blog de pierre

‘pinions sur rue
et
autres textes

 

  

      Ô P I N I O N S 

               S U R   R U E

           

                      

                                          ou

 

              Brouillon d’auteur

                                       et

                                       brins de phrases  in-utiles

 

  

                                                                   Paroles de  Pierre

                                                                                        Dépôt SACD

                                 

          

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       Mes confessions racontées à la bonne du curé :

      Depuis quelques années, nombreux sont ceux qui ont inventé ce type de titre littéraire, alors moi aussi.

      C’est curieux un carnet de notes tenu de façon quasi occasionnelle : un aveu toujours renouvelé, une confidence qui s’éternise, des opinions qui se bousculent pour tenter de s’imposer, une pensée qui se hausse du col… sauf à l’heure de la sieste bien sûr.

      En se relisant au hasard d’ouverture de pages, il est amusant de constater que non seulement on écrit quelquefois de sacrées conneries - sacrées ? - c’est selon, mais en plus on se les réécrit en croyant à l’originalité de sa pensée de l’instant.

      Capable du pire et rarement du meilleur, l’homme n’évolue bien que dans le mal ; c’est dire jusqu’où on peut aller avec des pensées préfabriquées !

      Cependant, ces re-lectures m’inquiètent de mon petit moi-même : suis-je politiquement bien trop incorrect pour être seulement acceptable, conservateur et anarchisant, peut-être un intellectuel-inculte, mais sûrement un huguenot-jovial fan d’Epi‘cure-de-plaisir’ à la fois agnostique et mystique ; c’est dire l’état des lieux de ma pauvre cervelle ou le lob droit en veut au paradoxe gauche jusqu’à l’ultime bataille d’Alzheimer.

          Nota Benêt : un honnête mensonge ; je ne corrige rien et je ne fais pas de mises en forme, ego-satisfaisantes sans doute, mais qui aseptiseraient ce qui fût spontané quelque en soit la qualité.

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 A suivre, si Dieu me prête vie à un taux de souffrance acceptable en:

                         2006, 7, 8, 9…

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2 0 0 5

 

       *J’aime faire l’amitié à un homme et l’amour à une femme.

       * Le seul enjeu de civilisation qui vaille de se battre, la liberté d’esprit face aux fanatismes idéologiques ou religieux ; s’unir contre la barbarie et la vaincre… en tout cas essayer !

       * Pourquoi le vice rend-il les hommes plus sympathiques que la vertu ? Peut-être nous semblent-ils plus proches.

      * La souffrance et la faim rende dérisoire la beauté et inutile la philosophie.

       * Notre futur garde ses distances comme l’horizon qui s’éloigne et se modifie dès que nous nous en approchons.

      * Ah ! pouvoir choisir sa mort, l'essayer pour voir si elle vous va.

      * Comment supporter de n’être qu’un grouillement de cellules minuscules dans un univers peut-être lui aussi qu’infiniment petit ?

      * Où est donc passé le monstre écossais ? Ce con se serait-il enfin noyé dans les lacs froids d’un noir profond en faisant un nœud à son long cou pour se souvenir qu’il existe ?

      * Avant, je n'avais que des doutes. Aujourd'hui, j'ai la certitude que j'avais raison.

      * Ils étaient tous là à ne rien faire à la terrasse obligatoire, l’inconfort frisquet face à Saint-Germain des Prés, les regardants-regardés, recentrés sur une impassibilité profonde et de bon aloi, à la fripe luxueuse et la lippe blasée, prêts à s’indigner pour la dernière bonne iniquité, en pleine auto-célébration du narcissisme germanopratin.

      * Ce n’est pas tout de passer pour un con, encore faut-il tout faire pour ne pas laisser penser le contraire.

      * A la première indiscrétion du type frelaté ‘il n’est pas si con que ça’, c’est foutu ; on se met à vous demander des trucs et on n'est plus jamais en paix.

      * Je m’étais fait à force de maladresses calculées une réputation de handicapé manuel, incapable de planter un clou sans provoquer une catastrophe ou me casser 6 doigts à la main gauche. Un triste jour, par mégarde, j’ai donné un coup de main à un quelqu’un qui appelait à l’aide ; j’étais foutu ! Des années de mauvaise réputation qui s’écroulaient et j’étais condamné au supplice du bricolage jusqu’à la libération de mes jours pour une seconde d’inattentation, un stupide élan de gentillesse, la régression fatale d’un bon égoïsme comme légitime défense.

      * Las de son mutisme, il se décide pour l’autisme ; plus personne ne le lui reprochera.

      * Une vie sans amour c’est vivre sous un soleil d’hivers qui éclaire mais ne réchauffe pas.

      * Rien de plus agaçant que ces gens de talent qui réussissent toujours là où vous vous essayez vainement.

      * J’ai lu ce matin une poésie superbe ; à midi je feuilletais les aquarelles instantanées d’un magnifique carnet de voyage et ce soir je suis en lévitation sur un superbe thème de jazz ; quelle mauvaise journée pour un pauvre mec en déficit créatif.

      * Que le diable me pardonne de faire le bien.

      * Redevenir cet enfant qui avait un avenir à inventer et pas encore de souvenirs à améliorer.

      * Si je comprends bien nos origines, l’homme vient d’une amibe qui aurait trouvé un cerveau.

      * Je vais m’inventer un fantasme : je suis un petit lutin malin qui course de jolies petites fées sous la frondaison. Je les attrape, soulève leur voile et les projette au 7eme ciel; et dès que je faiblis, d'un coup de baguette magique, elle me revigorent.

      * Moi et mon ego se cherchent querelle : suis-je meilleur que moi-même ? Ai-je le droit de m’apprécier à ma juste valeur ? Qui suis-je par rapport à moi… qui es-tu moi ?

      * J’aimerais voir la vie par l’œil de Magritte ; cet homme était capable de faire poser un œuf comme modèle et de peindre un oiseau… ou le contraire, ou autre chose mais avec génie.

 

      * L’Humain ma rappelle que Thot, dieu fondateur de la religion solaire au beau bord du Nil, nous a laissés gentiment ce sage conseil : ‘Ecoutez en vous-même et regardez dans l’infini de l’espace et du temps. Là, retentissent le chant des astres, la voix des nombres, l’harmonie des sphères’.

      Je devrais retourner en Egypte pour surtout me taire, mieux voir et enfin entendre.

 

      * Les tout premiers lieux publics où la fumée avait fini de nuire étaient les commissariats de police après l’interdiction des passages à tabac

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      * L’art c’est le geste sûr d’une véritable inspiration.

      * Ce n’est pas sa vie qui est intéressante, c’est sa façon de la vivre.

 

Stresse la vie

L’avenir te tue

Supprime demain.

 

      * Si Knokke-Le-Zoute… et vous ?

 

                                                                                           Femme au botox

Mec au viagra

Vrai-semblant en bon-heur.

 

      * Le but est de faire coïncider ses rêves et sa vie en appliquant la formule magique :

Vie-rêvée /Vie-vécue = Vie-réussie.

 

      * Rectification d’Académie : on ne dit pas émasculer mais émascouiller.

      * L’électeur à plumes ou le syndrome de l’autruche, la tête dans le sable, le cul en l’air tout prêt à se faire empapaouter.

      * Son voile, un parfum de tissu si léger et si fluide, immatériel comme le vent que l’on sent sans jamais pouvoir le toucher et nous caresse sans que l’on puisse s’en saisir.

      * De manifestations inexplicables en phénomènes irrationnels, télépathie, télékinésie, précognition, décorporation, voyance, médiumnie, ubiquité et j’en passe des plus incroyables, quelques fois observée, difficilement reproductibles à la demande, peut-on établir qu’une conscience peut exister hors du corps, loin du cerveau selon un mode et un espace-temps qui nous sont encore inconnus.

      * On m’a envoyé chercher la clé du champ des connaissances…

      * Je tombe lentement de voyelles en syllabes.

      * M’était-il si utile de vivre ?

      * Un poulailler, c’est un beau bordel.

      * Le cynisme c’est l’humour qui se fait la guerre.

      * A l’école, au lycée, à la fac, on se fait des amis qui souvent se révèlent de mauvaises fréquentations ; voilà le vrai danger de l’instruction.

      * C’est décidé, ce ne sera pas un roman autobiographique dont le titre sera : ‘La mémoire d’un grand con ou tous les malins du monde’.

      * L’amour est la victoire de l’imagination sur l’intelligence ; c’est une illusion affective.

 

                                                                                  Le cœur noyé en sang

                                                                                Et mon cerveau ce nuit

                                                                                      De matière est gris.

                                                                           Mon crâne cesse de battre

Mes mains sur mes tempes.

Mon âme m’a trahi à vie

Partie à diable avec toi.

 

      * Ces applaudissements posthumes seraient quand même plus agréables de son vivant.

      * L’alcool au volant ça conserve mieux après la mort.

 

L’amour c’est émouvant

Quand il prend l’eau

La bataille l’avale

Touché coulé

 

      * La tempête frappe en aveugle et noie tant tous les gens sous des chutes d’eau que l’oeil du cyclone devrait subir une opération de la cataracte.

      * Mon coiffeur s’est tellement enrichi, qu’il possède une écurie de cheveux de course.

      * Tu t’es tant athée et pressé d’affirmer qu’après toi le déluge ; pas la pluie biblique bien sûr. Tu as foi dans le néant, tu veux croire ferme qu’il n’y a rien après ; comment être croyant à ce point…

      * Ce qui marche le mieux en France ? L’immobilisme ;

      * Ce qui fait recette ? Le refus du gain (pour les autres) ;

      * La nouvelle fierté française ? La honte de notre histoire ;

      Marre de ceux qui restent fidèles aux idées qui trahissent le bon sens.

      Pourquoi en dire tant de mal si ce n’est que tu t’en veux de l’aimer ?

       * La mémoire est l’éternité du passé.

      * Le ‘Pagure’ : un joli titre inspiré du principe de vie retirée d’un bernard-l’hermite.

      * Le chameau bleu se reflète à l’horizon dans l’eau de sable blond.

      * Il faut absolument marier Choisy-le-Roi avec Bourg-la-Reine.

      * La perte de mémoire, qui va souvent de pair avec la surdité, est une affection assez reposante si elle reste sélective. On peut oublier ses peines anciennes, ses déceptions passées, ses grandes et petites lâchetés, et n’entendre que ce qui convient à sa tranquillité.

      * La précision du mot anglais : ladies ou en-laidies ? On voit bien que ce mot fut anglicisé pour la première femme qui traversa la Manche.

 

                                                                                                 La boue bout

Bon Dieu, Dieu est bon

Sous le boubou

Allah est là

 

      * Merci aux élites qui veulent nous régenter quand ils pensent faire des gains de productivité, en un mot : ‘vos impôts sont bien placés’.

      Ils se creusent leur vaste cerveau – le singulier n’est qu’apparence, je me demande si parfois ils ne l’ont pas en commun – et trouve un néologisme : ‘décagnoter’ l’excédent ?

      Ne cherchez plus braves élus de nos coeurs ; rendez-le ! Nous, nous savons quoi en faire.

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      * Offrir  une tournée de pots de vin, soit, mais que chacun remette la sienne.

      * L’anglophobie c’est typically french.

      * Rien que de la néo-poésie conceptuelle :

       A courre, la chasse s’ébranla

       L’œil était dans la trompe et regardait le chien.

      Mon père ce zéro au sourire si flou

 

                                                                                       Matin de novembre

                                                                                          Toujours absente

Sous un soleil d’hivers

Fondue dans l’ombre

Dissoute dans l’air

Tu m’as figé juste triste

Entre la vie et l’amour.


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LE BOUT DU BOUT DU BOEUF

      Il ne faut pas oublier qu’il n’en existe qu’une par bête, et que si naguère c’était un reste de carcasse, aujourd’hui il faut presque supplier son boucher pour partir avec elle sous le bras.

      Moi, j’aime à la trouver cachée dans ma daube, se baignant au large dans le pot-au-feu ou toute fraîche me la mettre en salade.

      Offrez une belle queue à une cocotte, peut-être aussi les morceaux de 1 ou 2 joues du même boeuf, avec comme camarade de bouillon 1 oignon clouté de girofle, 2 carottes fendues, 2 tomates en morceaux, 1 bouquet garni, 1 tête d’ail couper en 2 par le travers, 1 bon morceau de gingembre, du gros sel et 15 grains de poivre noir. Il faut alors les noyer largement d’eau, monter à ébullition, écumer et laisser frissonner à couvert au moins 1h30.

      Vous devez absolument laisser refroidir la queue dans le bouillon pour qu’elle se détente après son coup de chaleur.

      Mêler doucement au fouet, pour laisser chaque ingrédient trancher, 10 cuillers à soupe de bouillon de cuisson, un bon vinaigre, de l’échalote et 1 belle pointe d’ail haché, de l’huile de noix si possible, de la moutarde ancienne, de la ciboulette, offrir à cette vinaigrette un grand tour de moulin à poivre et de sel.

      Puiser les morceaux, les égoutter, détacher tendrement la chair des os. Faire mariner agréablement cette belle viande dans la vinaigrette.

     Il serait tout simplement criminel de ne pas filtrer ce délicieux bouillon, le dégraisser et le réserver pour un excellent potage du soir.

      Servir sur un lit de mâches orné de tranches de tomate, de croûtons frits à l’huile d’olive et frottés à l’ail ou de bons canapés à la moelle venant de sous le grill ou les deux et… fleur de sel à la demande !

      Il vous reste à inviter un petit vin de soif de vos relations. 

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2 0 0 4

 

      * La femme est l’inégale de l’homme, sa moitié extérieure, l’autre partie de lui-même, son complément nécessaire.

      L’homme est l’inégal de la femme, son double complémentairement différent, son indispensable, son nécessaire à pattes.

      L’homme et la femme sont également différent ou séparément semblable… c’est un puzzle de seulement deux pièces qui s’emboîtent pour faire se reproduire un univers en expansion ; c’est une puissance tellurique et céleste, l’alpha et l’oméga, un rêve de Dieu qui voudrait aboutir.

 

      * Dans une église, plus on est de fou, plus on prie.

      * ‘Improbable’ : mot cloné au subtil sens originel évaporé qu’il convient d’accommoder à toute sauce du cliché média-tic.

      Que ce mot était joli quand il était rare !

 

      * Par sa jolie impudeur, elle m’a fait traverser les 100émes rougissants.

      * La nécessité des limites : en bon franco-franchouillard, j’aime à pratiquer la désobéissance unipersonnelle ; mais, sans ordre ni autorité, où et contre qui est le plaisir !

      * Dans le Figaro Magazine, j’ai lu sous la plume de Robert Misrahi cet exemplaire notice du bonheur : ‘il est l’accomplissement de soi et de son Désir par les différentes formes de la joie active et par tous les actes effectués dans et par la joie : fonder et construire son autonomie ; affirmer l’autre dans sa valeur et se réjouir qu’il vous affirme ; jouir de la vie et de la beauté du monde, naturel ou humain. Tous ces actes, toutes ces activités, lorsqu’ils sont éclairés par la réflexion, justifiés par la générosité et animés par le grand Désir, tous ces actes conduisent à cette intensité de la vie qu’on pourrait nommer la jouissance d’être’.

      Comment ce type a-t-il osé écrire ça avant moi et se l’attribuer ? Un homme d’une telle qualité d’âme aurait pu quand même attendre que j’en ai l’intuition… enfin, puisque c’est fait !

 

      * Hier, devant ma télé, je regardais un paléontologue digresser sur un os humain avec le même regard qu’un chien rêvant un boeuf.

      Mais ce tibia réveillé de son repos éternel et tiré de son linceul de terre nous apprend, dit-il, qui était le mec autour, son époque, sa souffrance ; et d’un coup, j’envisage mon humérus droit dans 1246 ans 6 mois et 3 jours entre les mains d’un autre nimbus qui s’interroge. La technologie aura-telle assez évoluée qu’il suffira peut-être de le glisser dans le très arrière petit- petit-fils de l’ordinateur pour reproduire mon hologramme, va savoir !

 

      * On dit souvent : faites-moi l’amitié d’une faveur ; pourquoi ne peut-on dire faites-moi l’amour d’une faveur à un joli sexe compatible ?

      * Ce qui différencie le plus les Hommes ? Ce qui les amuse, les fait rire et surtout leur bonne femme.

      * Après des années de lutte acharnée pour défendre notre façon d’aimer la vie contre le mode de l’envahisseur culturo-économique anglo-américain, faire de moi le défenseur de la Terre des Angles et des américons, m’enrage à l’extrême.

      Mais, entendre à longueur de média et d’imbéciles, nouveaux Christophe Colomb en trottinette découvrant l’incontinent anti-américain, relayer la pseudo pensée de ceux qui ne se sont pas encore remis de la fin de la guerre froide, me glace le sang.

     Ces dangereux mondialistes pacifistes veulent se battre contre ceux qui ont envahi nos plages normandes en 1944 et qui ont considéré, même si c’était loin d’être la seule bonne ou mauvaise raison, que le gazage de villages kurdes pouvait être la preuve d’existence d’une arme chimique de destruction massive, et aussi qu’ils aient combattu ce pauvre Saddam Hussein qui n’a, dans le fond, massacré que son peuple.

 

      * La palme cette année revient de droit au cinéma que nous a fait le  jury : la palme d’or du 1er festival de la bien-pensance de Canne

est  décernée au politiquement correct document de propagande anti-américaine du gros.

      Achille, l’envahisseur de Troie, n’aura pas droit de cité au palmarès, un truc tout faux avec décors, acteurs, scénario, dialogue, montage et où même le Brad Pitt se serait fait doubler la gambette ; un film quoi !

      Pendant que nous y sommes, je propose qu’au prochain congrès des dentistes on donne une dent d’or cariée en Busch, à Berlin le Georges-W.-Teddy-Beard d’argent pour un entartreur d’US-Président et à Dallas un LeeHarveyOswald de bronze pour celui qui le flinguerait en cas de réélection ; pour toutes autres récompenses internationales, il faut y réfléchir.

 

      * Je ne sais ni pourquoi ni comment il faut le faire, mais je suis sûr que l’on doit combattre les salauds, les dictateurs et les terroristes de tout poil.

      * Un perdral, des perdreaux.

      * Le monde aura vraiment évolué quand des noirs, des rouges ou des jaunes viendront adopter des petits blancs à l’abandon.

      * Une belle fuite d’eau, c’est comme une excellente rage de dent : ça doit se produire un Dimanche, jour du Seigneur pour dentistes et plombiers, chrétiens ou pas d’ailleurs.

      * La Méditerranée ! C’est là que je veux faire mon trou… mais un peu plus tard si possible.

 

Toi et moi

Ca ne fait plus nous

Pourquoi

Lui et toi

Ca fait vous

Et moi c’est où sans nous

 

      * La femme est le meilleur ami de l’homme, mais il ne faut pas qu’elle en abuse.

 


      * A travers les galaxies, depuis des millénaires de souffrances, de tortures, d’humiliations, de cruautés collectives ou individuelles, le nom de la Terre est, traduit bien sûr par tous les E.T. de l’univers : ‘la Planète qui hurle’.

 

Y a t’il un soleil de l’autre côté de la vie ?

Quel soleil après la mort éclairera mon âme ?

  

      * Forte rencontre : elle avait sous sa grande gueule un cul de militante communiste, la fesse musclée et forte que l’on obtient qu’après de longues marches de protestations pour réclamer courageusement dans des pays libres la liberté d’expression des camarades protégés constitutionnellement.

      Son temps politique étant ainsi totalitairement occupé, elle explique pourquoi elle ne fait jamais ces exercices dans les pays ou la démocratie est sévèrement gardée par des dictateurs impitoyables où règne seule une brutalité vacillante de gauche à droite.

      Discrète, elle ne se souvient plus de la date où elle et ses copines pourfendeuses de nos sociétés ont défilé devant un des palais de Saddam Hussein.

 

      * - Il faut me comprendre à demi-mots.

        - Je ne comprends qu’à demi ce que l’on me dit à moitié.

      * 6 Février : Allez ! Un dernier coup d’oeil sur le passé, et à demain !

      * Un défi pour l’année : finir ce qui est indéfini.

      * Etonnant phénomène de mimétisme : je viens de croiser un boxer et son maître et c’est ce dernier qui avait la bave aux lèvres.

      * Quand j’entends ma génération geindre sans cesse, mon absence de rhumatisme, ma bonne mobilité, l’immédiateté de ma réflexion, ma pudeur à étaler mes problèmes, mon plaisir de vivre entre mes soucis, tout me handicape dans mes relations et me fait souffrir de ma bonne humeur.

      * Beaucoup disent regretter de ne pas vivre ‘quand c’était mieux avant’ ; s’Il les exhausse, ils sont morts. Moi aussi je veux bien changer d’époque mais pour renaître en 2040.

   * C’est une belle journée pour vivre.

 

      * La nuit la Tour Eiffel s’allume pour surveiller la ville, et tourne ses longs bras en faisceau pour caresser Paris.

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CONTRE-FACON, PLAGIAT et VOYAGES DANS LE TEMPS

      - Non monsieur ! et je vais vous le prouver.

      Certaines gens volent à travers le temps, remontent du passé ou redescendent vers les débuts hasardeux de notre planète.

      J’étais moi-même en pleine inspiration créative et d’une écriture automatique je recopiais sur le papier blanc cette histoire que l’Esprit dictait directement à ma main ; en résumé : ‘Nous sommes sous Louis  le  13ème et le Cardinal de Richelieu qui comme son nom l’indique

 n’était pas enclin à une pauvreté cléricale de bon aloi, mais plutôt à la possession de riches lieux, avait décidé que pour mieux maîtriser le Roi il lui fallait discréditer sa brave femme de Reine. Cette dernière, très curieusement attirée par un anglais que j’avais nommé Buckingham, s’était fichue dans une bien mauvaise situation à cause de quelques babioles de bijoux qu’elle lui offrit en gage d’affection. J’avais campé par avant et entre autre 3 ou 4 personnages héroïques, de fiers guerriers de petite noblesse, incorporés dans un régiment de mousquetaires assez à la mode à l’époque. Naturellement, pour ourdir l’intrigue de ce qui ne pouvait devenir qu’un excellent roman, j’imaginais quelques méchants au service du Cardinal tels par exemple qu’une ancienne prostituée au passé trouble et à l’avenir certain car ayant croisée dans le passé un Athos de mes héros. J’affublais pour faire bonne mesure cette intrigante du faux nom d’une milady anglo-saxonne tel que Winter…’

       Pendant que sous le charme de cette inspiration géniale je retranscrivais cette superbe aventure épique je sentis dans mon cou le souffle tiédasse d’un passé qui remontait jusqu’à moi et s’exhalait de naseaux fantomatiques. Quand j’eus fini d’écrire ce très important roman historique, l’incroyable phénomène se produisit ; un court instant un voile mystérieux troubla l’apparence de ma bibliothèque et lorsqu’il se déchira, je vis apparaître et s’insérer dans les oeuvres d’un auteur jusqu’ici inconnu mais que l’on sait subitement célèbre, ‘Les trois mousquetaires’ et toute la fresque historique qui suivit et fit sa gloire.

      Alexandre Dumas, je l’affirme, est venu du passé juste pour copier par-dessus mon épaule, me déposséder de mon chef-d’oeuvre et de mes personnages.

      Comment, je vous le demande, prouver au monde incrédule que les droits d’auteur me reviennent ?

      A l’époque, j’étais tenté par le génie et je dois dire que j’y étais prêt ; mais après ce plagiat caractéristique d’un écrivain à la veine créative discutable et à la signature contestable, et aussi pour des raisons compréhensibles de modestie, j’ai préféré ne pas donner suite ; de toute façon, on aurait fini par me prendre pour un fou, alors…

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      * Il est des beautés intérieures qui forcent le désir d’amour ou d’amitié.

 

      * Pourquoi, je le demande, on n’a pas donné le nom de Pompidou à un pont : PON.PON.PI.DOU ; une Marylin de banlieue aurait pu le chanter.

 

      * Une femme de surface et de profondeur ?

      Un miroir menteur !

 

     * Quand la vie avance et que la nostalgie se retourne respirer l’air du temps d’avant, ce parfum subtil et personnel que l’on laisse sur son passage comme une trace imperceptible qui sert à se suivre vers son passé, à pister sa jeunesse.

   

   * Je fais un tour dans l’avenir et je reviens te dire.

      * On va trop vite vers un avenir dépassé.

      * J’ai sur le coeur tout l’amour que je ne t’ai pas fait

      Je suis écorché vif de toute la tendresse que je te veux.

      * J’ai pris le parti de n’être d’aucun parti, en fait le parti de ne pas en être.

      * A la soirée roumaine, un des invités avait une figure de pope, une barbe de pope, une affectation de pope : c’était un pope, mais en civil.

      * 1er Décembre : à ceux qui n’ont pas eu la gloire, il ne reste que la

 gloriole médiatique de la critique et la dénégation ; par exemple de Gaulle dont on nous dit qu’il n’était pas parfait. A bon !!! de Gaulle n’était qu’un homme ? ça alors !!!

      * Le silence est aussi timide que la modestie, dès qu’on en parle, il s’évapore.

 

 

      * Il laisse sur son passage une désespérance blasée.

      * J’admire bien plus les gens ordinaires qui font discrètement des choses extraordinaires quand les circonstances le leur demandent simplement.

 


      * Fin d’été, triste bilan. Le gouvernement a eu tord de ne pas interdire la canicule.

      * On est en droit démocratique de se demander pourquoi le ministre de la santé ne s’est pas occupé personnellement de notre vieille grand-mère pendant que les RTT nous ont mis sur le sable, le même que le personnel de santé.

      * Ils traînent leurs ombres colorés sur l’ocre chaude des pinèdes.

      Sous le soleil de Provence, le mistral nettoie le ciel, décoiffe les arbres, peigne les pins en arrière.

      Ah ! Quand le pli des jupes s’accrochait au mistral pour essayer un lever de rideau sur tout un décor érotique ; il soufflait un tourbillon de désirs, interdits par deux jolies mains bronzées qui plaquent le tissu sur leurs superbes cuisses et notre longue déception.

      Une grasse matinée juste avant la sieste qui précède une belle nuit de sommeil : ça y est, je suis en méditerranée.

 

      * On confond trop la lassitude et la sagesse.

      * Encore une femme qui a eu plus de peur que de mâle.

      * Après la journée de la femme, les quotas électoraux ou sociaux, il est temps de penser à une émission de télé : ‘Nos amies les femmes’.

      Pour parodier une phrase célèbre : quel est le mot le plus important dans l’expression ‘un homme et une femme’ ? C’est ‘et’ ; foin des discriminations !

 

      * Exit le cardiologue ; mon coeur, avec qui j’ai d’excellents rapports, m’a dit : ne sois pas inquiet, tant que tu vivras, je battrai pour ta mesure ; je ne m’arrêterai qu’après car je ne peux vivre sans toi ; alors, on a tout le temps.

      * Notre corps est un incroyable instrument. Il y a quelque part dans le cerveau qui le gouverne, une bibliothèque, une mémoire du corps et de l’être, un gène physiologique et événementiel :

dans ma tête, y’a mes ancêtres

mes frères

dans ma mémoire et dans mon corps

ils se prolongent

je dois les chercher

je dois les trouver

je me dois réussir leur survie.

 

      * Parfois, pour agir et par devoir, il faut beaucoup d’inconscience professionnelle.

      * Un assassin, un vrai poison ! Il est d’un ennui si mortel qu’après 10’ de conversation avec lui vos paupières tombent raides.

      * Recette pour devenir une ancienne gloire :

- briller comme un astre qui clignote encore quand son étoile s’est éteinte,

- dire encore aux quatre vents, comme l’écho quand sa parole s’est tue,

- imposer la carcasse de la structure de sa pensée quand sa vraie chair s’est évaporée comme un squelette de dinosaure au musée de l’intelligence de la nature.

 

      * J’ai toujours était un homme fidèle, je n’ai jamais cessé de m’aimer ; et j’ai du mérite car je suis celui qui m’a fait le plus de tort.

      * Pour réussir dans la vie, j’aurai dû écouter mes propres conseils.

 

Peindre sa vie en bleu

D’une note de blues

Marcher cool

Marcher au rythme and blues

 

      * Quand une oeuvre d’art est détruite, est-ce que son inspiration s’évapore en une émanation disponible, un petit nuage prêt à faire pleuvoir, fertiliser et ré-inspirer un nouveau créateur ? Allez dîtes-le-moi où va la beauté quand elle meurt et disparaît ?

 


      * Le nuage arrondi riboulait dans le ciel. Il éclairait le soir moite d’un liseré de lumière.

      * Si tu cherches à définir Dieu, c’est que tu t’en éloignes.

      * Le temps était incertain comme si les heures avaient du mal à se suivre.

      * Aux soirs bleus de l’été, le ciel se noie dans les eaux brillantes du lac où le brochet nage dans les étoiles et fréquente malgré lui le Lion, le Taureau, le Bélier en leurs constellations.

      * Elle est si belle qu'on dirait un souvenir.

      * Il nous faut sauver un mammifère : l’homme ; la seule espèce qui travaille à sa disparition.

      * Il faut donner raison à l’avenir, le décider radieux.

      * Nous sommes des passeurs de relais

      * Une vie mortelle pour un futur immortel

      * Depuis que je pêche, six personnes ont brisé mon silence d’une question originale : ‘Alors, ça mord ?’.

      J’ai posé la même question à un chien maintenant debout une vieille par sa laisse : ‘alors, ça, mort ?’ Et c’est elle qui m’a traité de fou.

      * ‘L’esprit de la cane’ : il faudra que je vous raconte cette histoire dès que je l’aurai inventée.

      * Nous fêtons depuis quelques temps le retour des courtes âmes de gauche, sourcilleuses, revêches, donnant la leçon, cherchant activement de vilains poux sur les têtes de droite, de ces mêmes doigts inquisiteurs qui, il y a peu, joignaient leurs mains dans l’adoration du divin Mitterrand pouvant tout se permettre car oint de l’onction socialiste.

      A propos du sus-nommé, mutilez François d’un ‘o’ et il devient Francis ; ça n’a aucun intérêt !

 

      * La psychanalyse aura bien aidé individuellement des gens à s’emmerder collectivement.

      * L’altitude  et les architectes ont tué le romantisme. Allez jouer de la guitare, chanter ou dire votre amour à une très belle qui habite au 42ème étage de la tour ‘A’ (ou B) sans même un joli balcon pour s’exposer Juliette ou Roxane.

      * Août : Décidément, je ne suis pas fait pour aimer mais pour être aimé.

      * Je suis bien meilleur dans l’amour que l’on me porte que dans celui que je donne.

      * Ah les questions stupides après l’amour !!!

      * Des pensées re-fermées, un coeur qui bat vers l’intérieur, un esprit a-vide, le culte du Moi divin et surtout une systématique in-trop-spection : tout l’art d’être moderne, une vie où l’on ne se précipite que vers soi.

      * Un joli titre : ‘les décors du néant’.

      * Je viens de lire dans une phrase : ‘forces occultes’. M’envahit alors une impression d’enfance où j’étais convaincu que cette expression dissimulait l’activité de celles que l’on appelait à l’époque ‘femmes de mauvaise vie’, de jolies putes, quoi ! libres et quelques fois bénévoles.

      * Et Dieu créa aussi les cons !

      Ils ont pissé sur le feu sacré pour l’éteindre.

      * A Noël, à table il y avait ma belle-sœur et une dinde ; par malheur on a mangé la seconde.

      * L’homme a toujours rêvé de faire Dieu à son image.

      * Le matin, le Soleil sort de Terre et pousse la Lune vers d’autres étoiles.

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      * On trouve aujourd’hui des enregistrements du chant des cigales. Je branche le ventilateur pour inventer le mistral, je monte le radiateur, je ferme les yeux et je suis en Provence n’importe où.

       Tant va la cruche à l’eau qu’on pourra boire le pastis frais.

 

      * Vivre, c’est bien ; ne pas mourir c’est mieux.

      * Comment vais-je ? Bien en vie et resterai immortel jusqu’à ma mort.

 

                                                                  Le désir se crée

Le désir secret.

 

      * Je ne dis pas toujours ce que je fais, mais je fais toujours ce que je dis.

      * J’ai lu quelque chose de très beau dans une poésie chinoise qui nous montrait des buveurs de Lune, circulaire reflet in-aspiré par les lèvres à la surface de l’eau.

      Et moi, je n’y ai vu que l’homme saoul, roulant sur un trottoir anonyme, se retrouver le nez au-dessus du caniveau dans un reflet de Lune bistre et essayant de boire l’astre au creux de sa main plongée dans l’onde sale ; poétique, non ?

 

       * Vous me trouvez très inquiet ! J’ai beau faire, mon intelligence et très inférieure à mes prédictions prénatales ; et je fulmine de ne pas comprendre aussi rapidement ce que, tout de même rares, certains pigent quasi instantanément. Pourquoi tant d’injustice ?

       * Il ne faut pas construire sur le sable. Cet excellent conseil nous vient de la nuit des temps comme un avertissement à nos générations futures qui bâtissent leur vie sur l’ordinateur, sur des puces informatiques dont le constituant de base est le silicium donc du sable…

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                                                                                                               Elle !

Elle admire si bien

Elle écoute si bien

Elle souffre si bien

Elle est bien agréable à aimer.

 

Docile disponible facile naïve

Elle me fait viril

Amour acidulé

Pour que personne ne la lèse

Je la défends aux autres.

 

Femme minuscule

Vers femme majuscule

Quand tombent les tresses

Mon plus joli chagrin d'amour

Quand fille range ses poupées

Femme joue avec bébé

Je reste ton premier pur amour

Jaloux au seize ans des copains

Jusqu'aux primeurs désirs du corps

Femme sortant de l'androgyne

Aux souvenirs des  dînettes

               Des marelles

               Des cache-cache

Courses aux bouts des plages

                  Des champs

                  Des bois

Je te dois d'être père

Puis un jour grand peut-être

 

      * La mort est la plus vieille activité de l’homme.

      * Le 19ème a vu l’avènement d’une bourgeoisie étriquée, singeant une aristocratie défaillante, des aristocrates qui manquaient de noblesse.

      * La mort est éternelle et pour une courte vie offre une longue mort.

      * Je suis très inquiet, j’ai peur de virer anorexique. Hier au soir, je n’arrivais pas à avaler quoi que ce soit après le plateau de fromage qui suivit agréablement ma deuxième assiette de cassoulet. Pourtant les charcuteries en entrée étaient de la meilleure origine et tout le repas se réjouit de s’humecter la glotte avec un abondant petit Madiran tout ce qui a de gouleyant ;  c’est la faute au rugby. Peut-être que finalement, après tant d’années à respecter les 3ème mi-temps je commence à vieillir, va savoir !

      * Ma femme a épousé un con. Elle l’a voulu, elle m’a gardé.

      * Aimez-vous français les uns les autres.

      * Je lavais ma tristesse dans un pichet de vin. Elle se transforma en joie puis en une ivresse frénétique : Saint-émilion priez pour moi !

 

 

 

 

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     * D’accord, je ne suis pas noir, pas juif, pas gros, pas bête, ni tout petit ni trop grand…; est-ce une raison suffisante pour ne pas me sentir opprimé, rejeté, ségrégationné et enfin inspiré par la juste révolte de celui qui ne fait pas encore parti d’une élite minoritaire incomprise.

      * Je suis tellement fou de poésie que j’ai la tête toute mangée par les vers.

 

Simone a bu

La Simone abuse

La Signoret le dit

La nostalgie n’est plus

N’est plus ce qu’elle était

 

      * J’aimais la vie d’avant dans les vieux films dialogués.

      J’aime aussi la littérature de cette époque avec les vielles phrases oubliées de ceux qui savaient faire mon si beau français, presque des mots en noir et blanc.

 

      * L’ombre de mes histoires au soleil, ombres portées, ombres noires des couleurs, ombres sur les murs des corps amoureux, ombres des feux de l’amour sur la terre ocre.

      * Sur les écrans de notre Terre, le soleil nous aplatit et ce reflet de vie qui glisse et se déforme en noir et blanc et épouse les formes de notre décor.

      * Aujourd’hui 8 mai, la seule raison d’être de mes ancêtres, c’est ma vie ; mon existence prouve la leur, et malgré mes souffrances, aucun ne me remercie. Mes fantômes n’ont pas la reconnaissance du ventre ; ils ne l’emporteront pas au Paradis.

      * Les insectes creusent des trous dans les feuilles pour que, au travers, le soleil pique la terre de ses aiguilles.

 

Quand la Lune monte au ciel

S’amuse des étoiles

Quand elle flotte ronde dans le soir

                                               Quand son croissant se prépare dans le noir

                                                                        Pour petit-déjeuner Quand !

 

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 BONNE FIN DU MONDE !

      L’année qui reste à vivre sera-t-elle la dernière du siècle, la dernière du millénaire, donc la fin de notre planète comme certains l’ont pensé  tous les mille ans dans l’histoire de l’humanité ?

      Empruntez et dépensez frères humains ! Demain n’existe plus.


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 2 O O O

  

      * Toute une année, un siècle, un millénaire qui se termine et qui passa du veau d’or à la vache folle.

      Et certain affirme que notre humanité n’a pas fait de progrès…

 

      * Quoiqu’on en dise, la pédophilie est un très mauvais exemple pour les enfants.

      * Je suis un halluciné de frai. J’ai cru voir des infos sans rapport d’atrocités... mais, il y a eu un post-scriptum.

 

      * Proverbe de la sagesse africaine : ‘Je suis sûr d’être l’oncle des enfants de ma soeur, mais pas d’être le père des miens’.

      * Ne rien faire jusqu'à l’épuisement…

      * Encore un qui gagne à ne pas être connu !

      * Se réveiller très tôt pour ne rien faire le plus longtemps possible.

      * S.P.A. d’été : nombreux sont ceux qui ne font pas la différence entre le bien et l’animal.

      * Le blues, c’est un grisou de surface.

      Quand on prend un coup de blues, il faut offrir quelque chose à quelqu’un, même sans le lui apporter, juste pour ce faire du bien (mon adresse sur simple demande).

      * J’ai ouvert mon poing pour prendre la plume.

      * Il est de ces choses que l'on écrit pour faire hurler le papier.

      Puis le stylo pèse une tonne de souffrances inexprimées. La main est plus lourde, le style accroche le vocabulaire, heurte la grammaire, casse la syntaxe et fait pisser un sang noir, une encre qui coule de cruautés inutiles.

 

      * Il tisonne ses souvenirs comme on ranime la flamme de certains inconnus que l’anonymat a rendus célèbres.

      * Comme des reflets qui maculent une pellicule mal effacée.

      * Un irrationnel pragmatique.

      * Si ce vieux mot ‘amour’ te caresse le coeur, c’est qu’il vient de naître tout neuf du nôtre.

      * Les livres sont des boîtes de Pandore qui contraignent l’impatience des personnages. On sent les héros couverts de poussière des bibliothèques surgir frais et propres dès la première page ouverte, dès la levée de couverture.

      * Ni nouveaux mecs ni anciens hommes! Nous vivons aujourd'hui sans avoir mâle à partir avec un sexe blotti.

      * Nous aimons les femmes pour ce qu'elles sont et pour ce que nous ne sommes pas.

      * C'est la plus belle déclaration d'amitié.

      * La plupart des hommes sont à deux dimensions : la physique et le langage plus ou moins articulé. On n'est pas prêt de voir un homme capable d'atteindre la cinquième dimension.

      Parfois certain atteigne la 3ème, l'absence de volume de  l'âme, et tombe dans leur propre vide.

 

      * Pas de pensée personnelle, que les paroles des autres.

      * Tous ces artistes pseudo-engagés qui prennent cet air plaintif des consciences douloureuses comme un rôle trop appris devant une caméra à l'oeil glacé.

      * Remonter un courant, redevenir, retrouver une origine comme une rivière qui réinventerait sa source en l’alimentant.

 

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 la Camarde fauche les pâquerettes

 

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      * Depuis longtemps mes yeux étaient devenus arides. Un peu de rosée parfois s’était coulée sous mes paupières, c’est tout. Mais aujourd’hui, la source a rejailli et fertilisé mes joues ; je ne sais même pas pourquoi, mais je sais qu’ici bas quand l’eau revient, la vie reprend.

      * Ce jourd’hui, 26 septembre au matin, pris dans une file d’attente (ou queue selon son tempérament) que prolongeait rue Daguerre une pratique ondulante amoureuse du bon pain ; les attendeurs dont je faisais parti, reçurent en distribution un tract les incitant à aller gonfler la ‘manif’  pour les ‘sans-papiers’ :

- Parlez-vous d’immigrés clandestins ? dis-je trop vite en impolitiquement correct.

- Vous êtes contre ces gens, réplique durement mon agresseur, du ton de celui qui vient de démasquer sous mon air bonhomme et mal réveillé un dangereux facho.

- Non !

- Alors venez les soutenir ! m’apostrophe-t-il en élevant la voix pour continuer après l’expression ‘sans-papiers’ à me culpabiliser collectivement.

- Eux ! Pourquoi pas, mais individuellement, et ne comptez pas sur moi pour votre démarche politique.

- Nous ne faisons pas de la politique, Môsieur !

      Il a failli employer le couperet du mot ‘ci-devant’, je l’ai échappé belle.

- Alors, ne faisant pas de politique, usez, je vous prie, de définitions correctes, laissez la dialectique aux partis, ne faussez pas les problèmes par des exposés fallacieux, abandonnez l’humanisme aux profiteurs militants et rendez-nous la compassion et l’humanité même pour des hors-la-loi !

      Je dois d’être resté en vie car le bon droit de tuer est réservé à la caste particulière des héros à la James Bond et pas encore aux agitateurs incertains.

 

      * C’est vrai que l’on a embaumé celui qui parfuma notre monde d’une idéologie légère et curative pour nos sociétés plus capitalistes que corrompues. Ce bon Lénine, conservé dans un produit qui empêche la dégénérescence des tissus cellulaires, pourrait un ‘beau’ jour être cloné (clowné triste).

      Que voilà une fameuse expérience à mener pour savoir si son double aura comme lui et jusqu’au fond de ses lamentables cellules le gêne noir de la dictature sanglante ?

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KIKI, FILS DE JEHANNE ET DE ROBIN

      Pour bien comprendre ce qui va suivre, nous devons dénoncer quelques mensonges historiques. Il ne serait pas acceptable que l’histoire vraie que nous allons vous faire connaître ne soit pas cru.

      Nos sources, nos documents étaient à la disposition de tous, mais protégés dans un coffre du Crédit Lyonnais ; ces preuves aussi sont parties en fumée. Mais, aucun historien crispé sur ces connaissances n’eut pu contester ce qui suit, s’il avait consulté nos jolies archives disparues elles aussi sur ce bûcher politique.

      Elles étaient le résultat d’années de recherches, de fouilles, de lectures, de menaces et d’extorsion sur ceux qui les détenaient.

UN BÛCHER SUSPECT

      L’Evêque Cahochon, le bien nommée avait une maîtresse. La tyrannique et satanique femme était jalouse des heures que son amant passait avec la belle Jeanne sous le prétexte de la faire parler ; les voix du Seigneur lui restaient inécoutables.

     Elle exigea donc de son amant de rencontrer la dite pucelle pour en vérifier l’état. Quoiqu’il soit prélat, cette situation lui plut. Il décida même au nom du désir de faire participer le bourreau à la substitution.

     C’est ainsi que la femme méconnaissable sous son voile et qui brûla en ces années le fut avant par la jalousie tandis que notre belle bergère héroïque s’embarquait discrètement pour l’Angleterre vers les terres de l’évêque.

      Elle s’échappa et rencontra un certain Robin dans la forêt, célèbre et premier révolutionnaire, maquisard de la première heure contre l’oppresseur, etc etc…

      Compte tenu de la lenteur spermatique des habitants de la très perfide Albion et de l’ovulation virginale difficile de notre Jeanne, un petit garçon est né vers la fin de la révolution française.

      Pris pour un ci-devant à cause de son accent, il s’enfuit en Provence pour en changer. Durant le voyage, il tomba sur des bandits de grands chemins qui lui prirent ses bourses. Il devint leur chef car ceux-ci ne pouvaient ce décider sur la virilité du commandement, chacun voulant prouver aux autres qu'il était le mieux doté pour commander. Là le problème était résolu, d’où l’ancienne comptine :

      Il était chef élu parce qu’il ne bandait plus

      Il était chef élu car les femmes n’en voulaient plus

      Et pourtant, le nombre de femmes qui pavèrent sa vie d’aventurier est inimaginable. Il était devenu le fantasme inaccessible de toutes ces dames décidant que la chanson était un acte de jalousie masculine.

      Très vite il fut surnommé le Kiki de l’Estérel. Quand il jugeait nécessaire la mort d’un ennemi, la sentence tombait, sèche et irrémédiable, comme un traumatisme avoué d’une voix haute : ‘coupez-lui le kiki !’.

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      * Comme les livres à colorier, histoire à écrire soi-même. Voilà une bonne idée à proposer à un éditeur : une  histoire dont on propose le cadre et le lecteur-auteur devra remplir les blancs avec le stylo de la couleur qui lui convient.

      Projet naturellement adaptable avec des disquettes informatiques.

 

      * Première phrase pour un roman :‘Je suis né le 29 Février et je mourrai vieux demain à 15 ans pour mon anniversaire’.

      Il ne reste plus qu’à écrire trois cent pages, mais moi je ne peux pas ; c’est trop dur la mort d’un être si jeune.

 

     * Qui peut la voir ? On irait jusqu'à croire qu’elle existe si peu que seule la Lune l’éclaire. Aérienne et diaphane comme la toile tissée d’un fluide astral tombé des étoiles et qui flotte à la nuit sur le reflet d’une si jolie fantôme.

      * Nos belles âmes ne transmigrent-elles que sur notre bonne vieille Terre ou la réincarnation peut-elle aussi se choisir dans d’autres galaxies, sur d’autres planètes, aux confins d’autres univers de l’ailleurs ?

      * Quand l’hiver fût venu, tous se battent pour gagner de quoi se retrouver sur le sable en été, s’offrir sa place au soleil.

      * Tous ces assassins de la Terre.....

      * Un instant, s’il vous plaît, arrêter l’avenir.

      * Dans la nuit tumultueuse, un trait de lumière dessine une chaloupe noire. Raide dans la nuit, de sa voile obèse, elle glisse sur la tempête.

      * Un passé connu découvre le présent vers l’avenir.

      * J’apprends que le soleil n’aurait plus que 5 milliards d’années à peine d’existence avant de nous éteindre : qu’allons nous devenir ? C’était bien la peine d’économiser pour mes vieux jours.

      Il ne restera rien, ni les textes de ....  (écrire le nom de son auteur préféré), ni les oeuvres de .. . (écrire le nom de son peintre préféré), qu’une Lune froide, un noyau encore chaud de soleil, une Terre morte. Alors, tu crois que c’est bien le moment de me reprocher mes faiblesses ?

 

      * Boire comme on se noie de l’intérieur.

      * Nous avons bien fait de féminiser les ministres puisque au nom de l’égalité des sexes nos Excellences mâles deviendront des Excellentes.

      * L’essentiel est de se trouver une raison de penser.

      * Il y a ces gens dont le seul voyage est la marque du temps qui leur passe sur le corps. Ceux dont les yeux suivent ce temps qui passe ou ceux qui passent avec le temps. Il y a aussi ceux qui suivent le cours du temps dans l’espace ou qui le chevauchent pour traverser la vie devant ceux qui regardent…

      * L’un découvre des mammouths, l’autre dresse des puces ! Problème de vocation ou affection ophtalmique ?

      * On a tué ma vie !

      * L’arrogance doit-elle obligatoirement être soignée par l’humiliation de l’arrogant ?

 

Tu peux me quitter, partir

                                                                      Tu peux m’oublier, t’oublier

Mais jamais ne nous oublie

Et aime au moins que je t’aime.

 

      * Un morutier est un petit yacht plein de jolies filles au-dessus de mes moyens.

      * Je viens d’avoir une idée, mais je reste sec pour la suite de l’histoire. Il faut d’abord que je fasse connaissance avec mes personnages.

      * L’égalité des sexes tend à se généraliser, à s’institutionnaliser et les sexes fusionnent. Cette confusion, cette mise à niveau égalitaire, ne fait-elle pas le lit de l’homosexualité moderne, l’hétérosexualité ‘plurielle’ et l’exhibitionniste banalisé ; demain, à dix heures, sexe obligatoire.

      * La vague aplatie s’en retourne à la mer et lisse sur la plage ce vaste miroir qui en un éclair s’évapore dans le sable.

      * Je me demande s’il ne me sera pas plus facile d’affronter l’instant de ma mort que la totalité de ma vie.

     ou

      J’ai tant usé mon courage pour vivre qu’il ne m’en reste plus rien pour mourir.

     ou

      Faut-il plus de courage pour vivre que pour mourir ?

      Etc…

      Réponse : épitaphe remise à une date ultérieure.

 

      * En réalité, je me rends compte que je n’ai jamais voulu être célèbre, reconnu à chaque pas, n’être libre d’aucune intimité extérieure, signer sur des supports gras des autographes rapides,  avoir des meutes de filles hystériques qui me laissent à poil transformant les lambeaux de mes vêtements en relique. Mais, ayant échoué chez les anonymes, j’ai au moins réussi à être exaucé de ce voeu là.

      * Le suicide peut être un crime prémédité ou passionnel. Il est héroïque pour échapper à un ennemi. Il peut être un crime de lâche ou de désespéré, de la légitime défense pour ceux qui se sont fait tant de mal à vivre.

      En tout cas, ce crime présente si peu de circonstance atténuante que le coupable ne peut demander son pardon à la famille de la victime.

 

      * Prions pour la S.P.A., en cette période estivale si cruelle, pour que Dieu reconnaisse les chiens.

      * Ce proverbe Perse me ravit : ‘Fais confiance à Dieu mais attache quand même ton chameau’.

      * Aujourd’hui, je me sens l’âme molle et pas le moindre bénitier d’amidon où la raffermir.

      * Pignouf, ce sera le nom d’un chien que j’adopterai dans un récit.

      * Sa fleur saigne les blés d’incertaines ailes de papillon, maladroites, tremblantes passagères du vent qui se reposent un instant en l’air et nous chantent une brève composition impressionniste. Merveilleux insoumis, le coquelicot nie sa capture et refuse sa parure à la main qui le cueille. Marqué de bleuets sur son âme fragile, il se meurt sous la promesse du bouquet.

      * Les réducteurs de planètes, par l’information instantanée, accès des connaissances et des technologies, raccourcissent tellement les distances et le temps, qu’ils nous emprisonnent sur cette Terre dont nous avons maintenant trop vite fait le tour. Ils ont provoqué l’extinction de la race des explorateurs et aventuriers solitaires. Le découvreur moderne est condamné sans une puissante structure financière et technique.

      * Si un jour je suis un homme connu, le remords viendra-t-il aux mauvais économistes qui m’ont cru sans intérêt ?

      * Il fait nuit et demain ce sera le 6 Juillet. Ca n’a aucune importance bien sûr, mais je me suis posé une drôle de question : si je mourais là, est ce que quelqu’un m’en voudrait ?

      * Il est des jours comme ça où les cons m’amusent moins.

      * Il est dangereux de mentir le nez au mur. S’il s’allongeait brutalement, Pinocchio risquerait l’éclatement nasal.

 


      * Avoir mal aux dents au siècle des lumières ? Finalement, on vit vraiment une époque formidable.

      * Aujourd’hui je rêve, demain ce sera vrai.

      * C’est aux pieds du maçon que part le mur.

      * Fuir la solitude pour mieux s’y réfugier.

      * Pour aider un cul-de-jatte, doit-on lui mettre la main à l’étrier ?

      * Je me demande ce que notre monde a dû faire, avant sa disparition dans un univers précédent, pour subir dans celui-ci une humanité si navrante.

      * La vessie agit directement sur le cerveau. Essayer d’aborder un léger problème philosophique en exécutant le pas de danse particulier, rythmé par une urgence urinaire arrêtée devant la porte des ‘eaux closes’ et occupées.

      * Il se voulait différent et n’était qu’indifférent.

      * Les chasseurs acharnés du seul plaisir, ces mauvais tireurs, te rateraient un gros bonheur dans un couloir.

      * Je voudrais qu’on me dise pourquoi… simplement, pourquoi…

      * Etre modestement universel.

      * Que de destins broyés par des hommes qui ont réussi le leur !

      * Tous les hommes sont semblables mais différemment des autres.

      * La civilisation de l’urgence double jusqu'à l’accident ceux qui pratiquent l’art de vivre. Essayer le serein !

      * En Mai, fait ce qu’il te plaît : emprunte et dépense mon frère !

      * On nous annonce pour bientôt, comme à chaque millénaire, l’échéance de notre monde. J’ai une pensée joyeuse et complice pour tous les tapeurs qui n’auront pas à rembourser à tous leurs prêteurs plus ou moins usuriers, des sommes plus ou moins importantes. Triste pour ces derniers ! Je me dis aussi que la fin du monde risque de sonner le glas des grandes compagnies bancaires ruinées par la défaillance de leurs débiteurs opportunistes. C’est un très grand risque pour le capitalisme. Et que deviendra l’Euro dans tout ça?

      * Que devient-on après la fin ?

      * Autocritique d’Avril : Je me dois de rendre acceptable mes écrits et de faire acte de modernité, de fictionner d’un ordinateur progressiste. Je veux enfin être reconnu comme un homme courageux par les salons ‘libérés’. Donc, j’atteste sur l’honneur connaître toutes les expressions triviales qui désignent l’acte naturel de la reproduction, recyclé dans le seul loisir remboursé par le trou de la sécurité sociale. Je peux pratiquer aussi toutes les grossièretés qui touchent aux organes sexuels mâle et femelle, décrire de ma plume toutes les combinaisons possibles d’expressions homo ou hétérosexuelles, de manipulations et d’interpénétrations des sus-nommés. Si je n’utilise pas toutes ces vastes connaissances dans de puissants récits érotiques, là est mon autocritique, ce n’est pas par lâcheté. Je suis affligé d’une bonne éducation néfaste pour la pensée unique. Pour ne plus être un piètre candidat à la popularité, je sens que je vais vous trousser quelque chose de bien cochon. Ainsi je pourrai surnager dans le cinéma et la littérature, et à moi la palme !

      * A la nuit, il cueille des éclats de Lune qui s’évaporent le matin au Soleil chaud.

      * Je peux pardonner tout le mal fait aux autres.

      * Tous ces loupés de l’extermination ethnique, mitraillés par les journalistes, deviennent de la chair à photo.

      * Je m’interroge : doit-on refuser la corrosion du temps sur le corps et l’esprit ?

      * Elle soulève sa jolie tête de l’oreiller où se s’écoule soudain une cascade de cheveux  et me répond : Sur le corps, c’est inéluctable. Mais sur l’esprit le refus est vital. Il ne peut que grandir s’épanouir et enfin libre s’élever.

      * Tous les hommes sont ego, certains trop!

      * La persécution, non de l’idéologie sectaire mais du courant plus subtil plus sournois des idées reçues des biens pensants. On torture un homme dans son âme par la vox populi, tourment invisible, virus de l’âme et de l’esprit par l’œil et par l’oreille. La chair n’est plus déchirée les os ne sont plus broyés. On l’empale sur l’anathème.

      * Mon Dieu, faites que mon rêve ne se réalise jamais pour vivre dans l’espoir.

      * La réussite ralentit l’action quand l’échec la fait rebondir.

 

      * Seul l’ennemi est digne de confiance. Il est l’être le plus fiable de votre entourage et ne vous décevra ni ne vous trahira jamais. Vous pouvez compter sur lui à tous coups pour vous détruire par tous les moyens.

      En revanche, l’attaque folle d’un ami fait hésiter et le doute est fatal. Le bon ennemi n’impose pas de réflexion à la riposte et le combat est égal.

 

      * La philosophie pourrait guider le monde, si les philosophes étaient dignes d’elle.

      * Servile et féroce comme un courtisan qui, pour son maître bien aimé, caresse ou martyrise.

      * A quoi peut bien servir l’Univers ?

 

Comment te dire

Comment te dire si tu ne sais pas m’écouter

Me comprendre, m’interpréter.

J’ai tant essayé de t’aimer

Jusqu'à ne te parler que de toi.

Je n’ai pas su te dire ce matin là,

Un jour comme un autre, tout neuf,

Attendant sa réalité jusqu’au soir,

Ce jour là encore, je n’ai toujours pas su.

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      * Etaient-ils aussi demeurés que ça ces gaulois qui avaient si peur que le ciel leur tombe sur la tête ? Sûrement pas ! Ils sont la preuve, la mémoire du grand bombardement que subit la Terre, les pluies lourdes de météorites.

      Les paléontologues peuvent arrêter de se poser des questions, la preuve est enfin faite.

 

      * La part du Mistral ? C’est le grain de folie chez un provençal.

      * Qui court après la Lune ?

      * Ah, offrir son nom à l’histoire !  Je me demande ce que peut en penser Denis d'être saint et titulaire d'une rue à putes à Paris. Et Pigalle, pas plus pornographe que ça, ne doit plus voir en peinture les sex-shops et les petites statues phalliques qui ont effacé le souvenir de son talent.

      Ne donnez pas mon nom à une rue ! On ne sait jamais ce qu'elle deviendra. A la rigueur à un plat ou une belle recette provençale, en espérant qu'aucun salaud ne la gâche en la bâclant ou me la crame.

 

      * La chaleur aromatique de l'été ou en hiver celle de l'amour devant un feu de cheminée parfumé aux ceps et aux pignes de pin. Pendant qu'on se joue du fifre le coeur bat le tambourin.

      * Je pourrais prédire moi aussi si l’avenir ne voulait pas se laisser mener par le hasard.

      * Qu’y avait-il ici avant l’Univers ?

      * Les épines des buissons, des broussailles qui couvrent les pinèdes ne vous griffent pas. Elles essayent maladroitement de vous retenir. La lavande le thym le romarin l'hysope. Les pierres sèches des bastides, les tommettes, les pinèdes sur fond chaud de terre rouge ou de roches blanches assoiffées, l'éblouissement du blanc, la chaude profondeur du rouge. L'olivier le cyprès les platanes des cours, les pinèdes les tuiles rondes rouges ou orangers, les bastides tapies à l'ombre des grands pins les fenestrons, les volets de bois aux pales fabriquant la fraîcheur et l'ombre pour les après-midi de siestes obligatoires, les odeurs d'anis développées par l'eau froide tombée au fond des grands verres pour réconcilier de fâchades définitives à la mesure du point de pétanque.

      La Provence inquiète tait subitement toutes ses cigales. Elle retient son souffle, se rassure sans que l'on sache jamais pourquoi, et relâche soudain le mistral et toute la vie rechante.

      A l'heure chaude de la sieste la vie retient ses gestes et avance son heure au rythme des cigales.

     La sieste, c’est la position du penseur provençal. Elle ne s’improvise pas. Si l’on peut dire, sans provocation, elle se travaille. D’abord, elle ne supporte aucun retard. On ne peut pas rattraper une sieste loupée. Celle perdue de la veille l’est définitivement. Et si à 16h la sieste n'est pas accomplie, vous n'avez plus le temps avant le coucher du soleil. Les estrangers appellent ça le stress. Dans le midi on ne connaît que l'inquiétude du temps, beau ou moins beau. Le stress, nous on se fait la sieste dessus.

      La sieste ça se prend au sérieux, pas par-dessus la jambe. Il faut pratiquer quotidiennement et à heure fixe. Surveiller le degré d'hygrométrie, la température, la fraîcheur, la pénombre propice par rapport à l'intensité solaire, la qualité de l'abri au mistral, l'orientation. Il faut régler convenablement l'inclinaison du support où elle se moule, se met en forme.

      Bien sûr la sieste demande un peu de volonté, cette volonté particulière si difficile aux gens survivant tant bien que mal au Nord de la Durance.

      D'une calanque en Méditerranée : dans un décor si beau, on aimerait être si désespéré qu'on s'y noierait pour toujours.

 


      * L’ambition des imbéciles est aussi détestable qu’une intelligence sans ambition.

      * Les moutons ne bêlent pas la bouches pleines d’herbe. Si au moins ils ruminaient avant de suivre.

      * Les partis qui portent tellement à gauche toute, ne m’ont jamais déçu. J’ai toujours su leur sectarisme idéologique. Quand le bon sens ne regarde pas de leur côté, c’est le bon sens qui se trompe de direction.

      * La terreur communiste ou la barbarie humaniste.

      * Les limites de l’infini se referment sur nous.

 

L'eau peut-elle mourir de soif ?

Le sucre peut-il être diabétique ?

Le cheveu peut-il être chauve ?

 

      * ‘L’Amante religieuse’ : ce serait le titre pour l’histoire d’une femme assassine et nymphomane qui se cache sous une cornette.

      * Déflagrato : mot entendu dont le sens me parait être celui de la position superbe de l’homme le pantalon tombé sur les chevilles, accroupi, avant de se libérer le ventre. Cependant aucune de mes fouilles en dictionnaire ne m’a permis d’en trouver une définition. L’orthographe n’est peut-être même pas correcte.

      * Homo erectus : thème publicitaire possible pour le viagra.

      * Etre comme une fleur séchée dans un herbier.

      * Pour les fleurs, des iris, mais pas de cercueil. Plantez-moi en pleine terre ou je vais m’emmerder toute ma mort si ma boîte empêche mes os de fuir en cellules serrées loin de voisins cons et trop recuits aux feux follets.

      * Un géronte : troisième âge d’avant.

      * Le gaillard, lui aussi d’avant ou solide compagnon.

      * La suffisance est l’attitude préférée des imbéciles.

      * Voir le syndrome d'Oreste...

      * Carpe diem si tu veux, et fous-moi la paix.

      * Turlupinade, ambiguïté du mot ou du geste.

      * Danse : acte pré-copulatoire, gymnastique ondulatoire du plaisir en musique.

      * Chasseur de métastases : le pied sur une cellule cancéreuse tuée par le docteur Tartarin.

      * Petaouchnok ? Mon atlas est sûrement incomplet ou il reste des terres à découvrir.

      * L’Atalante, comme Eve, fut vaincu par la pomme. Hippomède venge Adam.

      * D’un sursaut de lumière, le jour chasse la nuit. L’aube l’amplifie en caresses glissées sur les joues de la Terre.

      * Il voulut tant connaître enfin de la vérité qu’il plongea dans le puits.

      * Encore un mec qui ne gagne pas à être connu.

      * Il ne faut jamais se croire arrivé, au risque de s’arrêter.

      * Ils vous harcèlent et ne vous lâchent pas plus que la marée ne laisse la grève tranquille. Elle ne la laisse respirer que pour pouvoir encore et encore l’inonder. Elle finira bien par avouer d’où elle vient.

      * Qu’est-ce qu’elle fout là cette montagne, bossue comme une île qui surgit de la terre.

      * Une preuve de la lucidité humaine est que souvent l’homme se hait.

      * Je ne veux (peux) pas appartenir, car je veux (sais) pas trahir : homme libre d’engagement, d’embrigadement. Quand on fait parti de...., on se soumet ou on trahit. Les deux me sont également insupportable.

 

- Il est de plus en plus con !

- Ce n'est pas impossible, je crois qu’il s’entraîne.

 

      * Le danger, le risque, ne sont rien. C’est le désespoir qui tue la vie.

      * Dieu, par exemple : que faisait-Il avant de faire pousser son jardin d’étoiles ?

      * L’être humain est aussi un mammifère mais avec une carte de crédit et pour les plus évolués un bulletin de vote.

      * On a tous besoin de se faire caresser l’âme dans le sens du ciel.

      * Pendant que l’homme d’action crée son avenir, la vie façonne à sa méchante guise des âmes molles.

 

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LE DIALOGUE DES MYTHES

OU

LA METHAPHYSIQUE DE LA TARTINE DE BEURRE

 

      A la cueillette des pommes, une d'entre elles tombe sur la tête d'un serpent :

- le serpent : tu te venges ?

      La pomme : victime ou coupable des malédictions divines et du devenir de notre planète?

      25 Décembre : Dialogue entre l'enfant Jésus le boeuf et l'âne.

      31 décembre : La Camarde vient chercher l'année qui meurt. Elle disparaît dans la fête ou l'horreur.

      Donner la vie :

- liberté d'action dans un contexte historique obligatoire

- Libre arbitre dans un itinéraire fléché

      Le jour de la fête des mères : Par le cordon ombilical téléphonique ; dialogue rêvé entre l'enfant et sa maman ; vision au-delà des entrailles, l'enfant comme un cosmonaute flotte au-dessus de sa mère-capsule relié à elle par le sus-dit cordon.

      Au réveil le rêve-foetus se retrouve dans la matrice d'un coup de pied d’appel dans le ventre intérieur de sa mère

      Jour de la fête des morts : La promenade au cimetière, le champ de chrysanthème. Discours avec la fin de la vie. Le droit à l'existence. Le confort reposé de la position. Le feu du crématoire anti-chambre de l'enfer.

      Conversation avec un instant de gloire de passage à la télé.

      La vie d'un débranché ou branché ou logique de vie contre mode obligatoire.

      La réussite de l'écrivain, créer un mythe. Par exemple : Roméo et Juliette, Hans le joueur de flûte libérant la ville de ses rats(à essayer en politique), le vilain petit canard…

     Pour aller plus vite, je vais créer ou utiliser les mythes déjà existants, ce qui consacrera mes écrits ou le mythe de l'écrivain : être ou ne pas être une référence.

      La tartine dramatique : peut-on lui demander, lorsque sa chute n'est plus évitable, de se recevoir du bon côté. On peut ralentir sa chute dans une jonglerie maladroite, le temps de lui expliquer, de s’en fiche plein les doigts, et si on n'a pas le rapide réflexe, l'incapacité à la rattraper, spectateur impuissant des effets conjugués de la gravitation sur la tartine.

      Comme si le corps gras dont on l'oint, lui conférait une fluidité profilée, un oiseau qui jaillit et s'envole, la tartine attend toujours sa couche de beurre avant de s'échapper de vos doigts.

      Que peut-on faire pour que, lorsque la tartine prend son envol, elle ne retombe pas systématiquement sur le beurre dans la poussière, en déconfiture quoi ?

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OEUFS AU PLAT A LA RILLETTE

      Dans une poêle faire fondre de jolies rillettes bien poivrées.

      Quand elles croustillent, casser 2 oeufs par personnes.

      Nouveaux tours de poivre du moulin sur les jaunes, et on se régale avec une belle baguette toute chaude.

 

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      24 Décembre, il fait soir : Max est assis les coudes sur la table la joue roulée sur son poing fermé ; il pense. La télé vie sa vie lumineuse é-mouvante, bruyante à côté de la cheminée d'où apparaît le Père Noël.

 PERE NoëL : Salut !

MAX : Salut !

PERE NoëL : Quelque chose ne va pas ?

MAX : D'où sortez-vous ?

PERE NoëL : Ben, de la cheminée pardi !

MAX: Ben voyons !

PERE NoëL : Faudra ramoner la prochaine fois

MAX:: D'ici à un an, j'ai le temps.

PERE NoëL : Vous dîtes tous ça et puis… fume et suie !

MAX : Au fait ?

PERE NoëL : Oui ?

MAX : Qui êtes-vous ?

PERE NoëL : Le Pape ! Et vous ?

MAX : Max !

LE PERE NoëL : (consultant sa liste) Max, Max, Max ? Ah, voilà ! Pour une fois, je ne me suis pas trompé de cheminée.

MAX : Vous savez qui je suis ?

PERE NoëL : Max !

MAX : Et alors ?

PERE NoëL : Alors ? Je sais tout sur vous. Entre autre que vous êtes célibataire. Et comme beaucoup de célibataire, le soir de Noël n'est pas une fête pour vous. La joie des autres n'est pas une circonstance atténuante à la nostalgie, au contraire.

MAX : Qui vous a permis d'entrée en moi ?

PERE NoëL : Ce soir, j'ai un passe-droit. Toutes les cheminées de tous les coeurs me sont ouvertes.

MAX : Qui vous parle de cheminée ? De toutes façons, je n'avais pas fermé la trappe.

PERE NoëL : Encore heureux que vous n'ayez pas fait du feu.

MAX : Foutez-moi la paix avec cette cheminée. Je vous parle de mes pensées. Qui vous a permis de forcer mes pensées ?

PERE NoëL : Votre dernière pensée justement. Un petit souvenir d'enfance, des guirlandes pendaient de vos rêves, errait dans une crèche, s'éblouissaient à l'étoile de l'arbre, s'enlisaient dans le flou de votre mémoire… vœux à peine formulés et me voilà.

MAX : Mon ennui me joue des tours, papa !


 

      * Les bonnes questions existentielles :

- Quand on monte un attelage doit-on dire 'je monte à chevaux ?'

- Pourquoi dit-on dans le métro : Station Franklin D. Roosevelt pour Franklin Delano Roosevelt et on ne dit pas Champs E. Clemenceau pour Champs Elysées Clemenceau.

- Le zèbre est-il un animal noir à rayures sales ou sale à rayures grises ?

 

      * Paulo Coelho : ‘L'univers conspire à vous aider quand vous entreprenez de vivre votre légende personnelle’.

      Moi, je n’ai pas retrouvé ma légende. Merci de ma la rapporter.

      * J’ai un mauvais caractère qui fabrique à tout va des anti-corps sociaux, boutant loin de moi la dépouille terrestre de ceux que je classe dans la catégorie des affligés pathologiques de l’âme conne, les indécrottables de la bêtise crasse.

      En gros, à tous ceux qui ne m’aiment pas pour la raison fautive de ma pensée inverse, à tous ceux qui sont de gros tambours bruyants sûr de raisonner juste.

       Ils remplacent l’inspiration par la virtuosité : technique, connaissance, artifice. Ils ne veulent admettre de n’être que des interprètes et se veulent tous les talents.

 

       * Ce long cimetière qui parcourt la surface de la Terre laissant la trace de tous les drames qui l’ensanglantent.

      Plus le temps passe, plus la Terre accumule la mort. Les cadavres envahissent notre planète depuis des millénaires, en recomposent la matière. Nous vivons dans une sorte de vaste pourrissoir. Jusqu'à quand notre boule funéraire véhiculera-t-elle péniblement autant de corps mort.

      Et j’évite de souligner l’olfactif. Pour ne pas mettre les pieds dedans, que cela porte chance ou pas. La Terre est un immense gogue alimenté depuis la nuit des temps par les milliards de trous du cul de toutes ses faunes successives.

 

      * Les lieux soudain se chargent de tragique. L’air devient plus lourd, la lumière baisse de ton, les bruits s’écoutent, craintifs. Le silence est inquiétant.

      * On voyage la vie comme on fait du tourisme en emportant, somme toute, peu de chose accumulé dans la mémoire, sans vraiment participer, extérieurs aux autres, spectateurs de surface, critiques par principe, futurs narrateurs de souvenirs éventés, exposants des clichés d’un passé de passant.

      * L’auditeur, le téléspectateur, l’automobiliste, l’électeur, le piéton, le consommateur, et j’en passe au singulier. Tous mes concitoyens qui se superposent en groupes séparés par les médias, pour un seul pluriel : les anonymes.

      * Le drame de l’expression, l’absence de connaissance qui rend muet, mutile les sentiments que l’on ne sait exprimer. Timidité, inculture ! Que de jolies pensées peut-être enterrées, charbon qui sera ou pas se transmuter en diamant brut.

      Les yeux permettent peut-être, d’aller fouiller ces coeurs muets.

 

      * Je n’avais jamais osé m’avouer ce à quoi je croyais. C’est sa rencontre qui me dévoila mes pensées.

      * Le feu de cheminée, les cendres de la mémoire : tisonner des étincelles, fouiller les bûches rougies des souvenirs qui exhalent des flammes, hypnotisent pour aller revivre le passé.

      * Il a la tête dans l’innocence et la main dans le sac.

      * Il était si con, que sa couleur favorite était le belge.

      * L’obligation des plaisirs défendus.

- Ce serait un miracle.

- Un miracle, pour de vrai ?

- C’est juste ce qu’il nous faut.

- Alors c’est sûr, vous pouvez être tranquille, ça se fera

- Faut y croire ?

- Je suis croyant ! Le miracle est possible, avec un miracle tout est possible. Il suffit de programmer une prière.

 

      * Un vent qui cueille au passage les parfums et vous les glisse sous le nez, les dispose sur votre peau et distribue des images de fleurs cueillies dans vos souvenirs de jardin et d’arbres au printemps.

      * La vie s’est refermée sur nous.

      * L'homme a conquis le Monde, il ne lui reste plus qu'à conquérir l'homme.

      * Devenir un homme c'est apprendre la maîtrise de ses pulsions et le respect des autres.

      * La compulsion sert souvent d'intelligence d’action aux imbéciles immatures.

      * Vous voulez faire de la magie : si vous êtes capable de continuer à vivre en ignorant les problèmes les risques en les méprisants les abordant d’un coeur léger, vous vous rendez compte soudain qu’ils ont disparus et qui n’existent plus.

      Exciter son âme et l’obliger quoiqu’il en soit à vivre heureuse, évapore bien des problèmes et dissous la tristesse.

     En fait, il faudrait vivre par petites bouffées quand tout va bien. Mais tout le temps ça fatigue et à force on s’en lasse.

 

       * Les mauvais sentiments de soi comme les excès de contentements sont des calories excessives qui vous alourdissent et vous déforment le cerveau d’une cellulite de matière grasse.

      * Quand elle se mirait dans ses souvenirs, elle se savait belle. Par un coquet réflexe elle posait la question à son vieux miroir. Il lui froissait cruellement les joues pour lui infliger son âge.

      * C’est facile d’être monogame compulsif quand les femmes refusent de rester avec vous.

      * Avec l’âge, l’infidélité est plus difficile à pratiquer… nous vieillirons ensemble.

      * Comme en navigation, le cap de la vie est facile quand tu peux te situer en recoupant ta situation entre trois points de repères clairs et lisibles : le bien le mal et l’à-peu-près.

      Mettre le cap sur la passion, sur sa raison d’être et  naviguer à l’aise.

 

      * L’espoir, l’esprit de résistance, le sens du combat quotidien disparaît après la guerre ou avec. Faut-il le regretter ?

      * Je ne sais pas pourquoi, un jour il choisît mon amitié.

      * Je peux jouer ou vendre mon corps, mais je garde mon esprit.

      * Si vous ne m'aimez pas plus que je vous n'aime, je referme mon esprit et j'irai penser ailleurs, ma gorge réabsorbera ma voix et mes mots.

      Je ne me tais pas, je reprends mes paroles.

 

      * De cette volonté d'excellence, je fais mon ordinaire.

      * Un chauvin ? Personne qui n'aime pas la France.

 

- Laissez-moi descendre

- Ne vous donnez pas cette peine, je vais vous descendre moi-même.

 

      * Pour dissimuler sa lâcheté, affecter de mépriser l’honneur et le courage.

      * Seule la mort peut me rendre éternel.

      * La mort n’existe pas pour moi puisque ne faisant pas parti de mon existence, je ne veux la connaître.

      * Nos capacités d’aimer sont vastes. On peut aimer une femme et le cassoulet à la différence qu’une femme peut vous rendre cet amour et que les haricots, eux…

      * Qui veut boire un bon café, ménage sa mouture.

      * Le vol du connard.

      * Quand on ferme une maison de la culture, on en fait une maison close.

 

- Moi, Monsieur, je me suis fait tout seul.

- Ce n'est pas ce que vous avez fait de mieux.

 

      * Elle a été si négligente, qu'elle oublia de vivre.

      * Dire à une femme ‘Oh! Objet de mon amour’ correspond à la traiter de Femme-Objet ?

      * Son mari était si ennuyeux, qu'elle hésita entre prendre son mâle en patience ou prendre un amant.

      * Le ventre est important chez l'Homme, surtout chez les gros.

      * S M O G : Société pour l'Organisation des Manifestations et des Grèves.

      * Tapinette : Mini-bus aménagé et utilisé par des prostituées au bord des routes.

      * Revenu des salariés ? Les salariés n'en sont pas revenus !

      * C'est beau un cochon qui dort. On dirait un tableau de Gaugroin.

      * Monter un coup pour descendre un ennemi.

      * Drame de la jalousie : Narcisse se tue. Il vient de tomber amoureux d'une autre personne que lui-même.

      * Le temps est aussi incertain que l'amour. On ne sait plus comment se déshabiller.

      * Elle habitait Anvers et parlait en prose.

      * On peut toujours faire confiance aux faiblesses des hommes.

      * S'engueuler avec son bagage, c'est risquer de se mettre son sac à dos.

      * J'étais gêné comme génisse devant son premier taureau.

      * Jésus, un Dieu mégalo qui se prend pour un homme.

      * Pas dupe ! Ces faciès pincés, coincés, d'intellectuels de gauche, ces mecs auto-empalés sur un pauvre parapluie que Brassens n'aurait pu échanger contre un coin de paradis ou un vrai bonheur anarchique.

      * La bonne médiocrité est aujourd’hui à la portée de tous.

      * Définition possible de la réincarnation : la vie c'est l'esprit que l'on lance comme un galet plat sur la matière. Il fait des ricochets et seul le dernier rebond est éternel.

      Ou : c'est dieu qui fait des ricochets sur la matière.

 

      * Certaines femelles de puceron, n'ont pas besoin de mâles pour se reproduire, elles naissent avec un embryon (quand les hommes l'appellent ma Puce, je rigole).

      Escargot : animal hermaphrodite. Pas de problème d'homosexualisation pour s’auto-féconder ou se faire féconder et quel que soit le partenaire.

 

      * En traversant Neuilly, l'autre jour, j'ai été carrément bousculé. Jaillissant de son luxe, une grande pétasse prétentieuse, suitée de ses futurs petits bourgeois bleu-marines m’a renvoyé à mon insignifiance.

      * Quand une russe vous explique qu'elle fait des kilomètres de queue, on ne sait :

- s'il s'agit d'une mère de famille commentant ses courses quotidiennes

- ou d'une pute rouge établissant un bilan professionnel.

 

      * 34 Octobre : j'ai donc dépassé le temps normalement alloué au mois d'octobre. Je n'ai donc pas pu vivre ces jours passés étant dans l'autre partie d'un mois qui n'existe pas.

      * Physiquement, l'homme ressemble beaucoup à la femme à une virgule près.

      * Un plateau ? Le plus beau cadeau que peut vous faire une négresse.

      * La femme est comme le cheval. Quand elle vous laisse tomber, il faut remonter tout de suite.

      * Le combat des idées est un combat gagner d'avance pour celui qui en a.

      * On vit une époque ou tout est allégé. A quand la matière grise allégée, un cerveau light.

      * C'est une erreur de croire que les mecs non-maso sont amoureux des amazones. Elles les fascinent peut-être. Ils les désirent comme on veut posséder la rebelle, assurer son pouvoir.

      Pour ceux qui ont vidé les étriers, il faut, quand on tombe, immédiatement remonter sur l’amazone.

 

      * On a bien travaillé à l’évolution de nos campagnes : paysan puis cultivateur, agriculteur, exploitant agricole ou mieux, agrico-casseur-manifestant.

      * Etre eunuque, ce n'est pas un mâle en soi, mais un mâle nécessaire au harem.

       * Vacciner au BCBG.

      * Le nickel est un métal propre.

      * Ils ont plumé le cul de la colombe de la paix.

      * Jamais entendu par un liftier : suivez cet ascenseur!

 

- Il n'y a qu'une façon de devenir riche honnêtement

- Ah oui, laquelle ?

- Je savais bien que vous ne la connaissiez pas.

 

      *Jeux de con :

      Vérité bien entendue : ‘il vaut mieux fermer sa gueule et passer pour un con que de l'ouvrir et de ne laisser aucun doute à ce sujet’ ; qui en est l’auteur ?

      On ne peut pas prouver qu'il est vraiment con, mais il ne fournit pas pour autant la preuve du contraire ; de qui parle-t-on ?

      Un homme honnête et serviable discute avec un autre con.

 

- Tu es heureux de vivre ?

- Non, surpris !

 

      * Les statistiques sont formelles : les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout les veuves.

      * Constat raciste entendu : dans le bus il n'y avait que des arabes sauf le chauffeur… qui est noir

      * Il n'est pas facile de se faire pardonner les avantages que la vie vous donne.

      * Si le chêne a pour sa gloire ses feuilles, il a aussi ses glands.

      * L’homme est un précipité magique qui mêle l’horreur au pire.

      * L'amour est la chose la plus dangereuse voir suicidaire pour un maître d'opinion.

      De Jésus suitée par ses apôtres au Pasteur Luther King, on les met prudemment à mort, ces gêneurs, empêcheurs de rapacer en rond.

      * Peut-être que j'aime Dieu pour ce qu'il n'est pas : physique, matériel, intéressé.

      * Dans le bon ou le mal, l'objet ou l'animal, le minéral et aussi l'humain on ne vaut que par ce que l'on est pas. Finalement, nos valeurs ne valent que par leurs absences.

      * La seconde vécue repousse l'avenir vers l'éternité.

      * L'ombre est le souvenir immédiat des objets, c'est le soleil qui se souvient, elle est sa mémoire.

      * L'eau ? Ce n’est pas bon ! Dieu s'en est servi pour tuer les méchants avec le déluge. Preuve que le vin lui est très supérieur. Son fils lui-même, Jésus, a transformé en vin, aux noces de Cana, ce liquide insipide. Le vin est un miracle.

      * Je me croyais rebelle à toute religion comme fonction des hommes et dans l'amour de Dieu. Puis, j'ai compris que l'ensemble des religions est nécessaire à l'homme, plus culturelle que cultuelle, pour sa force et son soutient.

      * Chacun de nous doit subir les assauts d'une mort parfaite.

      * Pour certain, l'important est de gaspiller tous les superflus et tant pis pour ce qui meurent de n’avoir rien.

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 Une destinée

       Mère tapinait, quoi ! et Père, un homme surprenant n'est-ce pas, travaillait les cartes au bistro et investissait en liquide les bénéfices de la pratique maternelle.

      Puis, j'ai subi une mauvaise éducation dans une école privée religieuse, Jésuites pour ne pas la nommée, qui m'a fait longtemps hésiter entre un poste à responsabilité au parti communiste, aujourd'hui cursus professionnel sans avenir, et une situation d'avocat d'affaire.

      L’exemple familial fit le reste au sortir d’une aussi curieuse extraction et à coups de sacrifices parentaux. Je fus toujours admiratif de la force d’une équipe soudée. Quand Mère se laissait aller à ne plus prendre aucun plaisir à sa tâche, Père immédiatement la soutenait et la stimuler au poing d’honneur, quitte à faire ceinture s’il le fallait. Un leader papa !

      Un fils digne de ce nom devrait toujours suivre un géniteur exemplaire. Je me suis donc marié et maman a su inculquer à sa bru les devoirs d’une bonne épousé.

      Des parents actifs et compréhensifs font des couples heureux.

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                                                                                          Une larme affûtée

Coulant de ma paupière

M'a lacéré la joue

 

Tu es parti

Je t'ai suivi,

Je vous ai vu

J'ai pris ton bonheur

En pleine pomme

Encore la Loi de la pesanteur

 

j'ai le coeur coulé par grand fond

 

Mon dieu, que l'Amour est belle!

 

      * ‘Alimentaire mon cher Watson’, dit le C. Holmes après enquête criminelle concernant une chaîne de grande distribution.

      * D'où viens-je ? Où vais-je ? Et y aura-t-il un Mac-Do ?

      * La Lune s'en fout. Elle observe, elle ne juge pas.

      * L'air con de la sorcière moderne qui décollerait dans la Lune, le cul califourchonant son aspirateur.

      * Tant de gens cherchent à passer les portes de l'étrange du surnaturel visiter le paranormal alors que moi je surnage je patauge dedans jusqu'à m'y noyer. Et pire, j'y vis sans pouvoir.

      * Les sources négligées du néant.

      * Il faut voir la vie jusqu'à l’horizon de l’au-delà.

      * La femme est la source du mâle.

      * Il dispose puis indispose.

      * Un homme arrive au bout de l'amour de la vie quand le souvenir règne dans sa tête au dépend de l'acte de vie et du projet.

      * A la mort, tous les grands repassent humblement par le chas qui leur racle la dorure sur le dos.

      * Le miroir de la réussite fascine les alouettes : ‘je te plumerai’.

      * De la poésie, jusqu'à la réduction de la pensée par la suppression de mots trop matériels gravés sur un support infiniment palpable sans que l'idée, le concept ne brûle le papier vers l'absolu de la pensée. La non-expression dans un silence vertigineux.

      Des voix, non qui se sont tues, mais qui n'articulent plus le souffle du Génie céleste :

      ‘Aux poètes abscons notre repos éternel’

      La Patrie méconnaissante

      Abscons toi-même !

 

      * Certains vont visiter des expositions comme moi je lis des poèmes, la plus belle exposition des mots, leur mise en lumière, en valeur. Là, ils vous sautent au cœur et à l’âme.

      * Il est moins facile qu’il n’y paraisse d’enfermer une aventure dans un livre. L’ouvrir pour la libérer, participer en spectateur, la recréer à chaque fois que les yeux la déchiffrent.

      * La morale se passe par l’intelligence ou ne passe pas.

      * Sur ce que je sais de certains hommes, je suis content de ne pas les avoir rencontré… je les aurais peut-être aimés.

      * Question : Animal ? Végétal ? Minéral ?

      Réponse : C'est un monstre à la fibre de pierre.

      * On trouvera dans ce duel qui nous oppose un point mort : lui ou moi.

      * Renouveler la nature entamée profondément par l'homme, se laisser gagner par l'esprit indien qui demande pardon de devoir faire sa place mais s'en acquitte.

      * L'amour, c’est le désir plus la joie plus l'amitié.

      * Il vit sans jamais se tromper, sans regret, sans erreur, car tout est pour lui joie, plaisir, action sans arrière pensée. Il est au présent, un présent permanent sans passé sans futur, un présent qui s’avance dans le temps.

      * On dit souvent que tout est en tout, ce qui nous permet de supposer que rien n'est dans rien, sans exclure que l'on puisse penser le contraire.

      * Si je suis indulgent ouvert compréhensif. Si je soupèse le pour et le contre, tout le monde m'invectivera. Aujourd'hui on doit être tout pour ou tout contre pour être acclamé par des groupes muets, applaudit par des manchots, admiré par des aveugles, apprécié de tous ces infirmes de l'esprit.

      * Le virus, la grippe occidentale contre la beauté et l’authenticité : l’argent du tourisme.

      Il faut adapter, organiser, dresser la population, la faune, la flore à son passage comme la fourmi qui ravage et laisse une longue trace de terre morte, comme brûlé derrière elle.

      Le tourisme catastrophe : Le tourisme morbide, drames, accidents, batailles comme durant la guerre d'Espagne où on dressait de solides gradins pour vendre en toute sécurité de bonnes places faces aux troupes qui s’étripent et se mutilent. Bientôt les révolutions se feront sponsoriser et vendront les droits de télé. Le succès des musées de la torture est-il l'expression du regret de la place publique ?

 

      * Quand on est à un bon niveau de voyeurisme, on est de l’audimat des réality-shows, cette navrance masquée de mots anglais.

      * Elle est si belle qu'elle aurait pu être française.

      Cet accent indéfinissable qui ajoute le son à son charme.

      * Rétablissement obligatoire des interdits : seuls ils nous apprenaient à nous battre et à profiter de choses simples mais acquises.

      ‘Tous ensembles’ pour le retour de l'ordre établi, du rétablissement des interdits, des tabous, de l'avènement des moralistes.

      Quand je pense que des salopards ont réussi à dépecer cette merveilleuse société, j'en suis encore malade, ces gens qui nous ont fait perdre la saveur exceptionnelle de la pomme dérobée.

      Chaparder les confitures vous donne la plus délicieuse des indigestions rendant le travail impraticable, et au matin : ‘Maman j'peux pas m’lever, j'ai trop mal à mon ventre’.

      Protection et sécurité des faibles, champ d'action fantastique à l'esprit d'aventure assassiné.

      Vive l’apologie du tabou, de l’interdit et autres coups de pieds au cul.

      Faut-il enfin la perdre pour bien re-goûter aux qualités de la liberté ?

 

      * Ne regarde pas l'absolu en face, tu risques d'être ébloui, perdre la vue sur tes certitudes.

      * Il faut savoir s'enfoncer dans l'évidence, la dépasser pour aller voir, explorer sa face cachée.

      * Pourquoi passais-je mon temps à me passionner pour la face cachée des choses des certitudes des réalités de la connaissance comme si le côté pile d'une pièce lui apporte plus de valeur que le regard de face ?

      * Elle était appétissante comme le péché de gourmandise, désirable comme le péché de luxure, belle comme le désir convoité de la femme d'un autre, à moi comme un rêve intime, cruelle comme le péché capital.

      * Ces bestiaux qui pètent dans les champs, nous perforent le couche d'ozone avec cette énorme production de méthane. Vous verrez qu'un jour les écologistes verts en prendront conscience, s’il leur en reste, et sacrifierons les vaches en les déclarants folles sur le principe que celui qui veut flinguer son cleps doit le soupçonner de se trimbaler la rage.

      * Là où la science ne peut toujours pas nous offrir une explication unique sur certains mystères ou autres énigmes de notre humanité, là est la place obligée de l'imagination créatrice pour nous apporter sur les passés du Monde mille explications garanties toutes authentiques par un don de pré-voyances rétro-actives.

      * Le droit à la connerie ? A inscrire dans la Charte des cons.

      * Où des gens à l’oeil mauvais fustige votre existence, où ils vous chargent le nombril en avant.

      * Décroché l'un de l'autre comme on arrache le velcro. Ca craque ça raccroche, on a l'impression bruyante que ça se déchire.

      * Ouh, la culture ! Fillette, n'est pas peur du Louvre.

      * Les couleurs mettent tellement le blanc en valeur, le servent, le libèrent, l'épuisent de sa lumière. Ce ne sont que des vassales qui le protègent.

      * C'est con que l'académisme n'ait pas été impressionné par le soleil levant.

      * Laisser croire à la lumière qu'elle serait libre d'explorer les ombres.

      * Mis en valeur comme le désir, comme une nécessité spirituelle.

 

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 - Tu n'as pas peur ?

- Non ! C’est trop dangereux et je n'en ai plus le courage.

 

      * Peu d'hommes sont aptes à maîtriser les puissances quotidiennes que nous accorde la vie.

      * Les nuages qui se détachent des montagnes en éboulis, flottent par-dessus les vallées.

      * On peut se demander si la nuit n'est pas plus légère que le jour. Peut-être la pression atmosphérique, la loi de la pesanteur est-elle moins sévère sous les étoiles où elle se repose.

      Parfois, la lumière me pèse.

 

      * La solitude commune. On est toujours seul de quelqu'un, collectivement.

      * L'homme qui ne bouge plus peut encore visiter le temps.

      * Comme ceux qui sont partis nous attendre quelque part, ailleurs, là où les âmes ont acquis depuis la patience d'un temps qui n'existe plus.

      * Venant du ventre plus que de l'esprit, le bruit (b)anal et gargouillant des phrases creuses râpées usées par des milliers de dents au sortir de bouches les répétant en écho.

      * Ne montre jamais ta face folle. Elle peut choquer et provoquer l'incompréhension. Vis comme la Lune, la face claire vers les autres.

 

      * Un vieux Poulbot, un Titi à la retraite, un bébé tardif en mouvement.

      * La mode : des pacotilles bruyantes.

      * Il a la voix de deux cent taures.

      * J'ai perdu toutes mes désillusions.

      * Je n’ai pas envi de devenir ta prothèse… de vie.

      * On vit sans cesse en décalage horaire.

      * C'est vrai qu'on ne gifle plus sous l'insulte. Ancienne invitation au duel interdit, dommage ! Honte à ceux qui mal-pense lâchement que les mortels ne méritent plus cette élégance.

      * Le monde va à vau-l'eau. Les bains de soleil ne font des gueules d'aventurier qu’aux poufs immobiles ne faisant du sable qu'un vaste matelas collectif d'asexués avachis.

      * Le plus grand cadeau de vie : naître de bonne humeur.

      * Aucune guerre n'est totalement perdue ni arrêtée tant qu’un seul combat continue en un lieu.

      Depuis la guerre du feu, notre Monde n’a donc connu qu’une seule guerre qui se passe sans cesse le relais, sans un seul jour de paix terrestre, à perdre notre boule de champs de bataille en champs de bataille

 

      * Une chose me rassure tout à fait : les Experts sont particulièrement inquiets pour le 3ème millénaire. C’est très bon signe ! Ca devrait bien se passer.

      * Que l'ombre portée des fautes, des erreurs du 20ème siècle n'obscurcisse pas la lumière du 21ème.

      * Mercure ? Dieu du commerce et des voleurs ou métal liquide qui indique la température quand on le fait grimper analement dans un tube capillaire. Ne cherchez pas, il n’y a pas d’erreur.

      * Sur ma cheminée, j'aime quand les fleurs s'admirent dans le miroir, se dédoublent le bouquet dans la glace.

      * Toutes les choses, les bois des forêts, les maisons, les objets brûlés portent leur deuil. Ce noir prenant laissé par le feu sur tous les moignons, désespère le regard.

      * Un salaud satisfait, c’est insupportable.

      * Des gens timides, gauches, tout encombrés d’eux-mêmes.

      * Je t'en veux un peu, c'est vrai. Et pourtant quand je suis seul après une petite colère intérieure, mes souvenirs heureux ou émus m'envahissent la mémoire et noient mon chagrin.

      * L’esprit de l'Homme est si laid, me convient si peu, que parfois je me demande si je n'ai pas oublié de mourir.

      * Quand le monde s’ennuie, il se cherche un combat. La vie a horreur de la paix.

      La Terre s’ennuie et pour s’occuper s’autodétruira.

      * Je n'aime l'argent comme vous n'aimez Dieu, avec passion.

      * Si tu as un véritable ami, écoute toujours très attentivement ses conseils, puis fait très exactement ce que tu as réellement envie de faire.

      * Les héros passent sur la pellicule sans toutes les contingences quotidiennes qui nous ralentissent le rythme héroïque : manger, pisser, trouver un taxi ou un plombier, attendre que le téléphone sonne, digérer boire et se laver.

      Dans la vraie vie l’organique nous mène par le bout du boyau, nous malmène et nous retient aux toilettes dans une posture moins héroïque.

 

      * Championnat des avaleurs de saucisses ?!?!?!

      * Paul Valery : ‘Un homme seul est en mauvaise compagnie’.

      * La force tyrannique puise son énergie au plus bas de nos faiblesses.

      * Il est des tous petits enfants blessés qui ont déjà des souvenirs de drames.

      * Sauf dans nos assiettes, nous ne trouvons que peu d’oiseaux morts. La mort naturelle évapore-t-elle le volatile ?

      * Vive la laideur, elle sublime la beauté.

      * Les idées périssables, les pensées à la mode…

      * Affligé d’une mauvaise humeur chronique.

      * Se méfier de la consommation attardée des idées fraîches.

      Certaines ont un conservateur idéologique, mais inévitablement la date limite d'absorption existe et devrait, selon la loi, être inscrite sur le cul de l'emballage ou le fondement révolutionnaire.

      D'autres fraîchement pondues doivent être impérativement digérées dans les jours qui suivent, à la coque avec mouillettes, au plat ou dur par ceux qui les goûtent.

 

      * Ce n'est qu’un cul cousu qui se carre le stylo dans l'anus.

      * Le jour où j'ai enfin soupçonné que je pourrais ne pas être parfait, je me suis libéré de la terrible contrainte imposée par la peur tétanisante de l'erreur et surtout de la faute.

      * L'indifférence et la lâcheté des hommes fait la force invincible de la bêtise de la méchanceté et du cynisme.

      * Piaf, la môme, affirmait qu’il n’y a pas d’amour heureux. Mais y a-t-il un seul bonheur sans amour ?

      * Pour bien vivre, il faut avoir conscience continue de la mort, voyager sa vie avec elle.

      Il n'y a pas satisfaction à vivre si on ne l'envisage pas.

 

      * Mon seul véritable désespoir face à la mort est de ne pouvoir la vivre complètement. Etre cet instant particulier où le corps bascule ! Je donnerais ma vie pour vaincre mon incapacité à en profiter moi qui n'aie jamais pu consciemment jouir de mon endormissement. La Camarde est autrement plus insaisissable leste et redoutable que notre petit Morphée.

      * Ablation pratiquée dans mon roman ‘La Pastourelle’ pour une greffe dans ces réflexions macabres :

      ‘Quand je serai mort, c'est la moindre des choses, pleure un bon coup histoire de te purger les lacrymales, pleure pour les autres, pleure sur les convenances, mais ne mouille pas mon linceul. Après l’humidité s’installe puis les champignons.

      Enfin, sort vivement du cimetière où même les âmes nostalgiques ne viennent jamais revisiter leur corps. Repars dans la vie d'une fesse joyeuse et oublie mon tombeau. Confie-le définitivement à la mousse.

      Ensevelis mon esprit dans tes souvenirs, pour toi seule, pour venir t'y recueillir, pour sourire avec moi, avec mes mauvais jeux de mots, tes jours de nostalgie.

      Tu te dois de suivre scrupuleusement ce testament d'amour pour la vie et si tu ne t'y conformes pas, si tu ne veux pas être encore heureuse longtemps avant de me rejoindre, je viendrai la nuit te chatouiller les pieds.

- Tu trouves ça drôle !

- Il faut plaisanter avec la mort sinon elle se prend tout de suite au sérieux.

- Alors pourquoi pleures-tu

- C'est mon esprit qui se vide

- Va pas avoir un gros travail !

- Tu sais, la nature est indifférente à mon existence. De ma mort ou de ma vie, elle se fiche. Ma présence ou mon absence n'empêchera pas le cerisier de refleurir au prochain printemps.

- Demain, mon amour, pense à moi, je vais vivre le premier jour de ma mort.

- Tu sais, y a si longtemps que cela me pendait au nez. Après avoir si souventes fois valser avec la Camarde, sa faux au vestiaire, il est normal qu’elle finisse par m’enlacer et me tourner la tête vers elle pour le baiser fatal.’

 

      * Sa mort me tua un peu.

      * A vrai dire, j’attends la mort avec curiosité. Il me tarde d’aller voir de l’autre côté.

      * Il s’est tellement éclaté, qu’on le récupéra en vrac.

      * Même la mort ne pourra défaire ce que nous avons vécu.

      * La mort est une libération, mais pas une victoire.

      * Donner la vie c'est vouer à la joie à la souffrance à la mort. On vit pour que la mort nous en libère.

      * Le jour ou tu ne souffriras plus de rien ni du cœur ni du corps ni de l'esprit : t'es mort mon pote.

      * L'homme est forcément coupable puisque dès sa naissance Dieu l'a condamné à mort.

      Certain d'entre nous malgré ou peut-être grâce à elle, sont libérés de bonheur durant l'attente de cette sentence… Corporelle ?

      L'Avenir existe-t-il après la mort ? me paraît la question la plus fondamentalement existentielle. L'après-vie alors serait existence ?

 

      * On pare ses échecs de mots à l'or fin pour d'une pellicule en donner une belle image.

      * Télé ? Un piège à luciole. La lampe qui attire et fixe ces papillons de minuit.

      * Quand on tape sur la tête d'un con avec un marteau, le marteau est-il coupable ?

      * Des gens qui savent aller plus loin que le simple aspect alimentaire de leur métier.

      * Nous ne connaissons l'Amour le plus souvent par le manque, en creux en quelque sorte. Par l'empreinte du talon aiguille qu'il nous laisse dans le coeur quand elle s'absente.

      * Que les peuples se connaissent et ils ne comprendront plus la guerre.

      * Pour pouvoir pardonner à son ennemi il faut d'abord le vaincre, sinon il ne t'écoute pas.

      * Quand tu imagines, la chose est déjà en toi.

      * Je ne parle pas de la morale desséchée des tristes, des impuissants du bonheur, mais de celle vivante des généreux qui nous trace le chemin de l'Amour.

      * Un homme ne doit jamais renoncer à la paix. Il doit être toujours prêt à ce battre pour elle.

      * Heureusement, ma jeunesse n'a pas changé le Monde en ma certitude de ce qu'il aurait dû être. Car tel qu'il est aujourd'hui encore, moins il est moderne plus il m'émeut.

      La jeunesse doit s'opposer pour vérifier, mais on la trahit quand on lui donne raison en tout.

 

      * Un bruit sourd n'a jamais amélioré l'audition.

      * Est-ce que petit à petit j'ai modifié ta conscience jusqu'à changer la mienne ?

      * Je vois un mirage dans mon rêve.

      * Quand les nuages aiment à être comme la trace d'un hypervolume au-delà de la Terre. Une courbe qui la dédouble, un volume externe.

      * Ce fut bien dit à propos de l'Egypte : les empires naissent et retournent aux sables.

      * Un avenir ? Pour l'instant vous n'avez qu'un passé, encore un peu de présent. Votre avenir dépend de moi, si je te laisse ou non en-vie

      * Tu m'obliges à te haïr et rien ne peut plus me déchiqueter. Je pleure de la haine que tu m'inspires, du mal que je te fais, de l’amour qui s’en veut.

      * Tu te tues l'amour sous mes yeux impuissants. Mais mon amour est plus fort encore.

      * Le futur c'est le prochain présent qui se prend pour demain.

      * A chaque instant l'avenir me réclame et m'aspire.

      * L'avenir personne ne le connaît, mais ça ne prouve pas qu'il n'existe pas déjà, dans les fibres du présent.

      * Il est tellement inquiet de l'avenir qu'il retient le présent.

      * On vient du passé uniquement pour entrer dans l'avenir. Le présent, c’est quand cet instant ?

      * Le présent est l'avenir du passé. Le futur fait la course en tête.

      * Celui qui a tout est définitivement insatisfait. Plus  de droit au désir.

      * Ou le plaisir t'emprisonne ou il te libère, mais tu vis pour et par lui.

      * Le monstre du Loch-Ness… Ness ? Le mec du FBI contre l'autre monstre, le Capo di capo Capone Al.

      * En nomade de la vie, je suis tenu de croire à la réalité du Père Noël. Je l'attends tous les jours pour qu'il mette mes petits souliers dans la direction de nouvelles aventures.

      * Les tribunaux sont souvent irresponsables, car inaptes à garder la justice, ils la rendent.

      * L'essentiel c'est d'être pessimiste.

      * On n'est jamais déçu lorsque l'on sollicite les bas instincts de l'homme.

      * Je suis un Franco-Franchouillard Provençal.

      * Il a une légère intelligence soluble dans la connerie.

      * Je ne suis déjà plus le même qu'hier et encore bien différent de demain.

      * Vivre comme une étoile filante d'un trait jaillir dans le ciel consumer sa vie et s'éteindre dans un éclat.

      * Dès potron-minet, le chat…

      * La vie à tout instant cesse et se régénère, comme un fleuve à chaque endroit de son cours reçoit l'eau qui s'en va, sans interruption autre que la sécheresse.

      Dans une rivière où chaque goutte d'eau est la mémoire immédiate de la précédente et compose sans cesse l'apparence du fleuve.

      Tous ces gens qui naissent inlassablement pour renouveler sans cesse la vie, pour que l'Homme s'essaye à l'éternité.

      La source la plus pure, l'eau la plus claire, la plus chantante charriera plus tard dans le fleuve formé, les pires saloperies boues déchets avec un sens navré des réalités, comme une évidence.

 

      * J'ai beau vieillir, gagner en expérience, je n’arrive toujours pas en empêcher que l'avenir me gagne. Il me submerge, se renouvelle et bientôt me libérera.

      * C'est mortel, mais on ne va pas s'arrêter de vivre pour autant.

      * Parfumer d'un peu d'utopie la stricte logique.

      * Des nouvelles de notre cher pays, terre de nos ancêtres des lumières.

      Trois pays en fait.

      D'après les milieux autorisés, informés sur les bords, les Utopies ‘Inférieure Supérieure et Centrale’, ont décidé d'unir leur effort réaliste au terme de la signature d'un pacte imposant à l'Onuque ainsi qu'à tous ses pays adhérents de faire exploser une bombe dont les retombées du 1er essai seraient les suivantes : affecter ipso-facto tous les budgets nucléaires, chimiques, bactériologiques et ce pour 3 ans, à l'entretien de tous les patrimoines, hommes compris, mondiaux qui menacent ruine, à la lutte contre les pollutions de l'illettrisme, à l'aide de chacun pour la défense de la diversité des cultures à cause d’une mise en jachère des régionalismes.

 

      * Je suppute sur le trottoir.

      * Je vous le demande : pourquoi les prisons les asiles les commissariats ou les cabinets de psychiatres ne sont-ils pas remplis de tous les auteurs et autres écrivains vivants ? Seul les cimetières remplissent leur rôle en enfouissant ces excommuniés potentiels. Ces gens là passent leurs vies leurs jours leurs nuits à concocter dans le silence inquiétant de leurs crânes sournois des meurtres des drames des tragédies. Les pires, car on en trouve des plus pires encore, sont ceux qui tuent en comédies. Tous des êtres terribles pervers dangereux. Des monomaniaques connus, reconnus, désignés à la foules par la feuille, par des éditeurs des cinéastes et toutes les complicités médiatiques. Mais que fait la police contre ces malfaisants pour protéger une société bien innocente ?

      * Un qui étonne les autres et n'a pas fini de s'étonner.

      * Sauver le monde de l'existence des tortionnaires, de la jouissance maladive et sordide de l'humiliation infligée.

      * La faute originelle de l'innocence : ne dit-on pas d'un naïf ‘c'est une pomme!’

      * Son goût pour le sacrifice ? Il nous emmerde à toujours vouloir nous culpabiliser.

      * Tu me prends tous mes sous. Tu es mon Trésor... Public.

      * La mode évolue, bientôt des écossais en mini-kilt laisseront apparaître en haut de leurs cuisses velues le bas de leurs torses couillus.

      * Contre la solitude, on peut envier les trains. Eux au moins, les vaches les regardent.

      * Si j'ai envie de m'ennuyer, je pense et revis mon passé. Encore que le vide d'une vie ne soit pas forcément plus ennuyeux que l'insipide d'une pensée.

      * La tendresse comme une caresse d'un coeur sur une âme heureuse.

      * Je ne dis du mal que de mes amis, jamais sur vous.

      * Un personnage imaginaire est un condensé d'existences vraies.

      * Les mots qui nous parlent comme le font les vieilles pierres. On peut les regarder d'un esprit vide ou se projeter à leurs origines et revivre ensemble dans leurs souvenirs toutes leurs histoires.

      Les mots sont puissants ou inertes. Ils savent se faire écouter dans la partition d'une phrase. Ils savent toujours, quand on les aime, photographier à point nommé votre pensée.

      Ils savent se montrer doux ou violent. Les uns sonnent mal à l'oreille et on aime à garder les autres en bouches pour mieux goûter leur envol. On peut en faire une caresse. Certains nous assomment quand d'autres savent nous charmer. Par leur musique ils nous enchantent. Ils peuvent inciter à la guerre et savent proclamer la paix. Ils peuvent être messager du malheur ou annoncer votre bonheur. Ils offrent au peintre oral la palette multicolore pour représenter par petites touches ou grands mouvements les traits particuliers du monde.

      Ils sont si vivants que pour les maîtriser, les apprivoiser, il faut prendre le temps de plusieurs générations passées et avenirs. Ils grandiront et se transformeront jusqu'à la nuit des temps pour inspirer à l'homme sa route, lui expliquer les raisons de son futur, lui raconter déjà le terme de son aventure.

      Au début fût le verbe.

 

      * Elle est si tellement belle qu'elle me fait honte d'exister dans mon état.

      * Se méfier de l'amour. C'est contagieux et ça vous fout des maladies.

      * Embarque avec moi pour la traversée de la vie.

      * Plus je vieillis moins je mens… la mémoire !

      * Il ne voulait pas vieillir et marchait à reculons pour remonter le temps.

      * Que sont devenus les Dieux grecs ? Ont-ils sabordé l'Olympe ?

      * Seuls les enfants ont le pouvoir d'exorciser les lieux de mort et de malheur par l'innocence pétillante de leurs jeux.

      Un lâcher d'enfants dans un cimetière et le voilà transformé en jardin, en terrain de jeu sans que jamais on ne ressente une véritable profanation.

 

      * La contagion du bon sens…

      * Les manipulés de la bonne conscience…

      * La mémoire est une grande amie infidèle.

      * Le jeu sensuel du nu et du vêtu. L’ourlais qui limite l’aperçu sur la peau. Le bas qui se croise sur la jambe et arrondit le genou. La jupe qui juste s’entrebâille et dissimule. La chaussure qui se joue de la pointe et du haut talon. Le décolleté qui se creuse sur le mouvement libre  de l’épaule et ne vous en abandonne rien. Le long sourcil qui dévoile un mince regard en aiguille. La lèvre qui peut-être vous sourit. La femme, l’énigme, le pouvoir…

      * Si le ridicule tuait, le touriste perdrait toutes les batailles, malheureusement pas la guerre.

      * Jules César avait la Gaule. Il pensait que sa nouvelle conquête était aphrodisiaque. Voilà l’origine de la réputation du mâle français et de l’expression qui le caractérise.

 

- C'est votre dernier mot ?

- Non! J'en ai bien un autre à vous proposer, si vous y tenez.

 

      * Le règne de la dérision, des pisses vinaigres persifleurs.

      Dire du mal de tout, de tout le monde, tout le temps.

      Les morosistes, des mégèr(e)s radio-télé-irronistes.

      Ah, ceux qui savent si bien raconter leur génie…

 

       * La projection énergique de notre amour vers les autres nous revitalise. Est-il plus belle chose que nous puissions faire pour nous-même ?

      * La docilité des esprits devant l'opinion convenue, l'intelligence des crétins.

      * On ne peut pas décrire l'esprit, ce qui le rend suspect aux yeux des septiques. Mais on peut, on doit même, voir la lumière, l'éclairage particulier de ceux qu'il inspire.

      * La connaissance par la conséquence ?!?!

 

- Je peux vous confier un secret ?

- Ca dépend de ce que vous voulez en faire. Si vous tenez à ce que tout le monde soit au courant dans les plus brefs délais, parlez ! Si par contre c'est un vrai secret, confiez-le à quelqu'un d'autre.

 

      * Beaucoup d'auteurs de film aujourd'hui décrivent non pas la vie telle que l'on peut l'observer au quotidien, mais telle qu'ils l'ont découverte dans des romans, des séries télévisées ou d'autres films. De fait pour eux, la fiction est devenue la réalité qu'ils s'acharnent à décrire. Et ainsi, de vision déformée en vision nouvelle, ce que nous voyons à l'écran ou lisons dans certains romans continue inexorablement à s'éloigner de la réalité vraie sans jamais prendre la dimension d'une perception artistique et personnelle de la vie.

      * Ecriture : une pensée forte qui guide un travail artisanal sur les mots.

      * La langue verte n'est déjà plus un jargon. Elle n'est pas encore mûrie, encore un peu acide. C'est l’embryon de nos futurs dialogues.

      * Faut faire honneur au monde.

      * Moi ce que j'aime bien, ce sont mes passions.

      * Non, je ne t'aime pas… de tout mon coeur.

      * Détourner la tête ne fait disparaître le malheur que des yeux.

      * Comment voulez-vous que l'on accepte l'enseignement de quelqu'un que l'on ne reconnaît pas, que l’on i-respecte, qui pratique le jeunisme comme on corrige l’erreur de vieillir.

      * La jeunesse n'a peur de rien ! La mort lui parait théorique et anachronique… ou alors espérée par peur d'assumer la vie.

      En revanche, plus on avance en âge, plus on s’en approche plus on la redoute. Il est vrai qu’un danger imminent est toujours plus inquiétant. Et puis, on s’est habitué à vivre.

 

      * Ne me pose plus de questions dont tu penses ne pas aimer mes réponses.

      * Ce rapport particulier entre les êtres où circule si bien l'amitié et l'amour.

      * Elle, c'est un tournesol, un soleil qui se tourne vers la terre lorsqu'il a atteint sa plénitude.

      * Le feu de la guerre a purifié bien des âmes et réduit en cendre les autres pour expurger leurs mauvais instincts.

 

- Je te raccompagne chez toi !

- Je ne vais pas chez moi.

- Je peux t'accompagner ailleurs !

- Je ne vais pas ailleurs non plus.

- Tu restes là ?

- Non, je m'en vais… seule !

 

      * La création mérite-t-elle d’être expérimentée ? Pour arriver à comprendre l'état d'esprit d'un maquereau avant de dialoguer son personnage, il serait allé jusqu'à me mettre sur le trottoir, me dit-elle.

      Elle a raison de s’inquiéter, ça peut donner des idées.

 

      * Tout homme a son prix, même ceux qui ne valent rien.

      * C'est fou le nombre de gens courageux face à l'absence de risque.

      * Combien d'homme souhaiterait pouvoir suivre du haut de leur ciel le développement de leur postérité ?

      * C'est un faussaire et n’a vécu que de faux-semblant.

      * Ce ne sont pas les maquereaux qui manquent, c'est l'argent.

      * Il s'est pris une telle déculotté qu'il s'est fait arrêter pour attentat à la pudeur.

      * C'est la triste histoire d'un transsexuel qui a viré lesbienne. La nature reprenait ses droits. Seulement la chirurgie ne sait pas refaire ce à quoi elle a coupé court.

      * On peut se faire baiser une fois ! Deux, ça tourne à la pédérastie.

      * La douleur de l'exil : vivre comme un arbre qui se serait fâché avec ses racines.

      * Le vol du connard.

      * Quand on ferme les maisons de la culture, on en fait des maisons closes.

      * Elle a été si négligente, qu'elle oublia de vivre.

      * Est-ce que dire à une femme : "Oh! Objet de mon amour", c’est la traiter de femme-objet ?

      * Son mari était si ennuyeux, qu'elle hésita entre prendre son mâle en patience ou prendre un amant.

      * Le ventre est important chez l'Homme, surtout chez les gros.

       * Il me semble parfois que si j'avais fait parti d'une minorité opprimée, ma violence contre l'injustice, ma haine contre certaines sociétés se justifieraient mieux.

      * Un jour, celui qui trouvera la formule de l'amour, établira l'équation qui l'explique, définira la théorie de sa pratique, formulera son principe essentiel. Ce scientifique pourra dormir tranquille, sa découverte ne s'adaptera pas à une arme de destruction massive.

      * S M O G : Société pour l'Organisation des Manifestations et des Grèves.

      * Tapinette : Mini-bus aménagé et utilisé par des prostituées au bord des routes.

      * Revenu des salariés ? Les salariés n'en sont pas revenus !

      * C'est beau un cochon qui dort. On dirait un tableau de Gaugroin.

      * Maladie des couleurs :‘Jaunisse provoquée par une frousse bleue’.

      * Drame de la jalousie, suicide de Narcisse. Il est tombé amoureux de quelqu’un d’autre.

      * Le temps est aussi incertain que l'amour. On ne sait plus comment se déshabiller.

      * Elle habitait Anvers, et parlait en prose.

      * On peut toujours faire confiance aux faiblesses des hommes.

      * S'engueuler avec son bagage, c'est risquer de se mettre son sac à dos.

      * J'étais gêné comme une génisse devant son premier taureau.

      * Les ‘pas dupes’, vous savez les mecs coincés avec leur air de constipés chroniques d'intellectuels de gauche empalés sur un parapluie que Brassens n'aurait pu échanger contre un coin de paradis ou un vrai bonheur anarchique.

      * Scènes de situation :

 - La grenouille et le bon curé : un trop vieux curé rencontre une grenouille qui lui dit être une petite fille qui ne le redeviendra que s’il la prend avec lui, la réchauffe dans son lit. Les jurées n'ont jamais voulu croire cette version quand le père du jeune garçon l'a traîné devant le tribunal.

- La gardienne et le bouton : c'est une bignole serviable qui recoud sur lui un bouton de braguette au locataire du 7ème. Ciel, son mari, au moins CRS, rentre chez lui au moment ou sa femme coupe le fil avec les dents.

- Le mec dans le placard : une femme vient voir l'installateur d'un placard en kit qui se démolie à chaque fois que passe l'autobus. Après plusieurs expériences infructueuses, il décide de se mettre à l’intérieur du placard pour comprendre ce qu'il se passe. Le mari rentre chez lui, ouvre le placard et découvre l'installateur qui lui répond : ‘Si je vous dis que j'attends le bus, vous me croyez ?’

- Le paysan et sa vache : pour ne plus qu'elle lui renverse le seau de lait il lui attache successivement une patte arrière puis l'autre bien écartée, et en fin décide de lui attaché la queue à la poutre. Il se met derrière elle, et au moment où il tire sur la corde pour lever la queue de la vache, ses bretelles cassent, son pantalon tombe sur ses chaussures et sa femme rentre dans l'étable.

 

      * Il ne faut pas banaliser l'exception.

      * Qui a les clés du ciel ?

      * Vieillir n'est pas retomber lentement vers l'enfance mais glisser vers les délices d'une certaine irresponsabilité.

      * Pour ne plus pouvoir respecter un homme, il suffit de l'humilier. Avec le dégoût le mépris viendra tout seul.

      * La mort, la vie, tout ça est un jeu, mais un jeu qu'il vaut mieux gagner.

      * En m'appliquant tout bien comme il faut, je suis tout à fait capable moi aussi d'être très très con.

      * L'impôt est le pire rapport qualité/prix de toute l'administration française : cf. La Cour des Comptes.

      * Avant de prendre une décision qu'il croit importante, l’homme se cherche ou nomme des présages, par exemple : ‘Si la vache bouse, je suis dans la merde!’.

      * Pas de vent dans ce désert torride, comme si l'air trop chaud d'ères anciennes s'était fossilisé.

      La lourdeur de l'orage en gestation. Un air épais et sirupeux brassé mollement par de difficiles ventilateurs aux longues pales tombantes de fatigue.

 

      * Tout un monde qui vit à l'intérieur de moi. Je promène ce monde à travers le Monde comme dans un jeu de poupées russes qui s'articuleraient.

      * Le frémissement permanent de l'homme dans l'univers, par des lois mécaniques, peut déclencher une tempête atomique.

      * Des événements qui vont plus loin, plus forts encore, plus beaux que nos mots déjà trop usés par nos étonnements précédents.

      * Lorsqu'on vous fait du mal mes frères, une seule attitude possible. Offrez un cadeau à cet agresseur qui a dû certainement souffrir du mal qu'il vous a fait. Un beau chouette cadeau dans un  tout beau papier avec un noeud de ruban.

     * C'est dur de faire souffrir les autres. Cette compensation lui sera profitable à l'avenir. Quand les yeux humides d'émotion et de repentir, il tirera sur le ruban pour découvrir la surprise qui lui pétera aussitôt à sa méchante petite gueule, alors il comprendra sûrement qu'il est temps d'arrêter d'emmerder le monde.

      Vive la révolution des gentils, des braves gens !

 

      * Avec eux, je ne suis pas brouillé.

      * L'homme est un machin qui fabrique à chaque instant la vie pour son utilisation personnelle. Pourtant, produire la vie nous oblige à la consommer ce qui réduit inexorablement le temps qui vous reste à utiliser.

      * Hé ! Arrêtez la Terre, je veux descendre. J'ai mal au cœur. Non mais, t'as vu comment elle est tenu ? Ça pu !

      * Se situer délibérément hors-la-loi-morale.

      * Je crois connaître un stimuli qui agit sur le cerveau pour permettre de déclencher l'utilisation de nos pouvoirs supérieurs dont la télépathie. C'est l'amour. Il nous rend si fort, invulnérable, si virtuose qu’il nous permet de savoir sans se parler ce que l'autre pense que je désire qu’elle espère…

      * Un squelette est un être impudique qui s'est déshabillé de toute sa chair.

      * Ma vie a été un mirage. Je suis mort d'avoir réussi à l'habiter. Je ne savais pas qu'il était à ce point aussi dangereux de s'asseoir au coeur d'un mirage que d'atteindre l'horizon. La visite d'une pensée. Atteindre des lieux non-identifiés qui n'existeront jamais qu’en rêve, trouble les fantômes des êtres de légende dont les existences se piègent pour toujours dans la mémoire des hommes depuis la nuit des temps.

      * C'est le pessimisme qui fait disparaître la réalité quand celle-ci se veut joyeuse.

      * La France est mal tenue.

      * Banaliser l'exploit jusqu'à l'habitude.

      * Dès la première minute, il passa un sale quart d'heure.

      * Tyran pour les humbles, servile des puissants, un homme normal en quelque sorte et trop fréquent.

      Affecter de ne pas rire de plaisanteries subalternes.

      * Fais de moi un homme libre en ne m'imposant pas ton point de vue.

      * Elle est là, furetant comme une chienne à vous renifler l'âme.

      * Nous connaissons tous des gens plus importants morts que vivants.

      * Plus le temps passe, plus de Gaulle a eu de bons camarades.

      * ‘Il fait beau et chaud’ subtile contrepèterie météorologique et belge qui souligne la finesse de nos présentateurs spécialisés.

      * ‘Faire autant de chose qu'un curé peut en bénir’.

      * Des gens qui ne vivent plus avec mais contre les autres.

      * Ecrire le chant des gogues.

      * Exister passionnément, pour finir peut-être par se sentir bien dans la vie.

      * Il faut croire en la vie pour croire aux qualités indéniables de la mort.

      Si la vie n'existait pas, il faudrait l’inventer ou le néant serait un état unique. S’il n'existait pas, le vide même deviendrait impossible… quid du ciel, des nuages, de la beauté des femmes. Tout ça n'existerait plus ? Alors merde, la vie existe, un point c'est tout.

 

      * Je serai vieux quand la vue d'une jolie femme suscitera plus de souvenirs que de désirs.

      * Au-dessus du roi, il y a l'As, Dieu chez les joueurs.

      * L'hypothèse de Dieu ne tient qu'à savoir s'il est celui que nous disons. Je ne veux pas croire que Dieu est fait l'homme à son image. Je crois plutôt que nous avons espéré le contraire en nous regardant dans le ciel pour tacher d'y percevoir notre reflet.

      Hitler a bien existé (bien est une formule) et avant lui, et après lui, un nombre incroyable de salopards qui ont broyé vivants les os de leurs contemporains. Ces mecs ne peuvent être à l'image de Dieu ou alors je lui rends ma foi.

 

      * Je me réchauffe à sa peau.

      * Un auteur est l'homme capable de se raconter une histoire qu'il ne connaît pas.

      * L'amour ou on en parle ou on le fait ou on en meurt

      * Un monde en état d'urgence permanent.

      * On ne connaît pas vraiment quelqu'un dont on ne s'est pas vengé.

      * L'ENArchie des voyous.

      * Il faudrait bâtir l'esprit de l'homme comme les églises en le regardant par le haut.

      * A-t-on le droit d'expliquer un homme ?

      Si l'on pouvait couper dans l'épaisseur de sa vie, on y observerait toutes les strates qui le forment. Ca pourrait nous aider à comprendre sa personnalité présente. Même si on peut comprendre, ça n'explique pas toujours tout et ça ne donne surtout pas la possibilité de le juger hors des contextes de lieu de fréquentation d'influence de sentiment de santé de désirs de pulsions…

 

      * J'aime tant les choses quand elles sont encore sauvages et font parti du plaisir populaire.

     Quand la mode s'en empare et commence à les intellectualiser, elles m'ennuient.

 

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      * Courir, l'infinitif sportif!

      * Combien de temps me faudra-t-il pour vivre les années qu'il me reste ?

      * Les Ondins règnent sur les eaux, les Gnomes sur le sol, les sylphes animent l'air et les Salamandres le feu… et alors ?

      * On n'a jamais reproché à un académicien de travailler avec le machin mou à l’intérieur de son crâne. c'est son talent inné. D'autresses l'ont joliment à l’extérieur. C'est ainsi ! La nature l’a voulu et on en sait l’usage.

      Et puis, pour un joli corps, hein les filles ! ne dit-on pas une belle Académie ?

 

      * Par le courant qui se brisait et s'éclatait sur sa pointe, l'île semblait remonter le fleuve.

      * La gauche s’est attribué l’alibi définitif quelques soient ses exactions : elle chef-d’œuvre pour l’humanité.

      * Les anciens vieux combattants de la révolution sexuelle, décorés en 68 de l'ordre du Pavé bleu, déclarent en gros : mon ventre et à moi mon cul à tout le monde.

      Chaque fois qu'ils touchaient un CRS, ils se dessinaient sur la carlingue, je veux dire le jean, un casque au-dessus de deux matraques croisées. Ils se croyaient de faire une révolution, se libérer en obéissant aveuglement à un didact et ne suivaient qu'en bêlant fort des profiteurs du genre. Ils ont su très bien réussir leur carrière sur le lit d’une génération perdue dans les arcanes fantasmagoriques d’intellectuels foireux, inachevés, inconsistants.

      L’interdit de reconnaissance du ventre au nombril hypertrophié de cette minorité braillarde s’est cru d’imposer un bonheur collectif.

 

      * La lumière est rarement indulgente. Elle nous quitte le soir change le paysage, brouille les défauts, grise les chats.

      * Il s'esclaffa tellement fort qu'il faillit en mourire.

      * L'ordre des choses et le bon sens se lissent dans le courant de la nature.

      * Le monde est vraiment pourri par un tas de salopards qui mériteraient qu'on les y abandonne. Mais on n'a pas encore ailleurs où aller pour l'instant.

      Le tout est de savoir dans quel monde nous avons vraiment envie de vivre. Un monde virtuel où tout n'est que descente au rêve et à l'illusion : ne plus pouvoir faire appel aux vertus fondamentales de l'action, la volonté et le courage. N'être plus que des choses immobiles et molles au corps hypercèphalique produisant des pulsions électriques pour aller au monde par modem. Ne se contenter plus que d'à peu près, d’ersatz, de substitut, d'édulcorant. N'avoir de rapport qu'avec des cons gelés pour satisfaire nos cerveaux lights à la matière grise allégée. Respirer un monde vicié ou l'ironie le persiflage la dérision systématiques sont les vertus les plus néfastes d'une décennie malade de la prostate de pisses-vinaigres, juges de tout sans n'avoir jamais qu’avalé et régurgité des pensées prémâchées.

 

      * Bernanos parlait de ‘la faculté d'indignation’. Et si on conservait aussi la faculté d'admiration.

      * Il est temps aujourd'hui de mettre un terme à une idée aussi fausse que reçue. C'est le singe qui descend de l'homme et non le contraire. Pas de tous les hommes bien sûr. Seulement de ceux qui refusant systématiquement le progrès à l'époque d'une civilisation aujourd'hui oublié, sont retournés lentement à la nature et grimpèrent aux arbres pour se nourrir de fruits. Végétarisme oblige. Une fois en haut, il a bien fallu qu'ils redescendent, d'où la confusion.

      * Le désir meurt quand l'amour s'en va pour renaître avec lui.

      * Une bonne ignorance vaut l'illusion du savoir.

     * Conformisme de l'anticonformisme systématique.

     * Je trouve beaucoup d'intelligence et de talent à ceux qui sont d'accord avec moi.

     * Pourquoi veux-tu qu'on en parle, on est déjà du même avis ?

     * Aujourd’hui, la discussion n'est possible qu'avec ceux qui sont d’accord avec vous.

      * Mon meilleur souvenir ? Ce qui m'arrivera demain !

      * Qui a dit : ‘Le jour ou le passé deviendra ce qu'il a vraiment été, et non la mise en scène des fantasmes du présent’ ?

      * L'avenir durera longtemps, j’en ai bien peur.

      * Comme des roses rouges qui perçaient sous une mare de sang et dont un sanglot écarlate glisse entre leurs pétales, elles se lèvent fières et belles du cauchemar vers leur splendeur.

      * Les jeunes revendiquent, les vieux culpabilisent.

      * Question essentielle :

- Est-ce que j'existe ?

- Cogne-toi la tête contre un mur, si ça fait mal tu as la réponse.

      Ne serions-nous qu’une abstraction lumineuse douloureuse ?

 

       * Une définition possible pour sublimer le travail et sa fatalité : l'artiste mettant son cœur dans le moindre de ses actes pour que chacune de ses oeuvres remonte depuis l'inspiration vers la beauté du ciel.

      * Vive le voile ! Le déification du mâle, son assise, le pouvoir du Suzerain. Suzerain ? Ce mot est beau quand on l'est. Je plaisante. Je féminiserai mes propos.

      * Nous ne sommes pas là pour nous servir mais pour servir.

      * Doit-on dire la vérité uniquement à ceux que nous supposons capable de la comprendre ?

      A-t-on le droit de mentir pour faire avancer la vérité ?

 

      * L'égalité dans la différence : homme   ou/et   femme  = L'indifférenciation.

      * Association Etat-Entreprise ? Au seul bénéfice, pas au déficit.

      * La fréquentation des cons me rassure et me fait croire à mon intelligence.

       Les bons cons font les bons amis.

      Reste toujours à écrire la convention collective des cons.

      

      * Celui qui croit que certaines histoires peuvent bien ce terminer, a oublié qu'il était provisoirement vivant… comme nous tous d'ailleurs.

      * L'horizon me fascine comme toutes les limites que l'on ne peut jamais atteindre alors qu'on les sent là à portée de soi.

      * Il est temps de réhabilité les mots sacrés ‘vertu et morale’ par opposition non pas à plaisir, progrès social ou à modernisme, mais à voyou, délinquance et respect.

      * La vertu ne séduit que petite, quand elle désigne à notre gourmandise impatiente une désirable nymphette.

      * Les bases immatérielles d'un raisonnement logique ?

      * Les gens ne savent plus s'excuser. Je leur pardonne par anticipation.

      * Pas l'ombre d'un doute ? C’est la preuve au soleil de midi.

      * Mon cerveau s'était totalement arrêté. Mon corps gonflé de plaisir m'échappait. Plus rien ne comptait en dehors de ce vertige qui m'attirait dans la formidable spirale du bonheur, de l'éblouissement.

      * Est-ce vivre et faire des progrès utiles en mathématique que de décompter correctement les secondes qui précédent l'éclatement d'une bombe qui va vous atomiser l'âme ?

      * Je dégringole dans le temps. L'avenir s'accélère et télescope le présent à une telle vitesse que je ne vois plus le passé.

      * Je n'ai jamais compris ni admis les guerres, mais ça peux ce faire si nécessaire.

      * Une société qui évolue à reculons.

 

- Pourquoi fais-tu ça?

- Parce que je t'aime grand con.

- Alors pourquoi vis-je seul ?

- C'est plus fort que moi… tu m'énerves.

 

      * Je t'aimerai toujours et ça, je ne te le pardonnerai jamais.

      * Une des curiosités du train réside à ce que l'on voit villes et maisons de l'arrière, coté cour ou jardin ou taudis.

      * Entre le réveil et le lever fait la toilette de ton esprit.

      Tu ne pries que dans ta tête. Il faut le faire de tout ton corps, par tes actes. La plus sure des prières est l'action.

      Ecoute ton cœur te dire.

      Ne sois plus un assisté de Dieu

      Arrête de prier au plus près de Dieu, non en quémandant mais acteur pour que sa volonté soit faîte.

 

      * Accepter de vivre, c'est courir des risques !

      * L'avenir s'approche lentement et le passé s'éloigne trop vite.

      Le présent s'arrache de l'avenir pour filer vers le passé.

      Le temps passé s'observe par le petit trou de la lorgnette, le temps à venir par le gros bout.

 

      * Pour bien vivre ses rêves, il faut profondément aimer ce qui existe.

      Un besoin grisant de nourrir sa vie de ses rêves.

      * Mis au secret en prison, on souffre de solitude. Elle fut pourtant plus lourde encore à supporter à la sortie. Seul, enfin libre parmi des inconnus distants.

      Peut-être qu'une partie de soi reste incarcérée, imprégnée de murs sales, comme un enfant puni qui se sait pour toujours aux yeux des autres tourné dans un piquet définitif.

 

      * Je sens confusément qu'il existe d'incroyables immensités derrière le rideau infranchissable de mes petites certitudes.

      * La vie est là, magique. Vous êtes peinard et d'un coup elle sort de sont grand chapeau haut de forme une existence inconnue et tout bascule vers une nouvelle aventure.

      * L'ombre portée de son âme me protège de l'éclat lunaire de mes cauchemars de mort.

      La mort, cette salope me suit, complice par sa présence attentive de ceux qui donneraient la moitié de leur découvert bancaire pour me passer les pieds au chalumeau.

 

      * Le silence est la plus grande distance entre deux êtres qui se sont aimés.

      * La terrible force de l'apparence. Ce qui reste du premier coup d'œil sur celle que l'on en envie de rencontrer de connaître d'écouter, de toucher.

      * Quand je suis né, j'étais ce petit garçon parfait, prêt à accumuler un grand nombre de bons défauts.

      * Après l'orage, les nuages vides s’évaporent dans le ciel bleu.

      * Moi, je vous l'assure, moi ! Je suis l'homme le plus simplement prêt à l'humilité. Moi, mon immense modestie dut-elle s'en meurtrir, je me dois d'avouer que ce sont les autres, tous les autres qui me trouvent moi, incroyablement génial, beau, intelligent. Que voulez-vous, il faut bien que Moi je me fasse une raison.

      * A partir d'un certain âge, les chaussures sont tellement basses qu'une prothèse manuelle en forme de chausse-pied est nécessaire pour les enfiler.

      * C'est fou le nombre de gens qui savent après ce qu'il fallait faire avant.

      * Mépriser médiatiquement tout ce qui n'est pas à la mode.

      La sélection par l'instinct de vulgarité d’arrogance et de grossièreté… Abus de situation dominante qui devrait obliger à une grande maîtrise lorsqu'on possède une telle tribune d'expression.

      Un humoraliste,  un humouraliste, un humeuraliste…

 

      * L'ingratitude, la meilleure preuve de l'existence de l'homme.

      La grandeur d'un homme se mesure aussi à l'ingratitude de ses redevables.

 

      * Il faut provoquer chez certains la réaction nécessaire pour qu'ils puissent prendre conscience de leurs capacités. Sans ce révélateur, ce stimuli, beaucoup d'entre nous vivent très en dessous de leurs capacités.

      * Pour que mon âme puisse reprendre définitivement son essor, je dois l'avoir enfin dépoussiéré de mes vies.

      * La violence, la délinquance, les bandes constituées, les problèmes de communauté, de chômage, de déchéance sociale : un risque d’implosion en zone hostile.

      * L'homme participe à la réalisation de l'univers, comme la beauté ne devient vraie que lorsqu'on la voit.

      * Consulter le Minitel 3615 JOBASTRE

      * Il ressemble à une caricature de Zavata en piste.

      * Prend le risque de vivre et d'être heureux.

      * A les écouter, les célèbres, ils sont tous purs, libérés de toutes les contingences mondaines, détestent par-dessus tout les soirées parisiennes.

      Mais alors, s'il n'y a jamais qui que ce soit de connu qui danse dans les soirées mondaines où l'on voit le tout Paris remuer son cul ?

      Qui y a-t-il dans ce show-biz qu'aucun artiste n'avoue fréquenter ?

 

      * Recréer du temps humain ? L'enfance !

      * Un endroit tellement beau que j'aimerai y avoir des souvenirs d'enfance.

      * Le chagrin coulait de ses yeux.

      * Vivre en équilibre en dehors de ce vertige qui vous fait tomber vers le vide.

      * Le monde ne s'arrêtera pas ! Quels que soient tes drames, le volume de tes larmes, la force de ta détresse, ta souffrance physique et morale, tout près de toi des gens continueront à être heureux.

 

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   * L'homme participe de la chose qu'il utilise comme la saveur d'un fruit n'existe que par notre palais.

      * Sur tout autre lieu qu'une moto, cette position de deux mecs se serrant fort, seraient suspectes.

      * L'homme partenaire renouvelé et oublieux du temps qui passe, ce temps qui erre au pluriel, sans but depuis sa nuit.

      * Les minettes perchées sur des talons tellement hauts dans un exercice vertigineux.

      * Tu m'as souvent demandé si l'on pouvait vieillir en amour. Je veux que chaque ride gravée sur ton visage soit une marque supplémentaire de mon attachement.

      Comme le temps que l'on compte sur la coupe d'un vieil arbre, ses cercles de bonheur s'additionnent chaque année. Et sculpté dans son écorce froissée ce cœur piqué d'une flèche, c’est ma tendresse qui grandit quand l’arbre croît.

 

      * Vis bien cet instant, il ne reviendra pas.

      * L’angélisme me fait diablement chier. Une mentalité putéiforme.

      * Elevons notre philosophie au-dessus du comptoir.

      * La plus belle conquête de l'homme après le cheval bien sûr, c'est l'amitié.

      * La nature immense se resserre autour de moi. J’ai la claustrophobie de l’univers.

      * Une tendre brutalité exprimée violemment.

      * Vulgum pecus, un point c’est tout.

      * Peut-on croire que la nature dans toute sa splendeur est la pensée poétique de Dieu. Il l’a écrite composée et matérialisée pour l'esprit de celui qui sait où et comment voir la beauté.

      * Ils mettent leur vie en scène, l’écrivent en drame, nous jouent leur tragédie, soulignent les situations périlleuses, les fatalités génétiques, les déchirements familiaux, les réconciliations temporaires dans des brouilles définitives. Un environnement puissant dont chaque être est une exception. Des trahisons et des ralliements stratégiques… bref, ils se donnent une importance qui nous laisse sans voix, épuisés à amplifier une vie banale dont nous nous reprochons in petto, sous un sourire de politesse, d’avoir fait suivre notre bonjour d’un dangereux ‘Comment ça va ?’.

      * Ils n’ont qu’un talent, celui de juger et dénigrer publiquement celui des autres.

      * Ils ne voient tout que par gros plan et perdent la beauté de l’ensemble.

      * Faites-vous plaisir, offrez-vous d'être généreux dans tous les actes de la vie.

      * Ignorant, ils ne savaient pas que l'on pouvait théoriser le bonheur. Ils le vivaient comme ça, sans se l’expliquer. C’est bête, hein !

      * Si le rire est le propre de l'Homme, le sourire en est son élégance aboutie.

     Pourquoi se priver de sourire, cette formidable lumière intérieure ?

 

      * Entendu d'une tendre jeune fille : ‘Comme il était habillé, je n'ai pu savoir ce qu'il pensait de moi’.

      * Quand le monde asphyxie l'âme par ses excès…

      * Ce qui m'a toujours troublé devant un mort, c'est l'inutilité navrante du corps vidé de l'esprit. Un diamant en pâmoison qui retiendrait ses reflets à la lumière.

      Nous habitons un corps potentiellement inerte, un vêtement que jetterait l'esprit pour aller se changer dans l'univers. Un costume abandonné s'effondrant sur lui-même.

      L’âme s'ébroue pour rejeter au loin des morceaux de ce corps qui la recouvre.

 

      * On est toujours le même. Seuls les autres changent.

      J'ai toujours eu le sentiment de n'avoir plus que vingt ans et deux jours à vivre ; déjà à vingt ans. Aujourd'hui encore, je n’ai pas changé d’avis : j’ai plus que jamais vingt ans à vivre. Pour les deux jours, ça…

 

      * Il nous faut prendre du recul vers le haut contre nos vanités. S’envoyer en l’air pour relativiser. Depuis l’aéroplane, nous verrons ce que représentent nos petites maisons : un point perdu qui se dissout. Toujours vers plus haut, sidéral astral divin, tout se noie, tout disparaît absorbé par la Terre.

      Aucune vanité humaine ne résiste à l'altitude.

 

      * La vie est une longue agonie de la naissance à la mort. Un ignoble piège à souffrance ourdi et conçu au plus profond d'une trompe. A la Fallope !

      * Elle m'a reproché de prendre toute la place dans ce couple un peu étroit pour nous deux. Elle ne savait plus ou s’y mettre.

      * Je me sens souvent à des années lumières de la vérité. Mais à chaque millimètre que je parcours vers elle, je sais m'en rapprocher.

      * Ebloui, j’ai peur qu'elle disparaisse dans la lumière. Il y a en tant en Provence.

      * Est-ce une fatalité pour les noms propres quand ils deviennent communs ? En général, un réfrigérateur devint quasi pour toujours un Frigidaire. Le contraire est vrai pour de Gaulle. Quand on dit Général, c'est lui.

      * La philosophie populaire est le bon sens des peuples protégés par les coutumes locales.

      * Un bon succès ne réside jamais dans l'échec des autres.

      * Pour moi, le taux de l'argent n'a pas d’intérêt.

      * Honte à ceux qui fertilisent le terreau dans lequel ils planteront le germe de leurs ambitions en manipulant une jeunesse désorientée.

      Ils espèrent allumer la révolte. Mais seront-ils les seuls capables d'éteindre l'incendie des cités, en prenant le pouvoir ?

      Que ces irresponsables politiques, ces apprentis sorciers, n'oublient pas l'histoire qui créa leur fond de commerce idéologique. Les boutefeux des révolutions, les théoriciens, sont rapidement éliminés par les camarades plus ambitieux encore, extrémistes froids et sanguinaires.

 

      * De crier au loup bien avant qu'il n’envisage de sortir du bois, le fait apparaître contre son gré. Quand alors il ramène sa truffe, ça le rend plus exigeant, en colère, dangereux.

      * La société est minée, sapée par de mauvaises mœurs, même les scientifiques.

      * Molière : ‘En manquant de mémoire, on peut se parjurer’.

      Oscar Wilde : ‘Je peux résister à tout, sauf à la tentation’.

      ……………., nous devrions relire nos anciens et arrêter d’écrire.

 

      * On y voit curieusement comme si ni la nuit ni la lumière n'existaient. On voit par de là la réalité.

      * On ne peut être modestement génial en permanence. Mais on arrive parfois sur des instants de grâce.

      * Tellement rassurés que cette brute ne gueule plus qu'ils sont tout prêts à rire de ses plus navrantes plaisanteries.

      * Certaines gens dans le métro ne se déplacent pas. Ils chargent, nombril en avant.

      * La vieillesse, c'est quand la tête désire et que le corps ne peut plus. Mais existe-t-il une autre possibilité pour vivre longtemps ?

      * La société moderne basée sur une idéologie technique et matérialiste ? Reverrons-nous un jour les temps de l’homme ?

      * Toutes les perversions fascinent. Vertige du gouffre dans lequel on est tenté de se laisser glisser.

      Les marginaux théorisent leurs comportements, les justifient. Un prétexte d’évolution sociale les banalise.

 

      * Je rêve d'un journal qui serait ‘LA MOUCHE DU COCHE’ pour débrouiller tous les petits scandales, intérêts croisés, profits illicites, ‘fromages’ à odeurs fortes, prébendes… Dénoncer ceux qui vivent trop à nos dépens.

      Il serait intéressant de chiffrer la baisse d'impôt qui résulterait de ces économies d'état. Chiffrer le coût du rapport de la Cour des comptes, Cour comprise, pour économiser sur l'inutile.

      * J'aime à me plaindre de petits riens dont on vous console volontiers pour ne pas avoir à parler de vraies douleurs.

      * Le désir s’épanouit en nous, nous envahit. L’envie est là, omniprésente et dangereuse, submergeant l’esprit. Elle vous détruit ou vous sublime, vous délaisse vide ou rassasié une fois assouvi.

      Pourtant, le plaisir mène à tout, même à Dieu.

      * Mets un peu d'amour dans ton ironie ça te donnera de l'humour.

      * Ne sommes-nous plus que des télé-spectateurs ? De simples observateurs distraits du monde aux émotions convenues ?

      Blasés des drames exotiques scénarisés au prémâché du 20h pour digestion sociale difficile, depuis notre tour de contrôle, nous assistons en connaisseurs avertis et sentencieux aux événements de ce monde là.

      Ne plus aller aux autres. Ne plus bouger. Regarder en gros plans la souffrance en direct, la bouche pleine devant la famine. Postillonner sa joie ou sa colère aux retransmissions sportives.

      Piégés mollement dans des fauteuils profonds, gras de bière, nous nous musclons du cana-pet aux toilettes.

 

      * L'amour se partage en se reproduisant par scissiparité. On peut alors aimer exclusivement et dans l'ordre sa femme, son chien et un cassoulet.

      C’est ça le vrai miracle de l’amour : se multiplier pour se distribuer, comme le bon pain dans la bible.

 

      * Ils ne croient à rien, pas plus dupes de l'amour que de la sincérité de l'âme.

      La joie réelle est interdite à ces athées du bonheur.

 

      * A des degrés divers, rien ne me navre comme les confidences de certains privilégiés sur leurs inquiétudes financières. Ils protestent de leurs difficultés et déplorent une générosité impossible.

      * Dans mon combat pour un bonheur naturel, je n'ai gagné que l'inimitié de certains, épouvantés des agréments du bien-être.

      * Ici rien n'avait changé. Le quartier était comme momifié. Il regarda bizarrement jouer cet enfant qu'il avait dû être, il y a de nombreuses années. Dans l’eau d'une autre vie se reflétait sa jeunesse.

      * La mode n'est pas une opinion mais un décret. Cependant il faut lui accorder que si elle n'avait pas existé de tous temps, nous les jeunes gaulois nous nous vêtirions encore de braies.

      * Tu as en toi l'immense limite de l'infini !

      * On ne sourit bien qu’avec le coeur, pas avec esprit. Un sourire de l’âme et le corps est heureux.

      * Quand je sais pouvoir faire quelque chose pour quelqu'un, même s’il ne me demande rien, je le fais et je ferme ma gueule.

      Ne pas chercher à obtenir un tout petit merci, du bout des lèvres, comme un joli baiser soufflé sur la paume de sa main.

 

      * Peut-être que j'aime Dieu pour ce qu'il n'est pas : physique, matériel, intéressé.

      Si une valeur est surtout remarquable par son absence, ne valons-nous que par ce que nous ne sommes pas ?

 

      * Les mots ‘devoir’ et ‘conjugal’ s’attristent quand ils s'accouplent.

      * Un papier qui croit se sauver en s'accrochant aux ciseaux.

      * Envie d’être un anachorète astronomique, assis sur sa comète et glissant dans l’univers.

      * Quel est l'avenir de l'homme après sa mort ?… L'âme ?

      * Ces humanistes de salon doré qui se mêlent de donner la leçon à Dieu sur la place de chacun dans le Monde.

      * Tout pouvoir crée d'abord un devoir et une joie. Celui de l'argent comme celui de la force, celui de  la beauté comme celui de l'intelligence.

      * C’est vrai que c’est vrai ! Taper sur un salopard, ça rend tellement satisfaisant pour ceux que l’on a défendus, que l’envie joyeuse vous reprend de lui offrir une seconde tournée.

      * La néo-chevalerie, le mythe de la table ronde la présence emblématique d'Arthur, le tout parfumé par l'esprit du guerrier… La tentation de la grandeur et de la générosité.

      * Je voudrais simplement qu'on accroche un sourire à la France.

      * Marrant de penser que je suis quelqu'un de léger à qui aucune responsabilité ne peut être confiée. Quand on voit dans quel bordel nous ont fichus depuis des générations, des mecs qui arrivent à nous faire croire au sérieux auquel ils se prennent !

      On devrait faire plus souvent confiance aux fantaisistes. En tout cas, ils ne pourraient faire pire ; et à couillonade égale au moins on s’amuserait mieux.

 

      * Réflexion paysanne à propos des fainéants ‘Ils ont les bras qui s'arrêtent aux coudes’ ; tant pis pour les gantiers.

      * Si je ne fais rien, je ne suis rien. La béatitude n'est possible qu'après la mort.

      * Ne pas laisser les salauds trop longtemps impunis, ils ne croiraient plus à l’existence du joli code pénal.

      * Quand le monde sera parfait ce sera la fin de Dieu.

      * L'exigence de la belle ouvrage, une belle pensée soutenue par un beau métier.

      * Imprécateur Inquisiteur Emmerdeur : un trio souvent gagnant.

      * Tout va bien pour nous dans l'univers jusqu'au jour de notre naissance.

      * J'ai l'éternité devant moi dont 40 ans de survie.

      * Depuis ma naissance, je me meurs le plus lentement possible, tout doucement, hein ! Y'a pas le feu pour feu moi.

      * Toute ma vie j'ai eu peur de décider que ma route s'arrête ici.

      * Le sculpteur de temps.

      * Pour réinventer le temps il faut ne pas être pressé d'arriver.

      * Juste réflexion arabe : chaque jour a sa chance.

      * Elle possède ce dont peu de gens peuvent s’enorgueillir : elle est vraiment vivante et elle existe.

      * Elle m'a appris à m'aimer en aimant les autres ni pour ce qu'ils me veulent, ni pour qu'ils me reconnaissent.

      * Ils expectorent et vitupèrent la société, se prennent pour du poil à gratter et ne sont que des postillons.

      * ‘Certaines femelles de puceron, n'ont pas besoin de mâles pour se reproduire. Elles naissent avec un embryon’ dit-elle. Alors, quand les hommes m'appellent ma Puce, je rigole.

      * L’escargot est un animal hermaphrodite, pas de problème d'homosexualisation pour se féconder lui-même ou par couple et quel que soit le partenaire.

      * 34 Octobre n’est pas le 3 novembre. J’ai dépassé le temps normalement alloué au mois d'octobre. Une bifurcation temporelle. Je n'ai donc pas pu vivre ces jours passés étant dans l'autre partie d'un mois qui n'existe pas.

 

- d'un coup il m'a pris et toc ! Y m'a violé.

- elle est raide celle-là !

- j'pense bien.

 

      * Plateau : le cadeau le plus personnel que peut vous faire une négresse.

      * Je ne sais pas si c'est moi qui ne suis plus assez proche de Dieu ou si c'est lui qui s'est éloigné.

      * Le combat des idées est un combat gagné d'avance pour celui qui a les plus gros poings.

      * Le Dieu unique des juifs des musulmans et des chrétiens vaut bien qu'on se l'arrache en s'étripant. A ce demander s'il ne valait pas mieux avoir chacun le sien. L'homme n'aime pas que l'on aime ou adore différemment que lui.

      * Evolution : paysan puis cultivateur puis agriculteur et enfin exploiteur agricole.

      * Etre eunuque, ce n'est pas un mâle en soi, mais un mâle nécessaire au harem.

      * Vacciner au BCBG.

      * Le nickel est un métal propre.

      * Ils ont plumé la colombe de la paix

      * Entendu aujourd’hui : ‘Il vaut mieux fermer sa gueule et passer pour un con que de l'ouvrir et de ne laisser aucun doute à ce sujet’.

      * Sauf s’il peut nous apporter une preuve contraire, j’affirme que c’est un con.

      * Un homme honnête et serviable discute avec un autre con.

      * Crier ‘mort aux cons’ et être exhaussé, quel génocide !

      * Racisme ordinaire entendu : dans le bus il n'y avait que des arabes sauf le chauffeur qui est noir.

      * Si le chêne a pour sa gloire ses feuilles, il a aussi ses glands.

      * L'ombre est le souvenir immédiat des objets, la mémoire du soleil.

      * La rébellion des simples, non pas pour aider quelqu'un de conquérant à prendre un autre pouvoir sur eux ou les autres, mais pour s'en affranchir, s'en libérer.

      Que les têtards que nous sommes, ne deviennent pas des grenouilles qui changent de roi.

 

      *Suites de réflexions inutilement mystiques :

- Une intuition juste, spiritus.

- Vibrations supérieures.

- Voyager spirituellement en oecuménie.

- La seconde vécue repousse l'avenir vers l'éternité.

- Mon âme épuisée de vaines espérances…

- Le son éternel de la vie récité par la musique de l'âme.

- Le symbole de la croix me trouble par l'horreur de cet engin de torture et de mort.

- Bien entendu Dieu n'existe pas, mais son absence nous manque.

- S’Il vient, Il faudra qu’il le prouve. Qu’Il n’oublie pas ses papiers d’identité !

 

      * Ils sont emmerdants comme ma mort.

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      * Dieu agit comme un miroir qui réfléchit l’amour que nous lui adressons.

      * Transporter le Dieu chrétien dans l'antiquité, et lui faire visiter l’Olympe.

      * Je ne sais pas si ma religion enseignée dans mon village est la meilleure.

      Je ne sais pas du pantalon de la djellaba ou du sari qu’elle est la tenue la plus confortable pour croire.

 

      * Les matérialistes athées et autres incrédules de bonne foi qui nous agressent le bonheur de croire, ne nous apportent toujours pas la preuve tangible de l'inexistence de Dieu.

      * L'eau ? Ce n'est pas bon ! Dieu s'en est servi pour laver la Terre des méchants avec le déluge. En Egypte, après la sécheresse, Il a fait pleuvoir une inondation. Pas beaucoup plus tard, d'un coup de miracle, Il ouvre l'eau de la Mer Rouge qui empêchait les hébreux de fuir l’esclavage. Les fuyards passent à pieds secs et, taquin, Il referme la brèche d'eau sur les Egyptiens qui voulaient les chopper. Paf, noyer, les gars !

      Le vin est très supérieur à tout liquide. Jésus, invités aux noces de Cana, n’a pas transformé en vain un liquide insipide impropre à trinquer.

      Si on suivait l’enseignement sus-dit, au lieu de baptiser à l'eau plate on choisirait le Côte du Rhône, tous les officiants lèveraient le calice en accueillant dans la communauté chrétienne le nouveau promu : ‘Il est des nôtres, il est béni comme les autres’.

 

      * Après la séparation de l'église et de l'Etat, il faudrait penser à la séparation des marchands et du temple.

      * Jésus, c'est Dieu qui se prend pour un homme.

      * La foi détournée, ses rigidités fanatiques, déshumanisée, interdite de l’amour de Dieu est utilisée pour dominer et par sa puissance terrible manipuler les esprits.

      * Rebelle à toute religion ? Nier la part des hommes dans l'amour de Dieu ? Elles sont surtout nécessaires, une prothèse à nos infirmités spirituelles.

      * Qu’est-ce qu’une religion qui dit sa loi à la mitraillette, d’un coup de sabre ou de goupillon sur les crânes impies ?

      * L'amour est la chose la plus dangereuse du monde pour un maître d'opinion. Depuis Jésus et sa bande d’apôtres jusqu’au Pasteur Luther King chantant ses négros très spirituels et quelques doux inconnus, tous mis à la peine de mort pour dissidence matérialiste.

      * Et si l'humanité n'était qu'une expérience spirituelle ou morale pour Dieu ? La Terre une éprouvette ?

      * La croyance, la foi, nous permettent de tenir en équilibre en attendant les découvertes de la science ?

      * D'abord on croit et plus tard on comprend.

      * Leur baudruche se dégonfle. Ils avancent encore par rebonds flasques, gonflés d’air suffisant.

      Ils se prennent pour le vent de l'histoire et n’en sont que des pets.

      Ils marchent dans l'actualité, mais là, du pied gauche, ça porte bonheur.

 

      * Créer un vide spirituel pour se prouver qu'on peut le traverser matériellement sans risque.

      * Le tourisme spirituel, la quête de l'Amour, me poussent vers des voyages de l'esprit, vers tous les lieux consacrés des religions naturelles, des connaissances philosophiques où l'on veut bien m'accueillir.

      * N'y a-t-il que par la force du laïque que l'on peut assurer la liberté du culte ?

      * Pierre Loti : ‘Les Birmans ont la piété légère et rieuse’.

      * Dieu, c'est tout simple, naturel. Seule son équation dans l'univers nous dépasse malgré nos béquilles informatiques. Pas autoritaire, Il souhaite qu'on accepte son amour.

      * Ne pas être un superstitieux de Dieu. La croix n’est pas un grigri.

      * Quelle différence existe-t-il entre un croyant ?

      * Monter sur la montagne est plus glorieux, mais ce n'est pas plus important que d'être sur un escabeau pour se rapprocher du ciel.

      * A une autre époque, quand on apercevait un policier, on sifflait pour permettre à ses complices de s'échapper. Aujourd'hui, quand on voit un keuf, on chauffe ses potes pour aller lui péter la tronche. Le temps et les sifflets changent de sens.

      * Vous savez ce que c'est, un instant de distraction et paf, on oublie Dieu. On se met à pêcher véniel, mignon ou originel.

      * Le choix de l'homme : savoir quel Esprit servir. Il n'existe pas d’athéisme total. Certains hommes adorent le pouvoir le sexe la musique l'amour… avec ferveur.

      * Où se fabrique et comment on se procure ces belles blondes standards que l'on trouve partout, où il est obligatoire de s'exhiber, et surtout en mer sur le pont de tous les yachts ?

      Je n'en ai jamais vu sur un pointu dans le port de Marseille, quant au petit matin on part pour une partie de pêche… au thon, au vrai.

 

      * Que vienne le jour où les hommes s'aimeront dans cette diversité où l’on apprécie le couscous la paella le riz cantonais les sushi et surtout le cassoulet ! L’œcuménie gastronomique.

      * Dieu est tout et en chaque atome, comme les dieux anciens identifiés dans chaque chose… à la représentation près.

      * Les prosélytes de toutes les religions de tous les temps n'ont toujours pas compris le coeur de la propagande divine : l'Amour du prochain de Dieu et de soi.

      * Le bon Dieu se marre-t-Il tout seul là-haut dans son ciel, d’un bon gros rire à se taper sur les nuages ?

      Syllogisme : Le rire est le propre de l'homme, Dieu fit l'homme à son image, donc Dieu rigole.

 

      * La certitude de la mort ne tient qu'à savoir si elle est ou non le passage que nous croyons.

      * Quand le passé s'éloigne et qu'on attend l'avenir, le présent n'existe déjà plus sitôt qu'on le prononce.

      Tu veux saisir le présent et n'attrapes que du passé.

 

      * Sans la laideur, nos regards glisseraient sur la beauté comme sur une chose banale.

      * A propos de la réincarnation : La vie c'est l'esprit que l'on lance comme un galet plat sur la matière. Il fait des ricochets et le dernier rebond est éternel.

      * L'éternité, ça finit quand s.v.p. ?

      * Le jour où j'ai compris que le vide existentiel était creux…

      * A force de tourner en rond, je me demande si Dieu a prévu quelque chose pour moi ou m'a jeté à tout hasard sur la Terre, pour se débarrasser.

      * La spiritualité est chose trop importante pour la laisser aux religions.

      * Polyspirituel ou multireligieux ?

      * Le corps leste l'esprit.

      * Croire ni ne pas croire que Dieu a complètement loupé les hommes et qu’Il s’en désintéresse à fond.

      * Comme une rivière, vous aurez beau ne pas quitter la vie des yeux, vous ne verrez jamais la même. Elle renouvelle en permanence son goutte à goutte, jusqu'à la moindre de ses particules.

      * Improviser sa vie.

      * Le parcours le plus long et difficile pour l'homme est toujours la courte distance qui le sépare de l'autre.

      * Ne serait-il pas bon de faire un peu de paix à l’ennemi pour savoir jusqu'où va l'attachement haineux, la nécessité de l'un contre l'autre, l'accord qui vous a séparé ?

      Ne serait-il pas bon de se fâcher un peu avec ses amis pour savoir quel désaccord dissimule le besoin de l'un de l'autre ?

 

      * Tous ces artistes pseudo-engagés qui te prennent cet air plaintif des consciences douloureuses comme un rôle trop appris devant l'oeil glacé d'une caméra. Ils sont tragiques au clap… Moteur !

      * Le peuple le plus anti-français de la Planète est le peuple Gaulois.

      * Pour être entendu, il faut détruire être contre s'opposer s'indigner ironiser être septique.

      * On leur a fait croire à la philosophie de la dérision comme à un néo-catéchisme.

      On leur a appris à dire non à tout, au lieu de choisir leur ‘oui’, dénigrer au lieu d’étudier.

      On leur a imposé la faculté d’indignation au dépend de l’enthousiasme.

      On a donné de l’importance au futile, au grossier plutôt qu’à la beauté, le hideux esthétique.

      Ces désenchanteurs :

ont imposé le négativisme comme raisonnement,

ont éclairé les culs au lieu du chemin à suivre,

ont préféré leur seul ego au dépend de leur alter ego,

ont proposé le rouge de la honte idéologique,

ont institué la haine le mépris, jusqu'à ne plus s’aimer,

ont déresponsabilisé en assistant en tout,

ont affaibli en déconseillant la maîtrise,

ont appris à dépendre de tous quand tout dépend eux,

ont noirci le ciel contre un soleil artificiel…

se sont désignés guides en poussant vers la pente facile,

      Interdire de tableau noir tous les désenseignants de la vie, qui n’indiquent que leurs mauvais sens.

 

      * La plupart d’entre nous sont restée des enfants et ont conservé avec moi le goût des légendes.

      * Se conduire comme un train sur ses voies qui se doit de dérailler pour un instant battre librement la campagne.

      * On naît peut-être pour s'essayer à la vie, va savoir !

      * Le charme d'exister : décider de sa vie.

      * Chacun de nous doit subir les assauts d'une mort parfaite.

      * Pour certains, l'important est de gaspiller tous les superflus, tant pis pour ce qui meurent de faim.

 

- Tu es heureux de vivre ?

- Non, surpris !

 

      * Il n'est pas facile de se faire pardonner les avantages que la vie vous donne.

      * Rien ne justifie le cynisme, la raison d'état, le pseudo réalisme glacé technocratique.

      La déshumanisation des scientifiques et des politiques abordant les peuples comme un champ d'expérience et de manœuvre. Ces ignorants, à une époque, ont considéré sans âme le bétail nègre ou les troupeaux d’indiens d'Amérique.

 

      * Notre société bénie se fera piétiner par l'idéologie des vaches folles.

      * Décrocher le premier rôle dans l'histoire de sa vie.

      * La vie n'est souvent belle que dans la mémoire des hommes. Ils ont la capacité de se mal souvenir d’un lointain présent pour ne pas s’entendre l'embellir.

      * Suivre la technologie me passionne comme l'évolution de la connaissance, l'histoire du progrès. Elle est un relais qui passe depuis la nuit des temps de main en main. Le premier petit gars pour qui la roue a tourné, ne pouvait prévoir la formule 1 qui ne serait pas sans elle. Aucun homme ne peut inventer du définitif. C'est peut-être là la preuve d'un projet de l’univers, la preuve que l’homme n’est pas un curieux hasard.

      * Les pourfendeurs de la morale et des valeurs connues contre l’intégrisme de la vertu…

      * Le retour des babouins : longtemps avant son évolution, l'homme depuis nos lointains ancêtres a essayé de se redresser. Puis, il a perdu l’essentiel de ses poils, son langage s'est articulé, un besoin de compléter la main lui fit imaginer l'outil jusqu'à l'ordinateur.

      Aujourd'hui règne la nostalgie de la vie primitive, se retrouver à poils, pour l’instant sur la plage, sans encore oser essayer la vie à quatre pattes. Nous pourrions remplacer notre système pileux déficient par une perruque générale dans l'attente d'une lotion capillaire régressive qui redonnerait à notre nature pelée ses protections d'origine.

      Quant à la conquête du langage articulé, mal nous en a pris. Les jeunes que certains s'acharnent à promouvoir bêtement en modèles, leur passant une responsabilité sociale qu’ils n'ont pas encore à assumer, s’y croient, se citent. Ils veulent un enfant roi, prophète d'un monde dont ils ne savent rien, ne veulent rien et qu'ils détestent par ignorance, par bêtise héréditaire et par facilité.

 

      * Un herboriste devient fou. Son esprit bat la campagne.

      * C'est une fille au regard plein d’eau. Le moindre émoi fait déborder ses yeux.

      * J'aime à contempler les femmes. Elles sont toutes d'espoir et d’avenir. Une promesse que l’on se fait mais que la vie ne tient pas toujours ; sauf celles que l'on regrette d’avoir connu.

      * J'ai parfois besoin de m'allonger contre toi, pour me réfugier appuyer ma tête sur ta poitrine. Des moments comme ça où l'on n'a plus envi d'être le plus fort.

      * Le féminisme est une féminité prolongée de la queue de l’isme militant.

      * Les générations trépassées ont peut-être sûrement eu tord de soumettre les femmes. Ma génération a tord de vouloir émasculer les mecs.

      * Ceux qui passent leur temps à attraper le vent, à saisir l'eau à capturer la flamme du feu.

      * Des gens qui croient que le centre du monde est le cercle étroit dans lequel ils tournent en rond.

      * Leur seule gloire est d'avoir rencontré des gens célèbres.

      * Certains croient que la Société tourne autour de leur nombril. Au moyen âge, leurs ancêtres croyaient déjà que l'univers tournait autour d'une Terre plate comme leur connaissance.

      * Les statistiques sont formelles : les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout les veuves.

      * Physiquement, l'homme ressemble beaucoup à la femme à une virgule près.

      * En traversant Neuilly, l'autre jour, jaillissant de son luxe, j'ai été carrément bousculé, ignoré par le mépris d’une grande pétasse prétentieuse, suitée de ses futurs petits bourgeois bleu-marines.

      * Le Pirée et La Cropole, son épouse antique.

      * Il y a celles qui ne vont pas péter aux chiottes mais faire un prout au wouah-wouah ; la classe quoi !

      * Elles se sont fait tellement tirer la peau qu'elles ne nous proposent de leur vivant qu'un masque mortuaire lisse, sans vie et froid comme une banquise qui se saisirait du golf de Saint-Tropez.

      * Quand une russe vous explique qu'elle a fait des kilomètres de queue, on ne sait s'il s'agit d'une mère de famille commentant ses courses quotidiennes ou d'une pute rouge établissant un bilan professionnel.

      * Je ne jouerai pas les machos si tu ne joues pas les machelles.

      * Un siècle où la science offre comme une grâce ce que certaines femmes ont redouté, d’autres en ont rêvées depuis la nuit des temps : la mise à disposition de la stérilité en pilule dans le plaisir, garantie par une aspiration à la mortalité foetale.

      * La recherche de la liberté (?) dans la dépendance tabac, drogue, sexe…

      * On veut nous faire croire que toutes les femmes ont le syndrome de l'amazone, gestes virils, vêtements, besoins sexuels impératifs… ça vous bloque les hommes, ça !

      * J'ai tant connu de femmes mariées que je me suis lassé des cocus.

      Maintenant j'ai enfin vieilli, je vais pouvoir m'occuper de leurs veuves qui ont si joliment survécues.

 

      * Cette femme est un aphrodisiaque.

      * On dit que le grand piaf qui volait au-dessus du brie ou de la moutarde à l’ancienne, ‘l’aigle de Meaux’, le Bossuet, aurait dit : ‘La femme est le produit d'un os surnuméraire’. Il avait oraison à son époque…

      * Pour nous, surtout moi, admirateurs méfiants, vigilants et affamés de la féminine beauté, sommes toujours surpris de notre ignorance en rapports d’alcôve, de certitudes de caresses probables, de l’assurance de tendresses incertaines.

      * La fiscalité française est un laboureur qui pour faire avancer sa charrue assommerait ses bœufs.

      * Une démocratie n'a de réalité que si elle est forte pour ses citoyens.

      * Les démocraties gagnent souvent les guerres mais finissent par perdre la paix par ennui, perte de l'espoir, égoïsme, corporatisme, individualisme, blocage psychologique.

      * Ils ramassent des fleurs moroses, cueillies sur le morosetier, plante parasite qui squatte l'arbre métaphorique de l'enthousiasme social et qui puise sa sève en épuisant notre optimisme.

      * Bravo au PS ! Nos Socialistes ont enfin retrouvé leur vertu morale et pugnace. Ils ont monté un véritable programme politique. Ils savent enfin ce qu'il faut faire pour sauver la France. Dieu que le PS est beau hors du pouvoir. Alors amis électeurs et militants, ne soyez pas plus royaliste que Mau‘roy’. Vous l'aimez et voulez que la gauche soit belle, enthousiaste, morale ? Un seul mot d’ordre : votez à droite!

      * Pour réussir, il faut faire commerce de vertus, même petites.

      Curieuse démocratie qui ne permet pas à ses pires hérauts de se parer de vertus d'occasion pour séduire l'électeur.

 

      * Comment bien penser et justifier une société délitée, vidée de sons sens, coupée de ses racines ? Comment soutenir tous les corporatismes, défendre l'irresponsabilité, les égoïsmes immédiats, promouvoir la perversion ?

      Vive le conformisme anti-conformiste ! L’anarcho-conservateur.

 

      * Tous ces princes élus en train de se faire lécher le cul par les profiteurs de leurs sujets-électeurs.

      * Certain pratique l'humanitaire comme ils voyagent. Il faut qu'il soit exotique pour faire plus convenable pour en parler avec fierté pour s'y parer des plumes de l'aventurier, juste là où il se met les plumes, le paon.

      * En France, chez nous pour ceux qui l'ont oublié, nous avons la plus belle variété de paysages que l'on trouve dans le monde.

      SVP : n'oubliez pas la misère locale, même si elle n'offre pas de beaux voyages vers les pays chauds en hivers où des mains non gercées souffrent aussi.

  

GRATIN BLEU DE CHOUX-FLEURS BLANC

       Séparer les petits bouquets d’un beau chou-fleur et les cuire à toute vapeur par exemple.

      Dans un tian, les rouler dans excellent beurre fondu, saupoudrer de fleurs de sel et poivrer.

      Emietter du roquefort ou un grand bleu sur les petits bouquets et hop ! Au four très chaud 10 à 15’ avant de servir en compagnie d’un sympathique carré de ce que vous voulez, mouton ou cochon, d’une belle côte de boeuf ou tout autre viande bien rôtie.

 

 

      *

                                                                      Fin