité ?

 

      * Ils tiraient sur le Soleil et sur la Lune espérant tuer l’Univers.

      * Il n’y a pas de ‘mai’ qui tienne, c’est l’élection : Avec la gauche, quand ce n’est pas eux c’est mal !

      * De la vie à la mort, il nous faut suivre le chemin de l’amour.

      * La Bretagne a un curieux projet de vie, un mauvais Carnac.

      * Faut-il faire des expériences sur l’homme pour améliorer la vie de la mouche drosophile et du rat-cobaye ?

      * Attention combat de gags ! Mot à maux.

      * Le coeur froid, la main chaude et le feu au cul : plus on descend plus la température monte…

      * La boxe est le symbole sportif de l’abnégation : donner beaucoup et recevoir le moins possible.

      * J’attends la mort avec curiosité mais sans impatience. Je voudrais la vivre, avoir conscience de ce passage infini que je n’ai jamais pu connaître, cet instant où d’un coup on dort.

      * Pour une fois en ce beau 14 Février, je n’ai pas été obligé de me faire cher-amant pardonner pour manquement à la tradition amoureuse de pratique Saint-Valentinienne.

      Encore une preuve que nous donne l’oubli de ce bon Valentin pour la paix des sens, qui se doit d’être respecter de temps à autre, et on accède à un repos bienveillant qui court de l’âme au corps et soulage le portefeuille ne plumant pas le pigeon des rites mercantiles.

 

      * Ah, être heureux sans que personne n'en souffre !

      * L’écologie ségrégationne à qui mieux mieux, nous les gros d’un côté et les minces alors ! de l’autre.

      Le bon bâfreur prend son bain de siège sans dépenser plus qu’un efflanqué qui s’asperge sous le pommeau : sa surface à laver est réduite sous la même douche tandis que par son volume le gros réclame moins d’eau pour son immersion en baignoire.

      Conclusion, il n’est pas correct de décréter que la douche économise et que la baignoire gaspille sans préciser que cela dépend de la forme de l’aspirant à la propreté du corps.

      A ce sujet notre chère langue, je pense au français, s’amuse d’un ‘menu’, personnage étique, et d’un ‘menu’ que seul un bon restaurateur suggère pour vous arrondir.

 

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      Je pris racines dans la forêt où je grandis comme toutes les jeunes pousses du gland, au bosquet de mon enfance.

      Nous vivions à l’abri des chênes aînés qui nous protégeaient des intempéries, nous apprenaient à orienter nos branches, cultivaient en quelque sorte nos sommités vers le haut.

      Nous gonflions nos écorces et étirions nos fibres vers la lumière du ciel pour en recueillir une grande quantité.

      Un jour de hache, je fus coupé de ma terre natale, écorcé et effeuillé ; j’ai eu l’air d’un tronc.

      On me poussa dans une machine et on me râpa à pleurer des copeaux.

      Et, si je vis bien nombre de Lune se poser sur la paille, elles me cachèrent à jamais le soleil, la pluie ou la neige jusqu’au jour qui brisa ma chaise pour finir de crier au feu de cheminée :

      Paix à mes cendres !

 Une vie de bâton de chaise

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      * La Camarde pour l’instant m’a donné une dispense ; Merci bien !

      * Ne pas s’habituer, tout est là !

      * J’étais si épuisé, tellement mort de fatigue qu’au réveil j’avais l’impression d’être à peine ressuscité.

      * L’athéisme est-il plus pratique qu’une croyance incertaine ?

      * Je suis un instable, écartelé entre la force centripète de l’extérieur qui se resserre sur moi et la centrifuge qui m’échappe au loin de moi.

      * Le vertige, les pieds au bord du vide existentiel de nos sociétés anxieuses qui nous poussent vers la réussite matérielle et la jouissance débridée sans un objectif idéal.

      * ‘Derrière chaque difficulté, il y a une opportunité’ et c’est tonton Einstein qui vous le dit. 

      * Depuis Paris, le TGV met un petit trois heures pour me déposer à Aix dans ma Provence. Il va si vite qu’au bout d’une heure il a déjà parcouru le tiers du voyage… fabuleux, non !

      * De profundis…

            Morbionibus sociétal

      Le corbillard-benne s’arrêta au milieu de la rue. Les croque-morts noir, vêtus du vert-nature symbolique, descendirent et se saisirent des cercueils-poubelles qu’ils versèrent cérémonieusement au cul du véhicule organisé pour recevoir les chers déchets inconsommés, mortels et abondant dans nos sociétés.

      Le corbillard-benne fit lentement quelques mètres et fit une nouvelle pause rituelle pour recueillir les restes in-achevés de l’immeuble suivant alors que plus loin, derrière, le chant funèbre des autos klaxonnent le glas.

     L’écolo-cortège silencieux et recueilli qui suivait, adaptait sa progression respectueusement pédestre à 6 mètres derrière les officiants. Chacun portait un serre-nez de crêpe noir, signe extérieur du deuil de la Terre épuisée prématurément et s’auto-digérant bientôt au cimetière-dépotoir où les restes défunts s’enseveliront lentement pour se nourrir la planète : Car, Terre tu redeviendras terre et l’or-dure dure et t’étouffera.

      * La média-hâche la médiachoir la médiâche : quand la presse brandit le couperet, les têtes tombent ou s’abaissent devant des tricoteuses ravies quand on humilie insulte médit.

      Mais est-ce le rôle des médias de démolir plutôt que rapporter ?

      Le gaulois est-il toujours et ce depuis la révolution une tribu de coupeur de tête ?

      Dès que la première critique s’élève, la chorale se forme et le coeur amplifie le chant funèbre des corbeaux.

      Au grand lynchage, chacun veut jeter sa pierre.

      Les grands prêtres ironistes donnent le la, et les slogans, l’intelligence militante, se répètent en écho sur les parois des crânes creux.

      La chorale des petits frustrées entonnant les chants pervers de la belle démagogie protestataire.

      Pour paraphraser Beaumarchais, les petits esprits font de petites pensées…

      ou, les pense-menus ne font que de petites cuisines.

       * On devrait s’étonner à juste titre que nos nouvelles rencontres se présentent toujours sous leur meilleur jour, exhibent leur belle âme, que les gens re-connus répondent si intelligemment, si humainement et si doucement à un entretien de presse (un lent de presse ?) écrite ou audio plus ou moins visuelle.

      Et on a bien raison ! Vu le nombre de sales cons qui nous cernent, on devrait plutôt entendre : ‘Je m’appelle Jean D....d, je suis égoïste, radin, violent, je n’aime que moi et je vous emmerde.’

      … et c’est moi, un autre type bien -nous sommes donc au moins deux- qui vous le dis.

      * Sur une tranche de terre ocre bien rassise, étaler un rayon de soleil, asperger d’un coup de bon mistral et mâcher longuement l’instant pour aider à digérer cette nourriture trop riche de Provence.

      * Le cerveau de l’homme progresse du coup de tête au coup de boule.

      * Chaque instant meurt pour renaître en une nouvelle vie.

      *Peut-on mourir d’ennui ?

      - Non !

      - Comment peux-tu le savoir, toi ?

      -J’ai été marié…

 

      * Oyez, oyez braves gens ! Incroyable mais vrai ! Voyez et étonnez-vous !

      Les deux courants mortifères du 20ème siècle, le nazisme et le stalinisme, pandémie qui ravagea le monde, produisent encore des émanations mortelles qui polluent et pervertissent les bas esprits. 

      Ceci est un appel d’offre ! Des millions de vies à gagner ! Qui trouvera le vaccin curatif pour ces faibles d’esprits ou tyrans opportunistes ?

 

      * Quant au marché un vilain commerçant réactionnaire me propose des noix de coco, je me demande s’il n’a pas couper des couilles de communistes.

      * Quand on rencontre certains mannequins, on comprend mieux les couturiers : l’envie de les envoyer se rhabiller est plus forte que le désir de les déshabiller.

      * Les livres sont des boîtes de Pandore qui contraignent l’impatience des personnages. On sent les héros couverts de poussière de bibliothèques prêts à surgir frais et propres dès la première page ouverte, dès la levée de couverture.

      * J’ai un mauvais caractère qui fabrique à tout va des anti-corps sociaux, boutant au loin la dépouille terrestre des affligés pathologique de l’âme conne, les indécrottables de la bêtise crasse.

      * J'ai perdu toutes mes désillusions.

      * Est-ce un drame de l’infirmité ou une expression de la bêtise si on nous dit qu’un cul de jatte fit un croc en jambe de bois à un aveugle qu’un muet n’a pas pu prévenir ?

      * La solitude est bien plus évidente seul sur un tandem.

      * Ils sont curieux à voir tous ces pisses-vinaigres bien plantés sur leurs pattes de derrière la lance tenue fermement à la main et arrosant largement de leurs vindictes les actes de tous les autrui agissant : un jet stigmatisant le privilège de l’argent pour une-telle finançant l’adoption d’un enfant, occultant qu’au moins celui-là aura la matérielle assurée ; un autre jet pour ceux qui sculptent des oeuvres de générosité coupables qu’ils sont de faire leur publicité et niant ainsi que la célébrité peut aussi être généreuse et que même le cynisme peut donner de bons résultats… et ses aigris, ces frustrés, ces petits coeurs ont de grosses vessies et de pleins réservoirs de bile. Ils déversent à outrance des pluies acides à tuer des forêts de bons sentiments.

       Je préfère voir vivre un enfant sauvé par un besoin de réputation, une main intéressée à faire connaître comment elle sait bien donner, un sac de riz sur l’épaule sympathique d’un politique le temps d’une caméra que de savoir un bébé à sa faim, à sa fin.

      Tous ces claques-dents veulent qu’aucun bien-fait ne reste impuni ; ces braves gens sont fiers de n’être jamais dupes de la générosité de leur con-temporains.

        … et vous n’avez pas le monopole de la connerie !

 

      * Un vent qui cueille au passage les parfums et vous les glisse sous le nez, les dispose sur votre peau et distribue des images de fleurs cueillies dans vos souvenirs de jardin et d’arbres au printemps.

      * Les lieux soudain se chargent de tragique. L’air devient plus lourd, la lumière baisse de ton, les bruits s’écoutent, craintif au silence inquiétant…

      * La vie s’est refermée sur nous.

      * Un seul Dieu que nous adorons séparément…

      * Une vague lueur mêlée de nuit éteignait le fond de la crypte.

      * Bien vivre totalement la dernière seconde avant sa mort.

      * Avec l’age, vient l’inquiétude de la dernière demeure où s’éternisera notre cadavre, du souvenir qui s’estompera, des yeux d’où coulerait un vrai chagrin ?

      * L'homme a conquis le Monde, il ne lui reste plus qu'à conquérir l'homme.

      * Elle est si belle que ça suffit à sa vie.

      * Le drame de l’expression, l’absence de connaissance qui rend muet, mutile les sentiments que l’on ne sait exprimer. Timidité, inculture ! Que de jolies pensées sont peut-être enterrées ! du charbon que le temps ne mutera pas en diamant brut.

      Les yeux permettent peut-être, d’aller fouiller les coeurs de ces cervelles muettes.

 

      * Je n’avais jamais osé m’avouer ce à quoi je croyais.

      C’est sa rencontre qui me dévoila mes pensées.

      * Le feu de cheminée, les cendres de la mémoire : tisonner des étincelles, fouiller les bûches rougies des souvenirs qui exhalent des flammes, s’hypnotiser pour aller revivre le passé.

      * La douce fumée d’une lettre d’Amour que l’on brûle…

 

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      * J’aime faire l’amitié à un homme et l’amour à une femme.

      * Le seul enjeu de civilisation qui vaille de se battre, la liberté d’esprit face aux fanatismes idéologiques ou religieux ; s’unir contre la barbarie et la vaincre… en tout cas essayer !

         

…………  etc etc  et caetera
                                  2004, 3, 2, 1, 0…

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